rapport d'enquête lever les incertitudes budgétaires en matière de sécurité sociale
Joëlle MélinRN
Députée — Bouches-du-Rhône (9)
Recommandations
- Recommandation n° 1 : mener dès que possible les travaux permettant d’intégrer les comptes de la caisse de sécurité sociale de Mayotte au périmètre de combinaison des comptes faisant l’objet d’une certification par la Cour des comptes.
- Recommandation n° 2 : exiger la production d’une annexe pluriannuelle publiée à l’attention du Parlement présentant les engagements futurs de la branche vieillesse en regard des recettes attendues sur la même période.
- Recommandation n° 3 : aligner les dates de clôture des comptes des établissements de santé sur le calendrier applicable aux organismes de sécurité sociale.
- Recommandation n° 4 : confier à la direction de la sécurité sociale le soin de définir un indicateur de « conformité technologique » à l’échelle de chaque caisse sur le modèle de celui développé par la direction générale des finances publiques. Cet indicateur permettrait notamment de piloter les investissements sur les systèmes d’information afin de réduire le retard technologique accumulé par les différentes caisses.
- Recommandation n° 5 : renforcer les moyens et les effectifs de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.
- Recommandation n° 6 : assigner un objectif d’investissement dans la sécurisation des systèmes d’information des différentes branches de la sécurité sociale dans les prochaines conventions d’objectifs et de gestion.
- Recommandation n° 7 : assortir systématiquement l’article liminaire des lois de financement de la sécurité sociale d’une présentation du solde des administrations de sécurité sociale hors Caisse d’amortissement de la dette sociale, afin de distinguer la capacité de financement courante des régimes de l’excédent comptable lié à l’amortissement de la dette passée.
- Recommandation n° 8 : conditionner toute reprise de dette par la Caisse d’amortissement de la dette sociale à une trajectoire de retour à l’équilibre courant de la sécurité sociale.
- Recommandation n° 9 : entamer une réflexion sur la pertinence du système issu des « ordonnances Juppé » de 1996 et ses évolutions envisageables pour garantir un réel équilibre budgétaire, prévenir tout risque de roulement de la dette sociale et envisager la clôture de la Caisse d’amortissement de la dette sociale.
- Recommandation n° 10 : pour que les parlementaires aient le temps d’analyser les amendements de modification des tableaux d’équilibre et de l’article « tuyau » avec les votes intervenus, garantir un délai de vingt‑quatre heures entre leur dépôt et leur examen pour la bonne tenue des débats et un choix éclairé.
- Recommandation n° 11 : à défaut de mise à jour des annexes au projet de loi de financement de la sécurité sociale en cours d’examen, intégrer à l’article relatif aux transferts financiers entre administrations de sécurité sociale une annexe amendable qui retracerait précisément les affectations de recettes entre branches et les évolutions intervenues au cours de la navette parlementaire.
- Recommandation n° 12 : poursuivre la simplification du schéma de financement de la sécurité sociale en supprimant les taxes à très faible rendement et en mettant en cohérence l’objet des prélèvements avec les politiques publiques menées par l’organisme attributaire.
- Recommandation n° 13 : compléter la fiche consacrée aux mécanismes d’équilibrage dans le rapport à la Commission des comptes de la sécurité sociale par une ventilation des flux financiers par branche concernée, par type de mécanisme et par régime bénéficiaire pour que le Parlement puisse en apprécier l’incidence réelle sur le solde de chaque branche.
- Recommandation n° 14 : compléter les tableaux d’équilibre des lois de financement par une présentation des soldes de chaque branche avant transferts, en sus de la présentation actuelle après transferts, afin de permettre au Parlement d’apprécier la situation financière intrinsèque de chaque branche et sa contribution réelle au solde d’ensemble des administrations publiques.
- Recommandation n° 15 : dans l’annexe prévue à la recommandation n° 5 (annexe à l’article relatif aux transferts financiers entre administrations de sécurité sociale), reprendre les éléments publiés dans le rapport à la Commission des comptes de la sécurité sociale détaillant l’ensemble des transferts financiers entre branches, d’une part, et entre la sécurité sociale et les autres administrations publiques, d’autre part, en distinguant les prises en charge de cotisations et de prestations, les mécanismes d’équilibrage et les transferts au titre de la solidarité et de la compensation démographique.
