Retrait américain de l'accord de Paris
Posée le 23/01/2025 • Ministère interrogé : Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche
Stéphane Demilly UC
Sénateur — Somme
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 23/01/2025
Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche. Monsieur le sénateur Demilly, vous avez raison de souligner que la décision américaine soulève de nombreuses questions. Je sais que vous êtes très bien renseigné sur ce pays.
La France regrette évidemment la décision des États-Unis de sortir de l'accord de Paris et de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé. Je tiens à vous rassurer : cette annonce ne fait que renforcer notre ambition de mener avec détermination les combats sur ces thématiques au niveau international et au sein de l'Union européenne. Ursula von der Leyen a d'ailleurs pris une position très claire sur la question de l'accord de Paris.
Voilà dix ans, 195 États ont signé un accord historique à Paris visant à accélérer de manière décisive la lutte contre le dérèglement climatique. Cet accord, qui fait notre fierté et qui a été défendu par les ministres de l'époque, a permis de ralentir la courbe de progression des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Ce n'est sans doute pas suffisant, mais cela a constitué une avancée majeure dans cette lutte pour faire face au défi climatique.
Alors que Mayotte est victime des conséquences du changement climatique - j'associe d'ailleurs à ma réponse M. Thani Mohamed Soilihi, qui représente aujourd'hui le Quai d'Orsay -, la France compte maintenir ses ambitions en la matière.
Notre diplomatie travaillera auprès d'une partie importante des États américains fédérés, afin que nous puissions continuer à agir, au sein de différentes coalitions, aux États-Unis. Nous chercherons également à sécuriser le soutien des autres pays, continent par continent.
C'est une question de survie et de protection des populations - ceux qui ont vécu les inondations, les cyclones ou les incendies récents le savent. C'est aussi une question régalienne, de souveraineté, car il y va de l'accès à des biens communs essentiels : l'eau, l'énergie, les matières premières.
Vous pouvez donc compter sur la France pour ne rien lâcher sur ces sujets ! (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI et sur des travées du groupe RDSE.)
Source : senat.fr ↗
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