Les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs
Laure MillerEPR
Députée — Marne (2)
Recommandations
- Recommandation n° 1 : Proposer d’inscrire l’interdiction de l’accès aux services de réseaux sociaux en ligne, dont l’objet principal n’est pas l’échange de messages, aux mineurs de moins de 15 ans dans le droit de l’Union européenne.
- Recommandation n° 2 : En attendant ou à défaut d’une interdiction de l’accès aux services de réseaux sociaux en ligne, dont l’objet principal n’est pas l’échange de messages, aux mineurs de moins de 15 ans à l’échelle de l’Union européenne, inscrire cette mesure dans la législation nationale.
- Recommandation n° 3 : Appuyer, dans le cadre de la révision des lignes directrices sur la protection des mineurs, prévue pour 2026, une modification prévoyant que les paramètres adaptés à l’âge des utilisateurs mineurs ne puissent pas être désactivés.
- Recommandation n° 4 : Soutenir, au sein du Conseil de l’Union européenne, le renforcement des moyens financiers et humains alloués à la régulation des grandes plateformes numériques, afin de permettre à la Commission européenne d’augmenter ses effectifs dans le but d’assurer une supervision effective du respect des obligations des plateformes en matière de protection des mineurs prévues par le règlement DSA.
- Recommandation n° 5 : Renforcer les moyens humains, techniques et financiers de l’Arcom afin de lui permettre d’assurer pleinement ses missions de supervision des plateformes numérique dans le cadre du règlement DSA, en particulier en matière de protection des mineurs, de suivi du respect des obligations des plateformes, et de soutien à la production de données et de travaux de recherche relatifs aux risques systémiques inhérents à ces plateformes.
- Recommandation n° 6 : Renforcer le dispositif des signaleurs de confiance, en garantissant un financement pérenne des entités déjà reconnues, en encourageant financièrement de nouveaux acteurs à déposer leur candidature auprès de l’Arcom, et en désignant un ou plusieurs signaleurs de confiance spécialisés dans les contenus liés à la santé mentale.
- Recommandation n° 7 : Mettre en place, au sein de l’administration, un dispositif structuré de veille des réseaux sociaux, à moyens humains et financiers constants, consacré aux contenus relatifs à la santé mentale et susceptibles d’avoir des effets sur celle-ci.
- Recommandation n° 8 : Soutenir, au sein du Conseil de l’Union européenne, l’adoption par la Commission européenne de lignes directrices au titre du règlement DSA précisant les standards minimaux en matière de contenu et de durée des formations des modérateurs, ainsi que des indicateurs spécifiques relatifs à leurs conditions de travail, et plus particulièrement à leur suivi psychologique, devant être intégrés aux rapports de transparence, afin que les plateformes soient tenues de rendre compte dans ces rapports, de manière détaillée, des dispositifs de formation et d’accompagnement psychologique mis en place, ainsi que des conditions concrètes d’exercice de cette activité.
- Recommandation n° 9 : Modifier la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) pour prévoir que les personnes dont l’activité consiste à fournir des services d’hébergement concourent à la lutte contre la diffusion des contenus constituant l’infraction mentionnée à l’article 223‑14 du code pénal, à savoir la propagande ou la publicité en faveur de moyens de se donner la mort.
- Recommandation n° 10 : Missionner des experts juridiques pour évaluer la pertinence de l’évolution de la responsabilité des services de réseaux sociaux en ligne vers un statut d’éditeur.
- Recommandation n° 11 : Dans le cadre de la préparation de la prochaine réglementation européenne relative aux plateformes en ligne, le Digital fairness act, soutenir l’inclusion de dispositions renforçant les obligations pour les plateformes d’offrir aux utilisateurs des paramètres spécifiques de personnalisation de leur expérience et imposant la diversification des contenus recommandés ainsi qu’une part obligatoire d’aléatoire dans les algorithmes de recommandation.
- Recommandation n° 12 : Introduire dans le droit européen une obligation de pluralisme algorithmique, inspirée du principe de pluralisme des médias inscrit à l’article 34 de la Constitution, afin de garantir aux utilisateurs des plateformes, à travers la mise en place d’une interopérabilité des systèmes de recommandation et la possibilité de choisir entre plusieurs algorithmes, un réel pouvoir de décision sur leur expérience numérique – et en ce qui concerne les parents, sur celle de leurs enfants.
- Recommandation n° 13 : Accélérer le déploiement des outils numériques souverains développés par l’État, y compris auprès du grand public, et soutenir les alternatives européennes aux plateformes aujourd’hui dominantes.
