Conséquences du dérèglement climatique sur le littoral côtier
Posée le 20/02/2025 • Ministère interrogé : Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche
Mireille Jouve RDSE
Sénatrice — Bouches-du-Rhône
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 20/02/2025
Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche. Madame la sénatrice Jouve, que ce soit en Camargue ou ailleurs, le recul du trait de côte et la montée du niveau de la mer sont des enjeux majeurs qui n'épargnent aucune de nos régions côtières.
Le constat est clair : en cinquante ans, près de 30 kilomètres carrés de surface ont déjà disparu.
Cependant, le recul du trait de côte est un phénomène progressif et anticipable. Vous avez raison, plutôt que de fermer les yeux, il serait urgent d'agir, d'anticiper et de revoir nos politiques d'aménagement du territoire.
Les élus l'ont d'ailleurs bien compris. Ils se sont mobilisés, notamment dans le cadre du Comité national du trait de côte, instance au sein duquel ils sont particulièrement actifs et défendent des propositions intéressantes.
Je publierai au début du mois de mars prochain le plan national d'adaptation au changement climatique. L'adaptation de nos zones littorales sera l'une de mes priorités. Idem pour les zones montagnardes et les communes forestières. Il s'agit de trois risques très concrets sur lesquels les élus travaillent aujourd'hui, au niveau local ou régional, et pour lesquels des solutions existent.
Vous m'interrogez sur les moyens dont nous disposons. Eh bien, je vous répondrai que le projet de loi de finances nous donne justement des moyens. Je pense d'abord au fond vert ; avec mon collègue François Rebsamen, j'envisage de consacrer 200 millions d'euros au sein de cette enveloppe spécifiquement à l'adaptation au changement climatique. Vous avez aussi voté une augmentation des crédits consacrés à la gestion des risques au titre du fonds Barnier de 330 millions d'euros, soit 100 millions de plus que l'année dernière. Ces deux enveloppes seront donc mobilisées.
Mais nous devons aussi mettre en place un financement pérenne du suivi des politiques du trait de côte, conformément à la demande des élus locaux. Lors de l'examen du budget, vous avez d'ailleurs milité en faveur de la mise en place d'un seul dispositif pour la submersion marine et pour la gestion du trait de côte. Je m'y engage. Nous pourrions peut-être y travailler en mobilisant les ressources fiscales locales, comme beaucoup d'élus locaux le proposent. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
M. Mickaël Vallet. Et le fonds érosion ?
Source : senat.fr ↗
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