- Recommandation n° 16 : assurer la transparence du financement du régime de retraites de la fonction publique de l’État en modifiant la convention de présentation de la contribution de l’État au compte d’affectation spéciale Pensions pour la décomposer en trois éléments distincts :
- Recommandation n° 17 : fournir, en annexe aux projets de loi de financement de la sécurité sociale et aux projets de loi d’approbation des comptes de la sécurité sociale, une présentation des comptes de chaque branche avant refinancement entre administrations (État, sécurité sociale, collectivités territoriales). Cette présentation permettrait d’apprécier la situation financière intrinsèque de chaque branche avant la neutralisation des flux croisés qui brouillent aujourd’hui la lecture des déficits par branche.
- Recommandation n° 18 : au‑delà de l’implémentation technique de la solidarité à la source, mener une réflexion globale pour repenser le sens de chaque prestation sociale et, en conséquence, les conditions pour y prétendre.
- Recommandation n° 19 : accélérer l’harmonisation progressive des bases ressources des prestations sociales autour d’un revenu social de référence unique, adossé au dispositif de ressources mensuelles (DRM).
- Recommandation n° 20 : poursuivre en parallèle l’extension du périmètre du dispositif de ressources mensuelles aux revenus qui n’y sont toujours pas intégrés, tels que les pensions alimentaires, les revenus des travailleurs indépendants et les revenus perçus à l’étranger.
- Recommandation n° 21 : prévoir, à terme, la fusion des nombreuses prestations existantes au sein d’un groupement d’allocation le plus large possible dans des conditions qui garantissent un gain systématique au travail.
- Recommandation n° 22 : pérenniser le suivi mensuel des dépenses des administrations de sécurité sociale et des administrations publiques locales.
- Recommandation n° 23 : rendre publics les comptes rendus des comités mensuels dans un souci de transparence.
- Recommandation n° 24 : modifier les dispositions légales et organiques afin de soumettre la nomination des directeurs de caisse nationale et de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale au vote des commissions parlementaires compétentes.
- Recommandation n° 25 : fixer à cinq ans la durée du mandat des directeurs généraux de caisse, sur le modèle de la Caisse nationale de l’assurance maladie.
- Recommandation n° 26 : attribuer le pilotage stratégique et politique du service public de la sécurité sociale à un ministre d’État chargé de la protection sociale ayant compétence sur l’ensemble des ministères en charge de la conduite des politiques publiques qui s’y réfèrent.
- Recommandation n° 27 : repousser la date limite de dépôt annuel du projet de loi d’approbation des comptes de la sécurité sociale au 15 juin.
- Recommandation n° 28 : permettre d’amender les conventions d’objectifs et de gestion en cas de changement majeur de l’économie générale du contrat et prévoir une information spécifique des commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat lorsqu’un tel changement intervient.
- Recommandation n° 29 : intégrer au calendrier des travaux de la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale des auditions régulières des caisses et de la direction de la sécurité sociale sur l’exécution des conventions d’objectifs et de gestion.
- Recommandation n° 30 : créer une « convention d’objectifs et de gestion cadre » portant sur les sujets transversaux à toutes les branches de la sécurité sociale.
- Recommandation n° 31 : prévoir un débat, voire un vote du Parlement sur les objectifs et les éléments de cette convention‑cadre.
- Recommandation n° 32 : inscrire cette convention‑cadre dans une réflexion globale sur le pilotage pluriannuel de la sécurité sociale.
- Recommandation n° 33 : simplifier le régime de la prescription en matière sociale en alignant le délai de prescription en matière de prestations sociales sur celui applicable en matière de cotisations sociales et de droit fiscal pour le faire passer de deux à trois ans.
- Recommandation n° 34 : créer dans chaque branche une base d’archivage des cotisations prélevées et des prestations versées permettant de conserver les données sur toute la période de prescription des indus frauduleux, soit au moins vingt ans.