- Recommandation n° 14 : Mettre à jour les outils de communication des administrations pour les mettre en conformité avec les conclusions de la commission « Enfants et écrans » et s’assurer que celles-ci soient systématiquement rappelées dans les communications à venir.
- Recommandation n° 15 : Dans le cadre de la promotion de la santé mentale comme Grande cause nationale en 2025, diffuser des supports de communication sur l’utilisation des réseaux sociaux et ses risques.
- Recommandation n° 16 : Modifier le code de la santé publique pour imposer la présence d’une information à caractère sanitaire lors des messages publicitaires en faveur des services de réseaux sociaux en ligne.
- Recommandation n° 17 : Financer, par des fonds publics, la réalisation d’études longitudinales consacrées au suivi d’une cohorte d’enfants et visant notamment à évaluer les conséquences psychologiques de l’utilisation des réseaux sociaux par les mineurs.
- Recommandation n° 18 : Modifier les programmes d’enseignement moral et civique pour inclure une sensibilisation à l’usage raisonné des outils numériques dès la classe de CP, en insistant sur la nécessité d’éviter l’exposition aux écrans.
- Recommandation n° 19 : Modifier le code de l’éducation pour prévoir que la formation à l’utilisation responsable des outils et des ressources numériques contribue à la protection de la santé mentale en ligne. Modifier les programmes d’éducation morale et civique pour aborder les conséquences psychologiques de l’exposition à des contenus illicites ou choquants ou de l’exposition répétée à des contenus similaires.
- Recommandation n° 20 : Institutionnaliser et encourager, par voie de circulaire, à l’association d’intervenants extérieurs aux séances d’éducation aux médias et à l’information, afin d’offrir aux élèves un espace de parole libre.
- Recommandation n° 21 : Renforcer le pilotage académique et national de l’éducation aux médias et à l’information et du réseau des référents académiques EMI. Proposer, sur le site du centre pour l’éducation aux médias et à l’information, une cartographie digitale recensant les intervenants et les actions proposées sur l’ensemble du territoire.
- Recommandation n° 22 : Intégrer au carnet de santé un message destiné aux parents relatif à l’utilisation des réseaux sociaux, reprenant les repères d’âges préconisés par la commission « enfants et écrans », ou, le cas échéant, la limite d’âge fixée par le législateur national ou européen.
- Recommandation n° 23 : Utiliser les consultations et les actions de prévention organisées par les services et centres de protection maternelle et infantile (PMI) pour former les parents sur le développement cognitif et socio-émotionnel des enfants et les conséquences de l’exposition aux écrans.
- Recommandation n° 24 : Mettre à jour le site jeprotegemonenfant.gouv.fr, en accordant les recommandations à celles de la commission « enfants et écrans ». Créer, sur le site jeprotegemonenfant.gouv.fr, une rubrique « je protège mon enfant dans son utilisation des réseaux sociaux ».
- Recommandation n° 25 : Lancer une campagne nationale de communication sur le thème de l’utilisation des réseaux sociaux par les mineurs, pour faire connaître le site jeprotegemonefant.gouv.fr.
- Recommandation n° 26 : Systématiser, dans le cadre de la formation initiale et régulière de l’ensemble de la communauté éducative, des séances régulières et obligatoires relatives à l’utilisation des réseaux sociaux et ses conséquences psychologiques pour les mineurs.
- Recommandation n° 27 : Renforcer les moyens consacrés au repérage des troubles psychiques chez les mineurs, notamment par l’augmentation des effectifs de professionnels de santé et du secteur médico-social intervenant en milieu scolaire.
- Recommandation n° 28 : Étendre les mesures du dispositif Santé Psy Étudiants aux mineurs et accroître de manière significative le nombre de psychologues conventionnés afin de garantir un accès effectif au suivi psychologique.
- Recommandation n° 29 : Mettre en place des formations régulières à destination des professionnels liés à l’enfance, en particulier des secteurs médical et médico-social, afin de les sensibiliser et de les outiller sur les usages numériques des mineurs et leurs effets sur la santé mentale.
- Recommandation n° 30 : Définir un cadre national clair régissant l’usage des écrans par les mineurs hospitalisés, afin de limiter l’exposition à des contenus et des usages susceptibles d’aggraver leur état psychique au cours de la prise en charge, en cohérence avec les objectifs thérapeutiques.
- Recommandation n° 31 : En 2028, évaluer si, au regard du respect par les plateformes de réseaux sociaux de leurs obligations résultant notamment du règlement DSA et de la persistance éventuelle de risques importants pour les mineurs, l’accès aux réseaux sociaux ou à certains réseaux sociaux doit être interdit avant l’âge de 18 ans.
