Choix fiscaux du Gouvernement pour 2026
Posée le 10/07/2025 • Ministère interrogé : Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique
Christian Bilhac RDSE
Sénateur — Hérault
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 10/07/2025
M. Marc Ferracci, ministre auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l'industrie et de l'énergie. Monsieur le sénateur, vous avez posé des constats lucides et c'est en effet un sommet très élevé qui se présente devant nous : un déficit public de 6 % en 2024, une dette qui dépasse les 110 % du PIB, une charge de la dette qui excède désormais 60 milliards d'euros.
Réduire la dette et les déficits est une ardente nécessité pour retrouver des marges de manoeuvre, investir dans l'avenir et garantir notre souveraineté, notamment vis-à-vis des marchés financiers.
C'est la raison pour laquelle le Gouvernement a posé le principe d'une trajectoire des finances publiques à même de nous permettre d'atteindre un déficit de 3 % en 2029. Nous maintenons ce cap.
Cette trajectoire est crédible, car elle s'appuie sur un certain nombre de principes.
Le premier principe est la stabilité fiscale, que ce soit pour les entreprises, qui ont besoin de visibilité à long terme afin d'investir, ou pour les particuliers, notamment ceux qui vivent de leur travail et dont le pouvoir d'achat doit être préservé.
M. Mickaël Vallet. Donc vous allez taxer les rentiers !
M. Marc Ferracci, ministre. Le deuxième principe est que nous devons d'abord agir sur les dépenses. En cela, les efforts doivent être partagés et équitables entre l'État, les collectivités territoriales et la sécurité sociale. C'est aussi - vous y avez fait référence, je vous réponds - se préoccuper de l'efficacité de la dépense publique, évaluer de manière systématique et ne pas avoir peur de couper dans les dépenses qui n'ont pas prouvé leur efficacité au service de l'intérêt général et des Français.
Le dernier principe auquel nous sommes très attachés est le soutien à la croissance économique, en particulier pour l'avenir. Cela signifie continuer à faire des réformes, en particulier des réformes structurelles qui nous permettent d'élever notre taux d'emploi. L'écart de taux d'emploi avec les pays voisins explique en grande partie nos difficultés budgétaires et financières. C'est à cela que nous devons nous atteler.
Nous avons un cap et nous le tiendrons. (M. François Patriat applaudit.)
M. le président. La parole est à M. Christian Bilhac, pour la réplique.
M. Christian Bilhac. « La réforme fiscale, associée à une politique sélective du crédit, fournira les moyens d'une action visant le double objectif de la justice et de la productivité. » Voilà ce que disait Pierre Mendès France le 3 juin 1953. (Applaudissements sur des travées du groupe RDSE.)
Source : senat.fr ↗
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