- Recommandation n° 35 : approfondir les travaux permettant aux organismes chargés du recouvrement des cotisations de distinguer les redressements relevant de la fraude dans le cadre des contrôles comptables d’assiette.
- Recommandation n° 36 : confier à la mission interministérielle de coordination anti-fraude la création d’une typologie et d’un référentiel communs à l’ensemble des caisses de sécurité sociale et à l’administration en matière d’actes frauduleux ou quasi‑frauduleux. Rendre ce référentiel opposable aux caisses et aux administrations concernées.
- Recommandation n° 37 : créer un ministère chargé de la lutte contre la fraude afin d’assurer le pilotage politique de la coordination anti‑fraude.
- Recommandation n° 38 : dresser un bilan de la réforme de l’abus de droit dans le champ du recouvrement issue de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 d’ici la fin de l’année 2026.
- Recommandation n° 39 : transposer la notion d’abus de droit aux autres branches de la sécurité sociale et à l’assurance chômage.
- Recommandation n° 40 : aligner les pénalités applicables en cas d’abus de droit dans le champ social (20 % du montant des cotisations et contributions éludées) sur celles applicables en matière fiscale (de 40 % à 80 % suivant les situations).
- Recommandation n° 41 : engager rapidement des travaux d’évaluation sur la fraude des travailleurs indépendants menés par l’administration fiscale et les Unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales, comme le propose le Haut Conseil du financement de la protection sociale.
- Recommandation n° 42 : pour les recettes recouvrées par l’administration fiscale, tenter de distinguer fraudes et erreurs pour disposer d’une évaluation de la fraude au sens strict sur l’ensemble du champ sécurité sociale.
- Recommandation n° 43 : accélérer et intensifier les travaux de complétion du périmètre d’évaluation de la fraude sociale en intégrant les champs non couverts de l’assurance maladie et de la branche recouvrement (travailleurs indépendants et recettes fiscales affectées) et en produisant des données consolidées pour la branche autonomie.
- Recommandation n° 44 : développer un indicateur de complétude du périmètre couvert par les évaluations.
- Recommandation n° 45 : assurer un suivi spécifique des nouveaux dispositifs de tiers payant, en particulier s’agissant de la prise en charge des fauteuils roulants.
- Recommandation n° 46 : renforcer les moyens du service national de lutte contre la fraude à enjeux qui a démontré son intérêt dans la lutte contre la fraude organisée.
- Recommandation n° 47 : répliquer le modèle du service national de lutte contre la fraude à enjeux dans l’ensemble des branches et accroître le lien de ces structures avec la mission interministérielle de coordination anti‑fraude sous l’autorité d’un ministre chargé de la lutte contre la fraude.
- Recommandation n° 48 : renforcer la régulation des centres de santé dans le prolongement des lois dites « Khattabi » et « Valletoux ».
- Recommandation n° 49 : réduire les délais de transmission des factures et pièces justificatives permettant aux professionnels de santé de bénéficier du remboursement en tiers‑payant.
- Recommandation n° 50 : étendre les obligations légales de contrôle et de sanction des fraudes aux maisons départementales des personnes handicapés.
- Recommandation n° 51 : confier au Haut Conseil du financement de la protection sociale une revue annuelle consolidée des données relatives aux indus afin de déterminer leur montant total et leurs sous-jacents.
- Recommandation n° 52 : fournir une étude complémentaire afin d’expliquer l’écart entre les 2,4 millions de dossiers actifs listés dans le rapport de certification des comptes pour l’exercice 2024 et les 400 000 dossiers actifs mentionnés par la Cour des comptes dans le rapport afférent à l’exercice 2025.
- Recommandation n° 53 : faire évoluer le cadre législatif et réglementaire pour que l’assurance maladie puisse rendre compte des prestations de santé servies en fonction du statut administratif et de la nationalité de l’assuré.