- Recommandation n° 32 : Établir, pour les 15-18 ans, un couvre-feu numérique de 22 h 00 à 8 h 00 pour les réseaux sociaux dotés de systèmes de recommandation de contenus ou de dispositifs visant à capter l’attention de l’utilisateur, et accompagner la mise en place de cette mesure par une campagne de sensibilisation sur les effets néfastes des réseaux sociaux, et plus généralement des écrans, sur le sommeil.
- Recommandation n° 33 : Mettre en place une procédure de labellisation des applications et systèmes de contrôle parental en fonction d’un référentiel établi par l’Agence nationale des fréquences.
- Recommandation n° 34 : Pérenniser et généraliser le dispositif « portable en pause » dans l’ensemble des établissements scolaires, - écoles, collèges et lycées, dès janvier 2026. Modifier le code de l’éducation pour prévoir que l’utilisation d’un téléphone mobile ou de tout autre équipement terminal de communications électroniques par un élève est interdite dans les lycées, dans les mêmes conditions que dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges.
- Recommandation n° 35 : Évaluer l’apport pédagogique et éducatif réel de l’utilisation des outils et ressources numériques dans le cadre scolaire et réduire l’usage du numérique au strict nécessaire.
- Recommandation n° 36 : Étendre, par voie de circulaire, la compétence du pôle national de lutte contre la haine en ligne aux infractions de provocation au suicide visées aux articles 223‑13 et 223-14 du code pénal.
- Recommandation n° 37 : Modifier le code pénal pour prévoir que la peine complémentaire de suspension des comptes d’accès à des services en ligne visée par l’article 131-35-1 est encourue pour le délit prévu à l’article 223-14 du code pénal, que la suspension est prononcée pour une durée maximale d’un an portée à deux ans en cas de récidive et que le fait, pour le fournisseur, de ne pas procéder au blocage des comptes faisant l’objet d’une suspension est puni de 150 000 euros d’amende. Présenter, par voie de circulaire, ces modifications législatives.
- Recommandation n° 38 : Faire la promotion et mettre en place un label pour les téléphones sans accès à internet, encore trop peu connus des parents.
- Recommandation n° 39 : Modifier le code de la santé publique pour prévoir que les unités de conditionnement, emballages extérieurs, suremballages et boîtes de téléphones mobile et autres équipements terminaux de communications électroniques connectés à internet comportent un message de prévention visant à informer les consommateurs que ces produits sont déconseillés aux mineurs de moins de 13 ans.
- Recommandation n° 40 : Accompagner les collectivités et prioriser les investissements de l’État (politique de la ville et CAF) dans le développement des activités ludiques, culturelles et sportives proposées aux enfants et adolescents dans le cadre périscolaire et extrascolaire.
- Recommandation n° 41 : Soutenir et développer les initiatives « sans écran » auprès des associations et centre de loisirs tournés vers la jeunesse, par le biais d’appels à projets.
- Recommandation n° 42 : Expérimenter, avec les départements et régions volontaires, l’ouverture et la surveillance de certains espaces des locaux des collèges et des lycées le samedi et le dimanche.
- Recommandation n° 43 : Après un délai de trois ans permettant une campagne d’information massive sur les risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux, créer un délit de négligence numérique en complétant l’article 227-17 du code pénal, afin de sanctionner les manquements graves de certains parents à leurs obligations de protection de la santé et de la sécurité de leurs enfants face aux outils numériques, notamment dès le plus jeune âge.
