Aide au développement dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025 et au lendemain de la COP 29
Posée le 28/11/2024 • Ministère interrogé : Francophonie et partenariats internationaux
Ronan Dantec GEST
Sénateur — Loire-Atlantique
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 28/11/2024
M. Thani Mohamed Soilihi, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé de la francophonie et des partenariats internationaux. Monsieur le sénateur Ronan Dantec, je vous remercie de vos questions. Je sais à quel point vous êtes engagé sur ces sujets.
Le projet de loi de finances pour 2025 prolonge notre contribution à l'effort collectif engagé cette année.
En 2024, le ministère de l'Europe et des affaires étrangères a déjà contribué de façon significative au plan d'économies, avec une réduction de 880 millions d'euros de son budget, soit 12,5 % de celui-ci.
Le budget présenté pour 2025 tient compte de ces annulations, ainsi que d'une économie additionnelle de 200 millions d'euros portant principalement sur l'aide publique au développement, soit une baisse totale de plus de 1 milliard d'euros par rapport à la loi de finances initiale pour 2024.
Dans ce cadre contraint, l'effort sur les crédits de l'aide publique au développement devra être réparti sur l'ensemble de nos dispositifs.
Nous cherchons à préserver des moyens en faveur de l'aide humanitaire et des outils bilatéraux, qui nous permettent de développer des projets rapides, agiles et qui rendent visible l'action de la France. Nous mettrons tout en oeuvre pour défendre nos priorités.
Néanmoins, plus généralement, des choix devront nécessairement être opérés, notamment parmi nos engagements multilatéraux. Nous devrons consentir des efforts importants pour absorber cette baisse de crédits dans nos actions multilatérales, notamment dans les domaines du climat, de l'environnement, de la santé, de l'éducation, de l'égalité entre les femmes et les hommes.
Nous devrons également réduire le plan de charge de l'Agence française de développement, qui, concentrant une partie importante des crédits de l'aide publique au développement, devra nécessairement être mise à contribution, comme les autres opérateurs. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Mme la présidente. La parole est à M. Ronan Dantec, pour la réplique.
M. Ronan Dantec. Monsieur le ministre, à ce niveau, ce n'est plus un effort, c'est du zèle !
Le Sénat fait aujourd'hui de la défense de l'agriculture française sa priorité.
Or, d'après les dernières données du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), l'Afrique contribue aujourd'hui plus que l'Europe au réchauffement climatique du fait de l'effondrement de ses puits de carbone.
Si nous ne participons pas à la stabilisation des émissions africaines de dioxyde de carbone, l'agriculture française n'a strictement aucun avenir ! Il n'y aura plus ni vignes ni élevage. Nous sommes dans un seul monde, où tout est lié. Faisons preuve de responsabilité ! (Applaudissements sur les travées du groupe GEST, ainsi que sur des travées du groupe SER. - Mme Nadège Havet applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
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