Réserves de gaz en Lorraine
Catherine BelrhitiLes Républicains
Sénatrice — Moselle
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 02/03/2023Notre stratégie repose sur trois piliers.
D'abord, la sobriété et l'efficacité énergétique. Nous devrons réduire notre consommation de 40 % d'ici à 2050, si nous voulons tenir notre objectif de neutralité carbone. C'est tout le sens du plan de sobriété que j'ai présenté avec la Première ministre en octobre dernier et qui a permis de réduire notre consommation d'énergie de 10 % cet hiver – nous avons fait en trois mois ce que nous n'avions pas réussi à faire en trente ans !
Ensuite, la production massive d'énergies renouvelables. C'est tout l'objet du projet de loi qui a été largement adopté sur ces travées au mois de février.
Enfin, la relance – historique – de notre filière nucléaire. Là encore, vous avez adopté un projet de loi ad hoc qui est en cours d'examen à l'Assemblée nationale.
Dans cette stratégie, madame la sénatrice, nous devons mobiliser toutes les ressources de production disponibles sur notre territoire, en privilégiant les moins carbonées.
C'est dans ce contexte que les services de l'État instruisent le projet d'exploitation de gaz de couche en Lorraine de la société Française de l'énergie, sur lequel vous m'interrogez.
Ce projet vise à extraire du méthane contenu dans les veines de charbon ; il a fait l'objet d'une enquête publique qui a mobilisé la population avec plus de cinq cents observations déposées, en majorité défavorables au projet. Les associations environnementales locales se sont également exprimées contre ce projet.
Il ne faut pas mettre sur le même plan le gaz de couche et le gaz de mine qui, lui, s'échappe de manière fatale dans l'atmosphère – il est donc important de le valoriser – et je suis particulièrement vigilante sur les projets d'exploitation de gaz de couche qui consistent à investir dans une énergie fossile.
L'instruction du projet que vous évoquez est en cours de finalisation conformément au code minier et je serai amenée à me prononcer dessus d'ici quelques semaines. (M. François Patriat applaudit.)
M. Bruno Retailleau. Et on importe du gaz de schiste !
M. le président. La parole est à Mme Catherine Belrhiti, pour la réplique.
Mme Catherine Belrhiti. L'enquête publique que vous mentionnez, madame la ministre, a été réalisée avant la crise actuelle et je pense qu'aujourd'hui la population préférerait certainement qu'on exploite le gaz mosellan plutôt qu'on importe du gaz de schiste des États-Unis ! (Bravo ! et applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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