Politiques de prévention à destination des jeunes conducteurs
Posée le 30/04/2026 • Ministère interrogé : Intérieur
Cédric Chevalier Les Indépendants
Sénateur — Marne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 30/04/2026
M. le président. La parole est à M. le ministre de l'intérieur.
M. Laurent Nunez, ministre de l'intérieur. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur, je voudrais revenir sur ce drame, ce terrible accident qui s'est produit en plein après-midi, à dix-huit heures trente, dans une ligne droite, où un véhicule a violemment percuté un arbre. Quatre jeunes âgés de 16 à 20 ans sont décédés, dont le conducteur, âgé de 17 ans. J'ai une pensée pour toutes ces familles endeuillées. L'enquête est en cours et les circonstances précises de cet accident seront connues.
Ce n'est pas la possibilité de passer le permis à 17 ans qui est en cause, vous avez raison de le souligner. Nous savons que cela a suscité un véritable engouement, puisque, rien qu'en 2024, près de 290 000 jeunes ont passé ainsi l'épreuve pratique du permis de conduire. C'est aussi un gage de sécurité, car cet examen est nécessairement précédé de la conduite accompagnée, dont nous savons qu'elle produit de bien meilleurs conducteurs. C'est donc une mesure extrêmement utile.
Cependant, vous avez raison, les jeunes constituent encore une part importante des tués sur les routes - même s'ils ne sont pas plus représentés que d'autres catégories d'âge. Le chiffre que vous avez donné est rigoureusement exact : en 2023, 523 jeunes de 18 à 24 ans ont encore été tués sur les routes. C'est six de moins que l'année précédente, mais c'est évidemment toujours trop.
Les actions que nous menons sont des actions de prévention. La ministre déléguée chargée de la citoyenneté, Mme Vedrenne, suit particulièrement ce dossier, tout comme la déléguée interministérielle à la sécurité routière, Estelle Balit.
Toutes ces actions de prévention, nous les menons dans les écoles, dans les universités, en milieu professionnel, dans les administrations et, bien évidemment, sur les réseaux sociaux. Et nous allons continuer de le faire.
Il faut aussi de la répression, c'est indispensable. Les contrôles sur la voie publique sont donc nécessaires, mais il nous faut aussi nous adapter à l'évolution des comportements. Vous avez cité un danger très grave, la conduite sous l'emprise du protoxyde d'azote. Comme vous le savez, avec le projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens, dit Ripost, nous allons créer un nouveau délit qui vise justement à incriminer cette conduite dangereuse, qui peut donner lieu à des accidents extrêmement meurtriers. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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