Transposition de la compensation carbone à l'industrie verrière
Posée le 09/04/2026 • Ministère interrogé : Premier ministre
Catherine Belrhiti Les Républicains
Sénatrice — Moselle
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 09/04/2026
M. le président. La parole est à M. le ministre délégué chargé de l'industrie.
M. Sébastien Martin, ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, chargé de l'industrie. Madame la sénatrice Catherine Belrhiti, votre question comprend deux parties.
Je tâcherai de répondre à la première, qui porte sur la filière du cristal. Votre département, de la même manière que la Meurthe-et-Moselle ou que le Bas-Rhin, est l'un de ces territoires qui font notre fierté, avec de grands noms comme Saint-Louis, Baccarat ou Lalique.
Le sujet est celui du règlement PPWR, que vous avez évoqué. Bien évidemment, nos industriels mènent les investissements nécessaires pour sortir le plomb de la production de cristal, et ceux-ci sont massifs, nous en avons pris acte. Par conséquent, madame la sénatrice, sachez que la France demande avec insistance à la Commission européenne que l'échéance soit repoussée jusqu'en 2030, car, en quelque sorte, c'est une véritable révolution à laquelle l'industrie verrière doit faire face.
La seconde partie de votre question concerne la compensation carbone, qui est un sujet majeur. Comme vous l'avez indiqué, celle-ci est désormais possible depuis la fin de l'année 2025 pour l'industrie du verre, mais également pour l'industrie chimique. J'en ai fait l'une des priorités pour le budget de 2027. (« Ah ! » sur les travées du groupe Les Républicains.)
En effet, nos voisins allemands, italiens et espagnols ont ouvert cette possibilité. Les industries du verre et de la chimie ont véritablement besoin de cette compensation carbone. C'est le premier des combats et des enjeux budgétaires qui se présentent à nous. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à Mme Catherine Belrhiti, pour la réplique.
Mme Catherine Belrhiti. Je vous remercie, monsieur le ministre. Ces réponses me conviennent tout à fait.
La filière verrière française incarne un savoir-faire d'excellence mondialement reconnu, porté, vous l'avez dit, par des fleurons industriels comme Saint-Louis, Lalique, Daum, Baccarat ou Meisenthal.
Le retard pris dans la mise en oeuvre de la compensation des coûts indirects leur est réellement préjudiciable. Il entraîne des risques de perte d'activité, d'emploi et de souveraineté. Garantissons aux entreprises françaises des conditions de concurrence équitables et préservons notre ancrage industriel dans nos territoires ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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