Sommaire
- avant-propos du président
- INTRODUCTION
- première partie : TIKTOK, un des PIREs RéSEAUX SOCIAUX à L’ASSAUT DE NOTRE JEUNESSE
- I. malgrÉ la grande jeunesse de son public, la plateforme tiktok est conçue pour capter l’attention de ses utilisateurs devant des contenus MAJORITAIREMENT néfastes
- A. Suicide et automutilation, canons de beauté malsainS, désinformation médicale, violences, discriminations, sexisme, pédocriminalité… Tiktok diffuse auprès de son public une multitude de contenus néfastes
- B. Défilement infini, profit infini ? L’algorithme de la dépendance ou comment TikTok monétise notre attention
- C. TikTok se caractérise par une audience particulièrement élevée chez les mineurs, en termes tant de couverture que de durée d’utilisation
- II. Les effets dévastateurs de TikTok sur la santé mentale des mineurs : encore insuffisamment documentés mais souvent identifiés par les mineurs eux-mêmes
- A. le diagnostic manquant ? les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs sont encore insuffisamment documentés
- B. Du divertissement au drame : les effets dévastateurs de TikTok sur la santé mentale des mineurs
- C. L’étonnante clairvoyance d’une partie des mineurs quant aux effets psychologiques néfastes de TikTok
- I. malgrÉ la grande jeunesse de son public, la plateforme tiktok est conçue pour capter l’attention de ses utilisateurs devant des contenus MAJORITAIREMENT néfastes
- Deuxième partie : La rÉgulation des rÉseaux sociaux : LE COMBAT DE DAVID CONTRE GOLIATH À L’ISSUE ENCORE INCERTAINE…
- I. en principe encadrÉe, l’utilisation de tiktok par les mineurs n’est, en pratique, presque pas contrôlÉe
- A. L’utilisation de tiktok est, en principe, interdite ou limitÉe pour les utilisateurs mineurs, en fonction de leur Âge
- B. En pratique, l’âge des utilisateurs de TikTok n’est pratiquement pas contrôlé
- C. Les lignes directrices de la commission européenne sur la protection des mineurs ouvrent la perspective d’un encadrement effectif de l’utilisation des réseaux sociaux par les mineurs
- II. la modération des contenus diffusés par tiktok ne répond pas aux exigences du règlement DSA ni aux impératifs de la protection des mineurs
- A. Les plateformes de réseaux sociaux sont soumises à des obligations renforcées de modération des contenus depuis l’entrée en vigueur du règlement DSA
- B. En apparence exigeante, la modération des contenus diffusés sur tiktok s’avère largement insuffisante, entrainant des conséquences funestes
- C. les lignes directrices de la commission européenne recommandent l’adoption de systèmes de modération adaptés aux utilisateurs mineurs pour leur offrir une protection renforcée
- III. les dangers du système de recommandation qui expose les utilisateurs à des contenus néfastes et les enferme dans des spirales infernaleS : LA NÉGLIGENCE COUPABLE DE TIKTOK
- A. les très grandes plateformes doivent évaluer et atténuer les risques liés à leurs systèmes de recommandation
- B. les systèmes de recommandationS de TikTok entraînent des conséquences négatives sur le bien-être mental des utilisateurs
- C. les lignes directrices de la commission européenne établissent plusieurs méthodes de nature à éviter, pour les utilisateurs mineurs, les effets néfastes des systèmes de recommandation
- IV. malgrÉ les obligations de transparence accrues prÉvues par le règlement dSA, tiktok peine À lever le voile
- A. Les obligations de transparence des plateformes de réseaux sociaux : une avancée en demi-teinte
- B. Entre obligations et réalité, un gouffre : En matière de transparence, LE CANCRE TikTok
- V. TIKTOK, HORS-la-LOI S’AGISSANT DE LA PROTECTION DES DONNÉES PERSONNELLES, ET NOTAMMENT DE CELLES DES UTILISATEURS MINEURS
- A. LE CADRE JURIDIQUE DE PROTECTION DES DONNÉES PERSONNELLES AUQUEL EST SOUMIS TIKTOK A été DéFINI PAR la règlementation française et européenne
- B. TIKTOK, MULTIRÉCIDIVISTE DANS LA VIOLATION DE LA PROTECTION DES DONNÉES PERSONNELLES
- I. en principe encadrÉe, l’utilisation de tiktok par les mineurs n’est, en pratique, presque pas contrôlÉe
- troisième partie : sortir du piÈge TIKTOK et sÉcuriser l’espace numÉrique pour les mineurs : rÉgulation, prÉvention et prise en charge psychologique
- I. première urgence : maintenir la pression sur l’Union européenne, grand maître du jeu en matière numérique
- A. Mener nos combats aux deux échelons
- B. SAns sanction, les algorithmes imposent leur rythme : pour une meilleure application du règlement DSA