- Recommandation n° 54 : confier à la Cour des comptes la réalisation d’un exercice annuel de décomposition documentée de l’écart entre le nombre de bénéficiaires de la protection universelle maladie et le nombre de résidents recensés par l’Institut national de la statistique et des études économiques.
- Recommandation n° 55 : suspendre le versement de toute allocation en l’absence de fourniture d’un certificat de vie datant de moins d’un an.
- Recommandation n° 56 : confier à la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques la réalisation d’une étude annuelle portant sur les dépenses des différentes branches de la sécurité sociale spécifiques aux personnes nées étrangères à l’étranger.
- Recommandation n° 57 : aligner le cadre juridique français sur celui d’autres pays européens en matière de soins prodigués à des personnes non-affiliées.
- Recommandation n° 58 : réduire le panier de soins offert par l’aide médicale de l’État aux seuls soins urgents pour lesquels une absence de traitement serait susceptible de dégrader sévèrement le pronostic vital du patient.
- Recommandation n° 59 : modifier l’article L. 425‑9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile afin de remplacer la mention « vie privée et familiale » inscrite sur le titre de séjour d’un étranger malade par la mention « séjour pour soins ».
- Recommandation n° 60 : supprimer dès que possible le dispositif de séjour pour soins ouvert par l’article L. 425‑9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
- Recommandation n° 61 : généraliser le principe d’un prépaiement obligatoire pour la prise en charge d’étrangers non-affiliés au régime général de la sécurité sociale.
- Recommandation n° 62 : renforcer l’application et multiplier les conventions internationales en matière de sécurité sociale.
- Recommandation n° 63 : ordonner à la direction compétente du ministère des affaires étrangères et à la division des affaires communautaires et internationales de la direction de la sécurité sociale de relancer les discussions avec les pays refusant la tenue des commissions mixtes facilitant le remboursement des frais de santé.
- Recommandation n° 64 : affermir les conditions de résidence ouvrant le bénéfice du revenu de solidarité active et des allocations logements aux ressortissants étrangers.
- Recommandation n° 65 : harmoniser les conditions de délais de résidence entre la France et les autres pays de l’Union européenne.
Sommaire
- Avant-propos de la présidente
- Introduction
- PREMIÈRE PARTIE Comprendre successivement la situation comptable, budgétaire et financière de la sécurité sociale suppose de saisir les principes de sa gestion
- A. Une histoire de la Sécurité sociale par ses mÉcanismes de gestion, une clef indispensable pour saisir les difficultÉs actuelles de Gouvernance
- 1. Le développement d’un « langage de comptable » dans le champ de la sécurité sociale
- 2. Comprendre le tournant « gestionnaire » par les instruments utilisés : la production comptable
- 3. De la gestion comptable à la politique de performance, la naissance d’une gouvernance « ambiguë » de la sécurité sociale matérialisée par les conventions d’objectifs et de gestion
- 4. Auditer et certifier ne garantit pas une gestion performante
- B. Contrôler, auditer et certifier sont d’indispensables Étapes dans la recherche de la qualitÉ de gestion, qui prÉsentent pourtant de rÉelles LIMITES
- 1. Un bilan critique de la certification après la crise sanitaire : « liturgie, léthargie, litanie »
- 2. Un contrôle interne encore marqué par de multiples imperfections, source des incertitudes : la grande responsabilité des systèmes d’information
- 3. La protection sociale informatisée, la création d’une dépendance réelle à une technique en constante évolution
- A. Une histoire de la Sécurité sociale par ses mÉcanismes de gestion, une clef indispensable pour saisir les difficultÉs actuelles de Gouvernance
- Deuxième partie En dépit des efforts de fiabilisation des comptes et d’amélioration de la gestion, les lois de financement de la sécurité sociale ne permettent pas d’apprécier correctement le déficit de notre modèle social
- A. Les incertitudes découlent partiellement du périmètre du budget de la sécurité sociale
