Stratégie de la France face à l'hantavirus
Posée le 14/05/2026 • Ministère interrogé : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Khalifé Khalifé Les Républicains
Sénateur — Moselle
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 14/05/2026
M. le président. La parole est à Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
Mme Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées. Monsieur le sénateur Khalifé, comme vous l'avez rappelé, ce virus est déjà connu, même si les connaissances scientifiques sont par définition évolutives.
À ce jour, tous les cas contacts, à haut risque comme à moyen risque - les scientifiques expliquent que les risques encourus par les passagers du second vol, où la patiente dont il est question n'est finalement pas restée, sont moindres que pour les passagers du navire -, sont hospitalisés sur notre sol dans des établissements de référence. Ils sont pris en charge par des professionnels de santé spécialisés dans ces maladies, afin d'éviter que le virus ne se diffuse.
Tous les contacts potentiels sont donc isolés et nous n'avons aucune raison de prendre des mesures supplémentaires. Les décisions que le Premier ministre et moi-même prenons s'appuient depuis le début de l'alerte sur l'expertise des scientifiques. Je le répète : il n'y a pas aujourd'hui de circulation du virus au sein de la population générale.
Tout l'enjeu de l'action coordonnée mise en place entre Santé publique France, les experts, les directions de la santé, le centre de crise et les agences régionales de santé est de briser la chaîne de transmission. Les vingt-deux passagers des avions et les cinq passagers du bateau sont à l'isolement : il n'y a donc pas lieu de proposer d'autres mesures de protection pour la population générale.
Votre autre question concerne l'éventuelle mutation de ce virus, que nous connaissons, puisqu'il s'agit bel et bien de la souche des Andes. Néanmoins, nous ignorons encore - nous devrions le savoir dans les jours qui viennent - si la séquence génétique étudiée est strictement et intégralement identique à la souche des Andes. Si les premiers résultats ne révèlent aucune mutation, il convient d'attendre l'analyse de 100 % de la séquence pour conclure avec certitude à l'absence de toute évolution génétique : alors nous serons tranquilles. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Khalifé Khalifé
Problématique des friches industrielles
Question écrite • 02/07/2026
Conséquences de l'arrêté du 1er juin 2026 modifiant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations photovoltaïques implantées sur bâtiment
Question écrite • 25/06/2026
Situation statutaire du corps des directeurs d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux
Question écrite • 18/06/2026
Suppression de l'exonération de charges sociales pour les particuliers âgés de 70 à 79 ans employant un salarié à domicile
Question écrite • 04/06/2026