- II. Deuxième urgence : En France, retrouver la maîtrise de l’avenir de nos enfants
- A. Face À l’assaut des plateformes sur nos vies, la nÉcessitÉ de faire connaître massivement l’État de la menace
- B. FACE À l’inertie assumÉe des plateformes, la nÉcessitÉ de poser une rÈgle de protection collective : Vers une interdiction, ou à tout le moins une limitation de l’accès aux réseaux sociaux avant l’âge de 18 ans
- C. Face à l’extrême digitalisation de nos vies, la nécessité de réinventer un avenir plus équilibré pour nos enfants
- I. première urgence : maintenir la pression sur l’Union européenne, grand maître du jeu en matière numérique
- Liste des recommandations
- examen en commission
- Contributions des groupes politiques et des députés
- Contribution du groupe rassemblement national
- Contribution de Mme anne genetet
- ANNEXES
- Annexe N° 1 : captures d’écran de l’application TIkTok –proposition de modification de la date de naissance pour participer à TikTok LIVE
- Annexe N° 2 : captures d’écran de l’application TikTok – résultats de la recherche « émoticône zèbre »
- Annexe N° 3 : captures d’écran de l’application TikTok – contenus relatifs au suicide, signalés par la commission d’enquête
- Annexe N° 4 : captures d’écran de l’application TikTok – modalités de signalement
- Annexe N° 5 : captures d’écran de l’application TikTok – barre de recherche
- ANNEXE N° 6 : RÉSULTATS DE LA CONSULTATION CITOYENNE DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE (23 AVRIL – 31 mai 2025)
- ANNEXE N° 7 : Liste des personnes auditionnées
- ANNEXE N 8 : Liste des personnes rencontrées lors dU déplacement à Bruxelles le mercredi 4 juin
- Travaux de la commission
- 1. Audition de M. Yannick Carriou, président-directeur général de Médiamétrie (jeudi 3 avril 2025)
- 2. Audition de Mme Amélie Ébongué, experte en stratégie de contenus sur les réseaux sociaux, auteure du livre Génération TikTok : Un nouvel eldorado pour les marques (2021) (jeudi 3 avril 2025)
- 3. Audition de M. Mehdi Arfaoui, sociologue au Laboratoire d’innovation numérique de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), Mme Jennifer Elbaz, chargée de mission éducation au numérique à la CNIL, Mme Laurence Allard, maîtresse de conférences en sciences de la communication, chercheuse à l’Université Paris Sorbonne Nouvelle-IRCAV, enseigne à l’Université de Lille, département études culturelles et médias, et M. Jérôme Pacouret, sociologue et postdoctorant associé à la chaire « Société algorithmique » de l’Institut MIAI (Multidisciplinary institute in artificial intelligence) Grenoble Alpes (Laboratoire Pacte et UGA) (jeudi 3 avril 2025)
- 4. Audition de Mme Rayna Stamboliyska, consultante, experte en gestion des risques, cyber-sécurité et affaires européennes, présidente de RS Strategy, auteure de l’ouvrage La face cachée d’Internet (mercredi 23 avril 2025)
- 5. Audition de Mme Océane Herrero, journaliste, auteure de l’ouvrage Le système TikTok. Comment la plateforme chinoise modèle nos vies (mercredi 23 avril 2025)
- 6. Audition de M. Bruno Patino, président de Arte France et auteur des ouvrages La civilisation du poisson rouge, Tempête dans le bocal et Submersion (mercredi 23 avril 2025)
- 7. Audition de MM. Serge Abiteboul, informaticien, chercheur à l’École normale supérieure de Paris, directeur de recherche à l’Institut national de recherches en sciences et technologies du numérique (Inria), et Gilles Dowek, informaticien et logicien, chercheur à l’Inria, co-auteurs de l’ouvrage Le temps des algorithmes (mercredi 23 avril 2025)
- 8. Audition de Mme Sophie Jehel, professeure en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, auteure de l’ouvrage L’adolescence au cœur de l’économie numérique. Travail émotionnel et risques sociaux, Mme Murielle Popa‑Fabre, ancienne chercheuse au Collège de France et à l’Inria, experte au Conseil de l’Europe, spécialiste de l’intelligence artificielle inclusive et responsable, Mme Elisa Jadot, journaliste, auteure et réalisatrice du documentaire Emprise numérique, 5 femmes contre les Big 5, et M. Stéphane Blocquaux, docteur et maître de conférence en sciences de l’information et de la communication, auteur de l’ouvrage Le biberon numérique : Le défi éducatif à l’heure des enfants hyper connectés (mercredi 23 avril 2025)
- 9. Audition de MM. Mickaël Vallet et Claude Malhuret, sénateurs, président et rapporteur de la commission d’enquête sur l’utilisation du réseau social TikTok, son exploitation des données, sa stratégie d’influence (Sénat, juillet 2023) (mardi 29 avril 2025)
