Dérapage des finances publiques et des comptes sociaux
Posée le 29/05/2025 • Ministère interrogé : Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique
Christian Bilhac RDSE
Sénateur — Hérault
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 29/05/2025
Mme Amélie de Montchalin, ministre auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics. Monsieur le sénateur, je l'ai dit en répondant à une précédente question, le travail constitue évidemment un enjeu.
Je précise d'ailleurs que le taux d'emploi n'a jamais été aussi élevé dans notre pays depuis 1970.
Mme Silvana Silvani. Les salaires n'ont jamais été si bas !
Mme Amélie de Montchalin, ministre. Ce n'est donc pas une démarche qui est vouée à l'échec. Il faut poursuivre dans cette voie.
Monsieur le sénateur, je crois que nous sommes tous d'accord ici pour affirmer que la sécurité sociale est un acquis à la fois intangible, mais fragile, et pour reconnaître que nous avons accumulé de la dette sur un poste de dépenses qui ne devrait pas laisser de la dette à nos enfants. (M. Guy Benarroche s'exclame.)
Il doit en effet revenir à chaque génération de régler ses enjeux de santé, de retraite, d'accidents du travail ou encore de politique familiale.
Si nous laissons exploser la dette, il n'y aura plus d'argent pour les prestations sociales et, alors, il n'y aura plus de sécurité sociale.
Face à ce constat, qu'allons-nous faire avec beaucoup de méthode ?
Dès mardi prochain, Catherine Vautrin et moi-même réunissons la commission des comptes de la sécurité sociale. Nous établirons un bilan implacable et complet de la situation de l'année 2024 et des mesures que nous proposent toutes les parties prenantes à ce redressement.
Nous nous fixons comme objectif de revenir à l'équilibre avant 2029.
Entre 2010 et 2019, la sécurité sociale est revenue à l'équilibre.
M. Jean-François Husson. Et alors que s'est-il passé ?
Mme Amélie de Montchalin, ministre. Entre 2020, année du covid-19, et 2029, c'est-à-dire à la fin de la décennie suivante, nous devons de nouveau revenir à l'équilibre.
La bonne nouvelle (M. Guy Benarroche s'exclame.), c'est qu'il y a cinq ans - pas il y a cinquante ans -, nous étions à l'équilibre. Par conséquent, nous devrions pouvoir trouver les moyens d'y parvenir de nouveau.
Le 15 juin prochain, le comité d'alerte sur l'évolution des dépenses de l'assurance maladie fera état de la manière dont l'année 2025 se déroule. Il dispose de mesures nous permettant de tenir nos objectifs. Nous avons mis en réserve 1,1 milliard d'euros dans l'Ondam (objectif national de dépenses d'assurance maladie) et nous verrons si nous pouvons nous engager à dépenser cette somme.
À la fin du mois de juin, nous réunirons de nouveau tous les parlementaires, tous les acteurs de la sécurité sociale et tous les acteurs des collectivités. Nous ferons alors le point pour parvenir à tenir l'objectif qu'a fixé le Premier ministre, à savoir 5,4 % de déficit.
M. le président. Il faut conclure.
Mme Amélie de Montchalin, ministre. Que voulons-nous ? Un pays qui protège les Français, qui n'augmente pas sa dette et qui tient ses comptes. Il y va de notre souveraineté. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Christian Bilhac
Surexposition chronique de la population française au cadmium et ses conséquences sanitaires préoccupantes
Question écrite • 25/06/2026
Projet de consigne pour le recyclage des bouteilles en plastique
Question écrite • 25/06/2026
Situation préoccupante du secteur du transport sanitaire privé et ses conséquences sur l'accès aux soins de la population
Question écrite • 25/06/2026
Arbitrage budgétaire pour l'éducation nationale
Question au Gouvernement • 04/06/2026