- 1. L’absence d’identité entre le périmètre des lois de financement et celui des administrations de sécurité sociale brouille le diagnostic sur la situation financière des comptes sociaux
- 2. L’intégration de la Caisse d’amortissement de la dette sociale au périmètre des administrations de sécurité sociale, un excédent comptable qui masque la réalité du déficit social
- B. Un schéma de recettes devenu opaque, compliqué par des transferts internes et externes illisibles
- 1. Un schéma de recettes d’une infinie complexité, dont la répartition est modifiée chaque année et qui fait perdre le sens des cotisations sociales
- 2. La dualité des circuits de recouvrement, conséquence de la diversification des ressources et de la fiscalisation de la sécurité sociale, et source de complexité et d’incertitude comptable
- 3. Des transferts internes et externes qui compliquent la lecture du solde des branches, en particulier pour les retraites et la famille
- 4. Le cas particulier des retraites de l’État, des conventions comptables qui compliquent le diagnostic du problème de financement des retraites
- C. Les défauts d’une législation de la protection sociale complexe et en constante évolution
- 1. L’extrême subtilité du schéma de prestations sociales limite la possibilité d’un contrôle interne efficace
- 2. Des réformes technocratiques menées dans un environnement insuffisamment sécurisé
- 3. Outre la simplification de la gestion, un impératif de simplification normative par une harmonisation des bases ressources et un regroupement des prestations
- D. Clarifier la gouvernance des organismes de sÉcuritÉ sociale par l’affirmation d’un chef de file de ce service public
- 1. Un gouvernement dont le pilotage de la dépense sociale est réduit à des enjeux de court terme
- 2. Une connaissance parlementaire à parfaire des enjeux de gestion de la sécurité sociale
- A. Les incertitudes découlent partiellement du périmètre du budget de la sécurité sociale
- Troisième partie Répondre à une exigence républicaine de justice sociale en luttant contre la fraude et en limitant les indus nationaux comme étrangers
- A. Au‑delà de l’enjeu budgétaire, la lutte contre la fraude sociale est un impératif de justice républicaine
- 1. La fraude est une réalité protéiforme et complexe que les pouvoirs publics ont trop longtemps négligée
- 2. L’évaluation de la fraude reste un chantier largement perfectible malgré de récents progrès
- 3. La fraude en bande organisée devient de plus en plus prégnante
- 4. L’efficacité de la lutte contre la fraude suppose une amélioration du recouvrement et une prévention accrue, massive, coordonnée et urgente
- 5. La loi relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales est un jalon nécessaire mais insuffisant
- B. Les indus non frauduleux, un rÉel « point de fuite » pour les différentes branches
- 1. Une mesure classique des indus non frauduleux qui intègre plus largement la question du non‑recours au droit
- 2. Des efforts à intensifier afin de réduire le montant d’indus
- 3. La persistance de « zones grises », sources d’incertitudes pour la branche maladie
- C. Le Cas particulier de la prise en charge des prestations au profit des bénéficiaires non-affiliés aux régimes nationaux de protection sociale
- 1. Ne pas dénaturer la solidarité nationale
- 2. Les soins donnés aux personnes non-affiliés aux régimes nationaux
- A. Au‑delà de l’enjeu budgétaire, la lutte contre la fraude sociale est un impératif de justice républicaine
- Liste des recommandations
- EXAMEN EN COMMISSION
- annexe n° 1 : LISTE DES PERSONNES entendues
- annexe n° 2 : LISTE DES contributions écrites
- annexe n° 3 : LISTE des institutions et personnes rencontrées à l’occasion DES DÉPLACEMENTS
- comptes rendus des auditions de la commission d’enquÊte
- 1. Audition, ouverte à la presse, de M. Bernard Lejeune, président de la sixième chambre de la Cour des comptes, M. Jean-Luc Fulachier, conseiller maître et président de section à la sixième chambre, et M. Michel Thomas, conseiller maître à la sixième chambre (jeudi 15 janvier 2026)
- 2. Audition, ouverte à la presse, de Mme Marie‑Christine Lepetit, présidente du Conseil de normalisation des comptes publics, et Mme Marie-Pierre Calmel, directrice générale (jeudi 15 janvier 2026)