- 10. Audition de Mme Sihem Amer-Yahia, directrice de recherche CNRS, directrice adjointe du Laboratoire d’informatique de Grenoble, Mme Lucile Coquelin, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication, Laboratoire DyLIS, Inspé Normandie Rouen Le Havre, Sciences Po Paris, et M. Olivier Ertzscheid, chercheur en sciences de l’information et de la communication, maître de conférences à l’université de Nantes, auteur des ouvrages L’appétit des géants : pouvoir des algorithmes, ambitions des plateformes et Le monde selon Zuckerberg : portraits et préjudices (mardi 29 avril 2025)
- 11. Audition de M. Grégoire Borst, Professeur de psychologie du développement et de neurosciences cognitives de l’éducation à l’Université Paris Cité, et directeur du Laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant (LaPsyDÉ - CNRS), Mme Sylvie Dieu Osika, pédiatre, et M. Serge Tisseron, psychiatre, docteur en psychologie, co responsable du diplôme universitaire de cyberpsychologie à l’université Paris Cité, membre de l’académie des technologies (mardi 29 avril 2025)
- 12. Audition de M. Jean-Marie Cavada, président de iDFrights (vendredi 2 mai 2025)
- 13. Audition de M. Michael Stora, psychologue et psychanalyste, co‑fondateur de l’Observatoire des mondes numériques en sciences humaines (vendredi 2 mai 2025)
- 14. Audition de M. Donatien Le Vaillant, chef de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) (mardi 6 mai 2025)
- 15. Audition de M. Elie Andraos, psychologue clinicien et coordonnateur du projet Addict IEJ (Intoxication Ethylique Jeunes) au CHU Amiens-Picardie, Mme Sabine Duflo, psychologue clinicienne, Mme Séverine Erhel, maître de conférences en psychologie cognitive et ergonomie à l’Université de Rennes 2, et Mme Vanessa Lalo, psychologue clinicienne (mardi 6 mai 2025)
- 16. Audition de Mmes Charlyne Buigues, infirmière et auteure de la pétition « #StopSkinnyTok », Carole Copti, diététicienne-nutritionniste, et Nathalie Godart, professeure des Universités en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent (mardi 6 mai 2025)
- 17. Audition de Mmes Marie-Christine Cazaux, et Catherine Martin, éducatrices spécialisées, membres du collectif Mineurs, éthique et réseaux (Meer) (mardi 13 mai 2025)
- 18. Audition de Mme Emmanuelle Piquet, thérapeute et maître de conférences à l’Université de Liège (Belgique), spécialiste des enjeux de souffrances en milieu scolaire (mardi 13 mai 2025)
- 19. Audition des associations familiales et de parents d’élèves, réunissant Mme Alixe Rivière, administratrice nationale de la Fédération des conseils de parents d’élèves de l’enseignement public (FCPE), M. Laurent Zameckwovski, porte‑parole de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP), M. Patrick Salaün, président, et Mme Virginie Gervaise, administratrice, de l’Union nationale des associations autonomes de parents d’élèves (UNAAPE), et Mme Karima Rochdi, administratrice en charge du numérique, et M. Olivier Andrieu‑Gerard, coordonnateur du pôle Médias et usages numériques, de l’Union nationale des associations familiales (UNAF) (jeudi 15 mai 2025)
- 20. Audition de MM. X et Y, et Mme Z (jeudi 15 mai 2025)
- 21. Audition de Maître Laure Boutron-Marmion, avocat au barreau de Paris, fondatrice du collectif Algos victima, et de plusieurs familles (jeudi 15 mai 2025)
- 22. Audition de Mme Shanley Clemot McLaren, cofondatrice et co‑presidente de l’association Stop Fisha, M. Tristan Duverné, doctorant à l’EHESS/ENS, Mme Pauline Ferrari, journaliste indépendante, et M. Pierre Gault, auteur, sur les contenus masculinistes et sexistes sur les réseaux sociaux (vendredi 16 mai 2025)
- 23. Audition de M. Bruno Gameliel, psychopédagogue, psychothérapeute (vendredi 16 mai 2025)
- 24. Audition du Professeur Amine Benyamina, addictologue et psychiatre, et du Docteur Servane Mouton, neurologue et neurophysiologiste, co‑présidents de la commission d’experts sur l’impact de l’exposition des jeunes aux écrans (2024) (mardi 20 mai 2025)
- 25. Audition de M. Mehdi Mazi, co-fondateur du collectif d’aide aux victimes d’influenceurs (AVI), et M. Jean-Baptiste Boisseau, membre chargé des projets espaces de discussion en ligne, relations presse (mardi 20 mai 2025)
- 26. Audition de M. Martin Ajdari, président de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), M. Alban de Nervaux, directeur général, Mme Lucile Petit, directrice des plateformes en ligne, et Mme Sara Cheyrouze, responsable du pôle relations médias et influence (mardi 20 mai 2025)
