- Sénateur de la Haute-Saône depuis le 1er octobre 2026, élu dès le premier tour le 27 septembre, sous l'étiquette Les Républicains.
- Né le 17 mai 1985, il a 41 ans. Seuls 21 des 348 sénateurs sont plus jeunes que lui.
- Avocat, il était jusqu'à son élection le collaborateur parlementaire du sénateur Alain Joyandet, auquel il succède.
- Maire de Vauconcourt-Nervezain depuis 2014, président de la communauté de communes des Quatre Rivières depuis 2020 et conseiller départemental depuis 2021.
- Membre du groupe Les Républicains, le premier groupe du Sénat.
- Membre de la commission des lois et vice-président de la délégation aux droits des femmes.
Pour sa première question d'actualité au gouvernement, le 14 octobre, Dimitri Doussot a choisi l'automobile. Deux semaines après son élection, le nouveau sénateur de la Haute-Saône a interpellé le gouvernement en plein salon mondial de l'automobile de Paris, où 24 des 65 exposants étaient, selon lui, des constructeurs chinois. Avocat de 41 ans, il succède à Alain Joyandet, dont il était le collaborateur parlementaire. Portrait en données d'un élu local qui siège désormais à la commission des lois, au moment où celle-ci prépare le projet de loi dit « casseurs-payeurs ».
Une première question sur l'automobile
Le 14 octobre, Dimitri Doussot rappelle au gouvernement que la filière automobile emploie 350 000 salariés en France. Les constructeurs allemands ont annoncé l'été dernier des plans sociaux « historiques », et la France « semble épargnée » pour l'instant, dit-il. Mais il désigne deux menaces : une « électrification à marche forcée » et une « concurrence chinoise effrénée ». Il demande des précisions sur l'accord avec l'Allemagne annoncé par Emmanuel Macron lors de sa visite au salon.
« Pouvez-vous nous assurer que le Gouvernement est véritablement en ordre de bataille pour défendre l'industrie automobile française avant qu'il n'y ait plus rien à protéger ? »
Dimitri Doussot au Sénat, le 14 octobre 2026, lors des questions d'actualité au gouvernement (compte rendu intégral).
La ministre déléguée Maud Bregeon, qui répondait à la place du ministre de l'Industrie Sébastien Martin, a assuré que le gouvernement était « en ordre de bataille ». L'accord franco-allemand porte selon elle sur la future législation européenne dite d'« accélérateur industriel » : l'argent public, aides comme commande publique, devra aller à des véhicules au contenu « réellement européen ». Dans sa réplique, le sénateur a réclamé « des mesures fortes » et cité un chiffre : 24 constructeurs chinois parmi les 65 exposants du salon cette année, contre 7 en 2024.
« Il nous faut donc nous mobiliser tous ensemble pour que cet événement demeure un salon mondial et ne devienne pas un salon chinois »
Réplique de Dimitri Doussot à la ministre, au Sénat, le 14 octobre 2026 (compte rendu intégral).
Du bureau d'Alain Joyandet au Sénat
Dimitri Doussot devient maire de Vauconcourt-Nervezain, petite commune de la Haute-Saône, en 2014. Il prend la présidence de la communauté de communes des Quatre Rivières en 2020, puis entre au conseil départemental en 2021, élu dans le canton de Dampierre-sur-Salon. Il se présente deux fois aux législatives dans la 1re circonscription de la Haute-Saône, en 2017 puis en 2022. Cette année-là, il arrive troisième avec 19,8 % des voix, derrière le candidat RN Antoine Villedieu, élu au second tour, et la députée sortante macroniste Barbara Bessot Ballot. Parallèlement, il travaille comme collaborateur du sénateur LR Alain Joyandet. Il prête serment comme avocat en janvier 2026.
Quand Alain Joyandet annonce qu'il ne se représente pas, deux élus LR se disputent sa succession : Dimitri Doussot et Frédéric Burghard, maire de Luxeuil-les-Bains. La fédération départementale se prononce pour le premier le 15 juin, lors d'un vote consultatif. La commission nationale d'investiture des Républicains confirme ce choix le 23 juin.
« Cette décision n'est absolument pas un désaveu pour Frédéric Burghard »
Dimitri Doussot après l'investiture des Républicains, cité par L'Est Républicain le 24 juin 2026.
Le 27 septembre, en Haute-Saône, les deux sièges se jouent au scrutin majoritaire. Pour être élu dès le premier tour, il faut la majorité absolue des suffrages exprimés, soit 472 voix, et le quart des inscrits. Les deux candidats LR passent ce seuil : le sénateur sortant Olivier Rietmann obtient 553 voix, Dimitri Doussot 536. Le socialiste Éric Houlley arrive troisième avec 315 voix. Barbara Bessot Ballot, son adversaire des législatives de 2022, n'en recueille que 76.
965 grands électeurs inscrits, 950 votants, 943 suffrages exprimés. Chaque électeur pouvait choisir deux noms : la somme des pourcentages dépasse donc 100 %. Source : ministère de l'Intérieur, résultats de la Haute-Saône.
Discipline et présence : un vote de groupe
Notre base compte 28 scrutins publics depuis son arrivée, du 13 au 22 octobre. Dimitri Doussot a voté dans 27 d'entre eux : 9 fois pour, 18 fois contre, toujours comme la majorité de son groupe. C'est la règle plus que l'exception au Sénat, où les scrutins publics se votent le plus souvent par groupe : les sénateurs LR suivent en moyenne la position de leur groupe dans 98,7 % des cas. La plupart de ses votes « contre » visaient des amendements de la gauche, sur l'accès aux soins des Ultramarins, l'abrogation du « code noir » ou les rapports locatifs.
Un scrutin manque à l'appel. Le 20 octobre, il figure parmi les sept sénateurs qui n'ont pas pris part au vote sur l'article 1er de la proposition de loi abrogeant le « code noir », adopté par 323 voix contre 0. Il a en revanche voté pour l'ensemble du texte, adopté par 320 voix contre 0. Son taux de participation s'établit ainsi à 96,4 %, sous la médiane des sénateurs (99,1 %) : 260 d'entre eux font mieux, souvent sur une période plus longue. Avec si peu de scrutins, un seul vote manqué suffit à le faire reculer.
Son agenda officiel compte huit jours et trente-huit heures depuis son élection : séances plénières, réunions de la commission des lois, dont l'audition du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez le 13 octobre, et une réunion de la délégation aux droits des femmes le 22 octobre. C'est davantage que la médiane des 64 sénateurs entrés en septembre (six jours et demi) ; seuls deux d'entre eux en comptent plus. Ces chiffres mesurent une activité, pas un taux. