Question écrite
✓ Répondue le 02/05/2024
#10#13#29#
Fortes hausses des tarifs des péages autoroutiers en 2023 et 2024 malgré d'importants profits déjà réalisés par les sociétés concessionnaires
Posée le 22/02/2024 • Ministère interrogé : Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique
Hervé Maurey UC
Sénateur — Eure
La question
M. Hervé Maurey attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les fortes hausses de tarifs des péages autoroutiers en 2023 et 2024.
Les tarifs des péages des autoroutes françaises ont augmenté, en moyenne, de 3 % le 1er février 2024. Ces augmentations s'ajoutent à celle de 4,75 % observée en 2023. Il s'agit des deux plus fortes augmentations enregistrées depuis la privatisation d'une partie du réseau autoroutier national en 2006.
Il souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de prendre des mesures pour protéger le pouvoir d'achat des automobilistes.
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 02/05/2024
Les tarifs de péage autoroutiers sont réévalués tous les ans, principalement au premier février, sur le fondement des articles 25 des contrats de concessions validés par décret en conseil d'Etat, qui prévoient les évolutions maximales autorisées. Celles-ci dépendent pour une large part de l'évolution des prix à la consommation hors tabac d'octobre à octobre. Compte tenu des circonstances exceptionnelles d'inflation de ces dernières années, ces évolutions ont été de + 3,9 % en 2023 et de + 6,3 % en 2022, soit sensiblement plus que les hausses de tarif des péages autoroutiers sur les périodes concernées. Toute modération de ces évolutions imposée de manière unilatérale par l'Etat devrait faire l'objet d'une compensation. Ainsi, le gel des tarifs de péages décidé en 2015 s'est traduit, par des hausses additionnelles compensatoires des tarifs jusqu'en 2023. Une telle modération n'apparait donc pas opportune. Par ailleurs, les usagers qui effectuent, sur le même trajet, au moins 10 allers-retours par mois, bénéficient d'une réduction de 30 % sur leurs tarifs de péages. L'Etat poursuit également une politique active en faveur des modes alternatifs à l'autosolisme, que ce soit par le développement des transports collectifs là où ils sont pertinents, ou par l'accompagnement du développement du covoiturage. S'agissant du réseau concédé plus particulièrement, c'est ainsi environ 4 000 places de covoiturage qui ont été aménagées sur le réseau concédé depuis 2017, et 5 400 supplémentaires devraient être aménagés dans les années à venir. Ces aménagements permettent aux français de mutualiser leurs déplacements en véhicule particulier, synonymes de gains de pouvoir d'achat et de moindres émissions de gaz à effet de serre.
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Hervé Maurey
Améliorations à apporter au processus d'attribution d'un logement social
Question écrite • 02/07/2026
Effets de distorsion économique des prélèvements fiscaux sur le secteur industriel
Question écrite • 02/07/2026
Contractualisation entre l'État et les plus grandes collectivités territoriales
Question écrite • 02/07/2026
Conséquences du financement des aides à l'achat de véhicules neufs par le dispositif CEE
Question écrite • 02/07/2026