- 27. Audition de M. Arthur Melon, délégué général du Conseil français des associations pour les droits de l’enfant (COFRADE) ainsi que des associations membres : Mme Nathalie Hennequin, membre du Bureau national SNUASFP-FSU (Syndicat national unitaire des assistantes sociales de la Fonction Publique/Fédération Syndicale Unitaire), Mme Anne-Charlotte Gros, secrétaire générale de Respect Zone, Mme Socheata Sim, experte plaidoyer et ingénierie de l’action sociale de CAMELEON Association France, et Mme Marie-Françoise Wittrant, Association AISPAS (jeudi 22 mai 2025)
- 28. Audition de M. Cyril di Palma, délégué général de Génération numérique (jeudi 22 mai 2025)
- 29. Audition de Mme Alejandra Mariscal Lopez, directrice de Point de Contact, et M. Yann Lescop, responsable projets et études (jeudi 22 mai 2025)
- 30. Audition du Docteur Jean-Marcel Mourgues, vice-président du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), et des médecins présents sur TikTok : Docteur Raphaël Dachicourt, président du collectif ReAGJIR), Docteure Nawale Hadouiri, praticien hospitalo-universitaire en médecine physique et réadaptation au centre hospitalier universitaire de Dijon, Mme Marion Joud, co-fondatrice de Elema Agency, M. Baptiste Carreira Mellier, psychologue et neuropsychologue, et Mme Sophia Rakrouki, sage-femme (jeudi 22 mai 2025)
- 31. Audition de M. Antonin Atger, écrivain, doctorant chercheur, et Mme Audrey Chippaux, auteure de Derrière le filtre. Enquête sur le système d’influence (2025) (lundi 26 mai 2025)
- 32. Audition de M. Guilhem Julia, maître de conférences en droit privé et sciences criminelles à l’université Sorbonne Paris-Nord, co-directeur du master « Droits des activités numériques », Mme Joëlle Toledano, Professeur émérite d’économie associée à la chaire « Gouvernance et régulation » de l’université Paris Dauphine - PSL, membre du Conseil national du numérique, et Mme Célia Zolynski, Professeur de droit privé à l’École de droit de la Sorbonne de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, codirectrice du département de recherche en droit de l’immatériel de la Sorbonne (lundi 26 mai 2025)
- 33. Audition de M. Bernard Basset, président de l’Association Addictions France, M. Franck Lecas, responsable du pôle projets politiques publiques et Mme Louise Lefebvre-Lepetit, chargée de mission plaidoyer (lundi 26 mai 2025)
- 34. Audition de Mme Bérangère Couillard, présidente du Haut Conseil à l’Egalité entre les hommes et les femmes (mardi 27 mai 2025)
- 35. Audition de Mme Justine Atlan, directrice générale de l’association E‑enfance, M. Samuel Comblez, directeur général adjoint, et Mme Inès Legendre, chargée de plaidoyer (mardi 27 mai 2025)
- 36. Audition de M. Thierry Breton, ancien commissaire européen au marché intérieur (mardi 27 mai 2025)
- 37. Audition de Mme Cécile Augeraud, commissaire divisionnaire, chef‑adjoint à l’Office anti cybercriminalité (OFAC) (mardi 27 mai 2025)
- 38. Audition de M. Nicolas Deffieux, directeur du Pôle d’expertise de la régulation numérique (PEReN) (mardi 27 mai 2025)
- 39. Audition de Mme Karine de Leusse, psychologue spécialiste de l’addiction aux écrans, du Docteur Anne-Hélia Roure, médecin psychiatre, et du Docteur Philippe Babe, chef de service des urgences psychiatriques à l’Hôpital pédiatrique universitaire Lenval (mercredi 28 mai 2025)
- 40. Audition de Mme Marietta Karamanli, députée, Mme Isabelle Rauch, députée, ancienne présidente de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, et M. Bruno Studer, ancien député, ancien président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation (mercredi 28 mai 2025)
- 41. Audition de Mme Anne Savinel-Barras, présidente de Amnesty international, et Mme Katia Roux, chargée de plaidoyer (mercredi 28 mai 2025)
- 42. Audition de Mme Marie-Laure Denis, présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), M. Mathias Moulin, secrétaire général adjoint, et Mme Chirine Berrichi, conseillère pour les questions parlementaires et institutionnelles (lundi 2 juin 2025)
- 43. Audition de M. Gilles Babinet, coprésident du Conseil national du numérique, et M. Jean Cattan, secrétaire général (lundi 2 juin 2025)
- 44. Audition de M. Miloude Baraka, co‑fondateur de Live’up Agency (mardi 3 juin 2025)
- 45. Audition de M. Hugo Travers (mardi 3 juin 2025)
- 46. Audition de M. Mathieu Barrère, journaliste pour Envoyé spécial (France télévisions) (mardi 3 juin 2025)
