Partenariats internationaux avec la Syrie et le Gabon
Posée le 08/05/2025 • Ministère interrogé : Europe et affaires étrangères
Jean-Luc Ruelle Les Républicains
Sénateur — Français établis hors de France (Série 1)
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/05/2025
M. Benjamin Haddad, ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé de l'Europe. Monsieur le sénateur Ruelle, vous m'interrogez sur deux sujets différents. Je vous répondrai donc de manière distincte.
Tout d'abord, j'ai eu l'honneur de représenter la France et le Président de la République à l'investiture du président Oligui ce week-end au Gabon. J'ai transmis personnellement les félicitations et un message d'amitié et de respect du Président de la République au président Oligui.
Vous l'avez rappelé, la transition est réussie, et les liens d'amitié entre nos deux pays sont forts. Nous souhaitons approfondir la coopération avec le Gabon. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le Président de la République a adressé une invitation au président Oligui, qui se rendra en visite officielle à Paris dans les prochains mois.
Nous sommes donc clairement aux côtés du peuple gabonais dans cette transition réussie.
Ensuite, j'ai déjà évoqué la Syrie en réponse à la question du sénateur Hervé. Sur ce sujet, nous n'avons qu'une seule boussole : la défense de nos intérêts, en particulier la sécurité des Français.
À la suite de la visite du ministre de l'Europe et des affaires étrangères à Damas, nous avons obtenu de la part du gouvernement de transition syrien un certain nombre d'engagements, par exemple sur la lutte contre la dissémination des armes chimiques, ce qui a été partiellement fait. Le dialogue avec nos alliés kurdes dans la lutte contre le terrorisme a été engagé. Et la promesse d'intégrer les différents groupes ou communautés qui composent la Syrie au sein d'un gouvernement représentatif a été tenue.
À présent, il s'agit d'aller plus loin. Le dialogue est extrêmement exigeant. Nous le menons sans aucune naïveté, avec réalisme et lucidité, pour défendre nos intérêts.
Si M. Ahmed al-Charaa est reçu aujourd'hui à Paris, c'est d'abord pour s'assurer que les responsables des massacres qui ont été commis sur la côte occidentale de la Syrie vous y avez fait référence contre les communautés chrétiennes, alaouites ou druzes soient traduits devant la justice. C'est aussi pour continuer et approfondir notre coopération dans la lutte contre le terrorisme de Daech, qui est notre priorité depuis dix ans.
M. le président. Il faut conclure, monsieur le ministre délégué.
M. Benjamin Haddad, ministre délégué. En effet, si la Syrie se fracturait et s'effondrait, un tapis rouge serait déroulé au retour de Daech.
M. le président. Il faut vraiment conclure !
M. Benjamin Haddad, ministre délégué. C'est notre seule boussole. Notre pays a une responsabilité dans ce dialogue.
Source : senat.fr ↗
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