Programme d'éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité
Posée le 13/03/2025 • Ministère interrogé : Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche
Sylviane Noël Les Républicains
Sénatrice — Haute-Savoie
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 13/03/2025
Mme Élisabeth Borne, ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, madame la sénatrice Sylviane Noël, je comprends les questions que peut soulever l'éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité.
Mme Colombe Brossel. Nous, non !
Mme Élisabeth Borne, ministre d'État. Ce sont évidemment des sujets sensibles, qui doivent être abordés avec beaucoup de rigueur et de discernement.
C'est précisément la raison pour laquelle, en juin 2023, alors que j'étais Première ministre, j'avais demandé au ministre de l'éducation nationale de saisir le Conseil supérieur des programmes, afin de disposer d'un cadre pédagogique incontestable. Or ce programme a été approuvé à l'unanimité du Conseil, qui représente, je le rappelle, l'ensemble de la communauté éducative, y compris donc les parents d'élèves et les associations familiales.
Les experts du Conseil supérieur des programmes ont ainsi veillé à la progressivité et à l'adéquation du programme, en fonction de l'âge et de la maturité des élèves. Dans le premier degré, il s'agit d'une éducation à la vie affective et relationnelle ; dans le second degré est intégrée une dimension d'éducation à la sexualité. Nous nous accorderons tous, je pense, pour dire que cette progressivité est importante.
En ce qui concerne les intervenants, j'ai tenu à ce que ce soient les professeurs, en lien avec l'ensemble du personnel de l'éducation nationale, en particulier de santé scolaire, qui présentent ce programme aux élèves. C'est pour cela que, comme vous l'avez souligné, des formations sont prévues.
Enfin, je tiens à dire qu'il me semble en effet important de lutter contre les stéréotypes de genre, surtout dans notre pays, où seulement 25 % des ingénieurs sont des femmes. (Murmures sur les travées du groupe Les Républicains. - Applaudissements sur les travées des groupes SER et GEST. - Mme Michelle Gréaume applaudit également.) Du reste, soyons clairs, les familles seront bien associées, informées du contenu de ces programmes comme de tous les autres, notamment lors des réunions parents-professeurs de début d'année.
Voyez-vous, madame la sénatrice, selon moi, garantir à chaque enfant une éducation au respect, au consentement, à l'égalité entre les femmes et les hommes, c'est lui donner les clés pour se protéger et grandir en confiance ;...
M. le président. Il faut conclure !
Mme Élisabeth Borne, ministre d'État. ... cela relève de notre responsabilité collective et c'est ce à quoi s'emploie ce programme d'éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité. (Applaudissements sur les travées des groupes RDPI, UC, SER, CRCE-K et GEST.)
Source : senat.fr ↗
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