Politique familiale et évolution du taux de natalité
Posée le 12/10/2023 • Ministère interrogé : Solidarités et familles
Marie-Do Aeschlimann Les Républicains
Sénatrice — Hauts-de-Seine
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 12/10/2023
Mme Aurore Bergé, ministre des solidarités et des familles. Madame la sénatrice, permettez-moi de vous adresser mes félicitations pour votre élection. (Murmures sur les travées du groupe SER.)
Mme Marie-Pierre de La Gontrie. Et nous ?
Mme Aurore Bergé, ministre. Je pourrais reprendre les propos que vous avez tenus, non pas peu ou prou, mais bien dans leur intégralité.
Vous avez raison, la baisse de la natalité dans notre pays devrait tous nous obséder. Aux grandes transitions qui se présentent à nous, notamment écologique et énergétique, s'ajoute la transition démographique. Nous faisons face au choc démographique, avec le vieillissement de la population, et, simultanément, nous ne pouvons méconnaître le péril que représente la baisse de la natalité que nous observons depuis 2011.
C'est pourquoi nous devons réaffirmer ce que doit être la politique familiale dans notre pays : une assistance universelle, au service de toutes les familles, venant à l'appui de la démographie et de la natalité.
Tel est l'objectif premier de la politique familiale qui a été conçue et élaborée dans l'après-guerre et avec laquelle nous devons incontestablement renouer - en tout cas, telle est la mission que le Président de la République et la Première ministre m'ont confiée.
Nous devons donc non seulement agir sur les prestations familiales, afin que celles-ci, avant de corriger les inégalités, soutiennent l'ensemble des familles de notre pays, mais agir aussi sur les freins périphériques manifestes qui perdurent. Ceux-ci expliquent que le désir d'enfant dans notre pays n'est pas en adéquation avec le nombre d'enfants qu'ont les Français.
Cette situation a des causes sanitaires, par exemple. Ainsi, l'infertilité ne doit plus être un tabou dans notre pays, et nous devons mettre en oeuvre une véritable politique sur ce sujet.
Mme Laurence Rossignol. C'est vrai !
Mme Aurore Bergé, ministre. La question de la garde se pose également, car trop de familles ne parviennent pas à concrétiser leur désir d'enfant en raison de leurs inquiétudes en la matière. Nous souhaitons également porter une réforme du congé parental, pour faire en sorte que les familles disposent de plus de temps avec leurs enfants.
Bref, c'est un chantier majeur que nous devons ouvrir, et j'espère pouvoir le faire avec vous, madame la sénatrice. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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