Éligibilité des territoires ruraux aux nouvelles conditions du prêt à taux zéro
Posée le 09/11/2023 • Ministère interrogé : Logement
Christian Bilhac RDSE
Sénateur — Hérault
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 09/11/2023
M. Patrice Vergriete, ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement. Monsieur le sénateur Bilhac, comme je le disais hier devant la commission des affaires économiques de votre assemblée, il nous semble nécessaire de faire évoluer notre modèle de développement territorial pour l'adapter aux nouveaux enjeux auxquels nos territoires sont confrontés : le lien entre emploi et logement, la transition écologique, ou encore la diversité des situations locales.
C'est pourquoi nous souhaitons faire évoluer les instruments de la politique du logement et, plus particulièrement, le PTZ. Dans le projet de loi de finances pour 2024, nous proposons donc de prolonger le PTZ jusqu'en 2027 tout en l'adaptant aux différentes situations locales.
En zone tendue, là où il faut absolument construire de nouveaux logements, nous avons souhaité le concentrer sur le neuf, avec davantage de publics éligibles et une aide renforcée.
En zone détendue, nous avons déjà maintenu l'accession sociale à la propriété dans le neuf - en bail réel solidaire (BRS), en prêt social location-accession (PSLA) et dans les quartiers de la politique de la ville.
M. Marc-Philippe Daubresse. Vous faites fausse route, vous allez tout droit dans le mur !
M. Patrice Vergriete, ministre délégué. Pour le reste des primo-accédants, nous avons choisi de nous concentrer sur l'acquisition-rénovation.
M. Marc-Philippe Daubresse. 300 000 emplois en moins !
M. Patrice Vergriete, ministre délégué. Pourquoi ce choix ? Quelques chiffres l'illustreront. Dans la Creuse, plus de la moitié des logements obtiennent une note de F ou G au diagnostic de performance énergétique - ce sont des passoires thermiques - et le taux de vacance atteint 15 %. Dans le Cantal, il y a 43 % de passoires thermiques et un taux de vacance de 12 %. Vous comprenez évidemment que, dans ces territoires, il nous faut privilégier l'aide publique destinée à l'acquisition-rénovation. À cela s'ajoute la prime de sortie de la vacance, mise en oeuvre dans le cadre du plan France Ruralités animé par ma collègue Dominique Faure. Avec elle, je suis prêt à signer des pactes de rénovation avec les départements, les intercommunalités et les communes qui seraient volontaires pour s'engager dans cette transition et adapter nos outils de politique du logement aux réalités locales. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. Marc-Philippe Daubresse. Il va droit dans le mur !
Source : senat.fr ↗
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