Quatrième année d'études en médecine générale
Posée le 16/05/2024 • Ministère interrogé : Travail, santé et solidarités
Guislain Cambier UC
Sénateur — Nord
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 16/05/2024
M. Frédéric Valletoux, ministre délégué auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, chargé de la santé et de la prévention. Monsieur le sénateur Guislain Cambier, comme vous l'avez souligné, la médecine générale est essentielle à l'avenir de notre système de santé.
C'est pourquoi le Gouvernement a souhaité envoyer un signal fort d'attractivité et de reconnaissance - c'est un terme que vous avez employé -, afin que les jeunes soient de plus en plus nombreux à choisir cette voie et à s'installer dans nos territoires.
Conformément aux engagements du Président de la République, mes prédécesseurs, en lien avec Sylvie Retailleau, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, ont engagé une réforme ajoutant une quatrième année au diplôme d'études spécialisées de médecine générale.
En effet, jusqu'à présent, la médecine générale était la seule discipline à n'avoir que trois années d'internat. Cette absence de phase de consolidation était considérée comme une faiblesse ne favorisant pas l'installation en sortie de cursus dont nous avons besoin.
La nouvelle maquette de formation du diplôme d'études spécialisées de médecine générale a été publiée l'an dernier. Elle a suscité des interrogations de la part des internes et de nombreux acteurs. Aussi ai-je demandé à des personnalités qualifiées de poursuivre la concertation nécessaire à l'identification des conditions de succès.
Des textes d'application - vous y avez fait référence - doivent encore être publiés. Je veillerai à ce qu'ils puissent l'être dans les meilleurs délais, c'est-à-dire d'ici à la fin de l'été.
Dès l'année 2026, ce sont 3 600 docteurs juniors qui pourront venir consulter, sous la supervision de médecins généralistes partout dans nos territoires, et notamment dans les zones les moins dotées. Pour qu'ils puissent s'installer dans les déserts médicaux, nous devons travailler dès maintenant à leurs conditions d'accueil et de logement.
Je souhaite anticiper l'échéance en la préparant dès à présent avec les collectivités territoriales. Pour cela, j'ai reçu l'ensemble des associations d'élus locaux, notamment les maires de France.
Je tiens à rappeler un élément : couplée à la fin du numerus clausus, qui est en vigueur depuis 2019 et qui a déjà permis - rappelons-le - de compter 25 % d'étudiants en plus en deuxième année de médecine, la réforme de la quatrième année de médecine générale constitue un tournant majeur pour la structuration des soins primaires dans notre pays.
Nous serons au rendez-vous : nous préparons dès maintenant les stages dans les territoires sous-dotés. Nous publierons les textes qui vous préoccupent tant, monsieur le sénateur. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à M. Guislain Cambier, pour la réplique.
M. Guislain Cambier. Monsieur le ministre, je vous remercie de cette réponse. De nombreux internes qui, après avoir été formés à Lille, ont découvert Maubeuge, Avesnes-sur-Helpe ou Gouzeaucourt veulent s'y installer. Nous souhaitons le succès de la réforme. Nous avons donc besoin de ces textes pour pouvoir transformer l'essai. (Applaudissements sur les travées du groupe UC.)
Source : senat.fr ↗
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