- 3. Audition, ouverte à la presse, de M. Robert Ophèle, président du collège de l’Autorité des normes comptables, et Mme Géraldine Viau‑Lardennois, directrice générale. (jeudi 15 janvier 2026)
- 4. Audition, ouverte à la presse, de M. Bruno Gérard, associé audit secteur public chez Ernst & Young France (jeudi 21 janvier 2026)
- 5. Audition, ouverte à la presse, de Mme Virginie Magnant, secrétaire générale des ministères sociaux (jeudi 21 janvier 2026)
- 6. Audition, ouverte à la presse, de MM. Thomas Wanecq, directeur, et Franck Arnaud, sous-directeur des synthèses, des études économiques et de l’évaluation de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) (mercredi 21 janvier 2026)
- 7. Audition, ouverte à la presse, de M. Alexis Klein, secrétaire général de la mission comptable permanente, et Mme Anne Fichen, sous-directrice des études et des prévisions financières de la direction de la sécurité sociale (jeudi 22 janvier 2026)
- 8. Audition, ouverte à la presse, de M. Jean-Pierre Viola, secrétaire général de la commission des comptes de la sécurité sociale. (jeudi 22 janvier 2026)
- 9. Audition, ouverte à la presse, de M. Fabrice Lenglart, directeur général de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) (jeudi 22 janvier 2026)
- 10. Audition, ouverte à la presse, de MM. Philippe Vincent, président de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, Maximilien Mézard, directeur de cabinet et délégué général, et Cyril Brogniart, directeur des hubs public, économie, protection sociale et services financiers du cabinet Grant Thornton. (mardi 27 janvier 2026)
- 11. Audition, ouverte à la presse, de M. Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie, M. Marc Scholler, directeur délégué audit, finances et lutte contre la Fraude, Mme Bintou Boité, directrice déléguée des systèmes d’information, Mme Aurélie Combas-Richard, directrice déléguée aux opérations, et Mme Veronika Levendof, chargée des relations avec le Parlement (mardi 27 janvier 2026)
- 12. Audition, ouverte à la presse, de M. Nicolas Grivel, directeur général de la Caisse nationale des allocations familiales, M. Laurent Treluyer, directeur des systèmes d’information, Mme Lorraine Canton, responsable de la sécurisation des activités à la direction comptable et financière, et Mme Klara Le Corre, chargée des relations institutionnelles. (mercredi 28 janvier 2026)
- 13. Audition, ouverte à la presse, de M. Renaud Villard, directeur général de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, Mme Véronique Puche, directrice déléguée au système d’information et au pilotage des transformations, et M. Thomas Gagniarre, directeur comptable et financier (mercredi 28 janvier 2026)
- 14. Audition, ouverte à la presse, de M. Damien Ientile, directeur de l’Urssaf Caisse nationale, Mme Camille L’Hernault, directrice comptable et financière, Mme Caroline Rossigneux-Meheust, secrétaire générale, et M. Jean-Baptiste Courouble, directeur des systèmes d’information. (jeudi 29 janvier 2026)
- 15. Audition, ouverte à la presse, de M. Maëlig Le Bayon, directeur général de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, Mme Aude Muscatelli, directrice générale adjointe, M. Cédric Bastelica, directeur comptable et financier, M. Jean-Michel Lamiaux, responsable de la mission Contrôle interne et conformité, et M. Macaire Lawin, directeur des systèmes d’information. (jeudi 29 janvier 2026)
- 16. Audition, ouverte à la presse, de Mme Amélie de Montchalin, ministre de l’action et des comptes publics. (mercredi 11 février 2026)
- 17. Audition, ouverte à la presse, de M. Franck von Lennep, conseiller maître à la Cour des comptes, ancien directeur de la sécurité sociale. (jeudi 12 février 2026)
- 18. Audition, ouverte à la presse, de M. Jean‑Pascal Beaufret, inspecteur général des finances à la retraite, ancien directeur général des impôts. (jeudi 12 février 2026)
- 19. Audition, ouverte à la presse, de Mmes Céline Roy, directrice des assurés de l’étranger, et Stéphanie Toussaint, responsable du service administratif national d’identification des assurés. (jeudi 12 février 2026)
- 20. Audition, ouverte à la presse, de Mme Françoise Le Fur, directrice générale, M. Jean‑François Le Guern, directeur comptable et financier, et M. Christophe Albou, directeur adjoint du Centre national des soins à l’étranger. (jeudi 12 février 2026)
