Meurtre de Louise et hyperviolence des jeunes
Posée le 13/02/2025 • Ministère interrogé : Premier ministre
Marie-Do Aeschlimann Les Républicains
Sénatrice — Hauts-de-Seine
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 13/02/2025
M. Gérald Darmanin, ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice. Monsieur le président, permettez-moi tout d'abord, en restant à ma modeste place, mais en tant que ministre chargé des victimes, de vous remercier de ce moment de recueillement. Le drame qui touche la famille de Louise, comme celui qui touche celle du jeune Élias, nous touche tous, touche toute la Nation. Je vous remercie donc de cet hommage.
Madame la sénatrice Aeschlimann, le ministre de l'intérieur et moi-même partageons les constats que vous venez de faire. En tant que ministre chargé des victimes, en tant que père de famille, je veux exprimer, au nom de tous, ma profonde compassion devant la peur, la tristesse et l'effondrement que suscite la perte d'un enfant dans ces conditions.
Ces deux affaires sont cependant distinctes.
L'enquête sur la jeune Louise révélera les circonstances de son assassinat, qui semble avoir été causé par quelqu'un qui, si cela est confirmé, avait l'âge d'être responsable pénalement et n'avait pas d'antécédents judiciaires de cette nature.
Ce qui s'est passé pour le jeune Élias est différent, car il s'agit, selon les éléments de l'enquête, d'un mineur assassiné par d'autres mineurs et ces derniers, s'ils sont effectivement responsables, étaient déjà connus de la police et de la justice, ce qui aurait dû nous alerter.
Nous avons donc certainement besoin d'un texte de loi pour être plus durs et pour répondre dès les premières infractions : nous devons éviter que le délit ne se transforme en crime. Une première sanction immédiate est une forme d'éducation pour éviter que les choses n'empirent pour différentes raisons - pour autant, aucune de ces raisons ne peut être valide et il ne peut pas y avoir, dans notre pays, de culture de l'excuse.
C'est pourquoi, avec le ministre de l'intérieur et sous l'autorité du Premier ministre, nous abordons la proposition de loi déposée à l'Assemblée nationale par Gabriel Attal avec la volonté de l'enrichir pour aller vers encore plus de fermeté.
La fermeté et l'éducation vont ensemble : elles doivent permettre d'éviter le drame absolu qu'est la hausse de la violence des mineurs et de la violence dirigée contre les mineurs. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI, ainsi que sur des travées des groupes Les Républicains, UC et INDEP.)
Source : senat.fr ↗
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