- 47. Audition de M. Morgan Lechat (mardi 3 juin 2025)
- 48. Audition de Mme Anna Baldy (mardi 3 juin 2025)
- 49. Audition de M. Loïc Duflot, chef de service de l’économie numérique à la Direction générale des entreprises, et Mme Chantal Rubin, chef de pôle structurel numérique et affaires juridiques du Pôle Régulation des plates-formes numériques (REGPFN), M. Matthieu Couranjou, délégué à la régulation des plateformes numériques à la Direction générale des médias et des industries culturelles, et M. Sébastien Bakhouche, chef de service, adjoint à la directrice générale (jeudi 5 juin 2025)
- 50. Audition de M. Marc Pelletier, chef de la sous-direction de l’innovation, de la formation et des ressources à la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), Mme Stéphanie Gutierrez, son adjointe, et Mme Claire Bey, cheffe du bureau de la santé et de l’action sociale, Mme Florence Biot, sous-directrice de la transformation numérique à la Direction du numérique pour l’éducation (DNE), et Mme Marie-Caroline Missir, directrice générale du Réseau Canopé et du Centre pour l’éducation aux médias et à l’information (Clemi) (jeudi 5 juin 2025)
- 51. Auditionde M. Thomas Rohmer, président de l’Observatoire de la Parentalité et de l’Éducation Numérique (OPEN), et Mme Angélique Gozlan, experte à l’Open, docteure en psychopathologie (mardi 10 juin 2025)
- 52. Audition de M. Isac Mayembo (mardi 10juin 2025)
- 53. Audition de M. Adrien Laurent (mardi 10 juin 2025)
- 54. Audition de Mme Manon Tanti et M. Julien Tanti (mardi 10 juin 2025)
- 55. Audition de M. Nasser Sari (mardi 10 juin 2025)
- 56. Audition de M. Mehdi Meghzifene, responsable lancement TikTok e‑Commerce France, et M. Arnaud Cabanis, responsable de l’activité commerciale France & BeNeLux sur le commerce et la monétisation sur TikTok (jeudi 12 juin 2025)
- 57. Audition de Mme Nicky Soo, responsable de la digital safety, Mme Brie Pegum, responsable des aspects techniques de la régulation, et M. Vincent Mogniat Duclos, responsable France ‑ Tiktok Live sur la modération TikTok (jeudi 12 juin 2025)
- 58. Audition de Mme Marlène Masure, responsable du contenu États d’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique, directrice exécutive du développement commercial et marketing, et Mme Marie Hugon, responsable des enquêtes réglementaires européennes, responsables de TikTok France (jeudi 12 juin 2025)
- 59. Audition de Mme Sarah Sauneron, directrice générale par intérim à la Direction générale de la santé, et M. Kerian Berose-Perez, chef du bureau Santé mentale (lundi 16 juin 2025)
- 60. Audition de M. Anton’Maria Battesti, directeur des affaires publiques France de Meta, et Mme Aurore Denimal, responsable des affaires publiques France, Mme Claire Dilé, directrice des affaires publiques de X, et M. Thibault Guiroy, directeur des affaires publiques France et Europe du Sud de YouTube (mardi 17 juin 2025)
- 61. Audition de M. Simon Corsin, fondateur de Mindie (mardi 17 juin 2025)
- 62. Audition de M. Laurent Marcangeli, ministre de l'action et de la fonction publique et de la simplification (jeudi 19 juin 2025)
- 63. Audition de Mme Clara Chappaz, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique (jeudi 19 juin 2025)
- 64. Audition de M. Léonard Brudieu, sous-directeur à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), M. Paul-Emmanuel Piel, chef de bureau, et Mme Marie Pique, adjointe au chef de bureau (jeudi 19 juin 2025)
- 65. Audition du Lieutenant-Colonel Cyril Colliou, chef par intérim de l’Office mineurs (Ofmin), Mme Agathe Boudin, commandant de police, cheffe par intérim du pôle stratégie, et Mme Typhaine Desbordes, cheffe du bureau des partenariats et de la communication (mardi 24 juin 2025)
- 66. Audition de Mme Sarah Bouchahoua, responsable des affaires publiques France de Snapchat (mardi 24 juin 2025)
- 67. Audition de M. Tristian Boursier, Docteur associé au Centre de recherches politiques (Cevipof), M. Hugo Micheron, enseignant chercheur en sciences politiques rattachées au Centre de recherches internationales (CERI), maître de conférence à Sciences Po, spécialiste du Moyen Orient, Mme Sophie Taïeb, responsable du pôle cybersécurité au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), et M. Valentin Petit, journaliste, agence CAPA (mardi 24 juin 2025)
- 68. Audition de M. X, ancien modérateur sur les réseaux sociaux (jeudi 26 juin 2025)
Ce rapport porte sur un texte suivi par NosParlementaires.
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