- 21. Audition, ouverte à la presse, de M. Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration. (jeudi 12 février 2026)
- 22. Audition, ouverte à la presse, de M. Dominique Libault, président du Haut‑Conseil du financement de la protection sociale et directeur de l’École nationale supérieure de sécurité sociale.(jeudi 12 février 2026)
- 23. Audition, ouverte à la presse, de MM. Thomas Audigé, chef de l’Inspection générale des affaires sociales, et Laurent Habert, président du comité des pairs « protection sociale ».(lundi 23 février 2026)
- 24. Audition, ouverte à la presse, de MM. Éric Belfayol, chef de la mission interministérielle de coordination anti-fraude, et Pierre Barbier, chef de projet « Enjeux sociaux » (lundi 23 février 2026)
- 25. Audition, ouverte à la presse, de MM. Pierre Pribile, directeur de la sécurité sociale, et Morgan Delaye, adjoint au directeur et chef de service. (mardi 24 février 2026)
- 26. Audition, ouverte à la presse, de M. Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités, et de Mme Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées. (mardi 24 février 2026)
- 27. Audition, ouverte à la presse, de Mme Magali Mangin, directrice comptable et financière et de la maîtrise des risques de la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole, M. Jacques Bouldoires, directeur général du groupement d’intérêt économique iMSA, et M. Thibault Chauvel, directeur financement et comptabilité (mercredi 25 février 2026)
- 28. Audition, ouverte à la presse, de MM. Pierre Ricordeau, président du conseil d’administration de la Caisse d’amortissement de la dette sociale, et Philippe Petitbon, secrétaire général. (mercredi 25 février 2026)
- 29. Audition, ouverte à la presse, de MM. Nicolas Pouvreau-Monti, directeur général de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie, Grégoire Daubigny, directeur des relations institutionnelles, Lionel Ragot, professeur d’économie à l’université Paris Nanterre et conseiller scientifique au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII) , et Jean-Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales au sein de la direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales de l’Organisation de coopération et de développement économiques. (mercredi 25 février 2026)
- 30. Audition, ouverte à la presse, de M. Éric Badonnel, secrétaire confédéral de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) ; M. Joël Raffard, conseiller confédéral de la Confédération générale du travail (CGT) ; Mme Christelle Thieffinne, secrétaire nationale de la Confédération française de l’encadrement et Mme Anne Bernard, cheffe du service Economie et Protection sociale – Confédération générale des cadres (CFE‑CGC) ; MM. Léonard Guillemot, chef de file santé, assurance maladie et financement de la protection sociale, et Nassim Chibani, conseiller technique protection sociale de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) (mercredi 26 mars 2026)
- 31. Table ronde, ouverte à la presse, réunissant les organisations patronales : M. Patrick Martin, président, Mme Diane Milleron-Deperrois, directrice générale d’Axa santé et collectives et co-présidente de la commission protection sociale, Mme France Henry-Labordère, responsable du pôle social, Mme My‑Lan Nguyen, responsable du pôle affaires publiques, Mme Camilia M’Hamed-Saïd, conseillère auprès du président, et M. Antoine Bessière, chargé de mission protection sociale du Mouvement des entreprises de France (Medef) ; M. Amir Reza-Tofighi, président, M. Éric Chevée, vice-président en charge des affaires sociales, Mme Gwendoline Delamare-Deboutteville, directrice affaires sociales, et Mme Sandrine Bourgogne, secrétaire générale adjointe de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) ; M. Michel Picon, président, M. Christian Pineau, chef du service relations du travail, protection sociale et dialogue social, et Mme Thérèse Note, chargée des relations parlementaires de l’Union des entreprises de proximité (U2P) (mercredi 26 mars 2026)
Ce rapport porte sur un texte suivi par NosParlementaires.
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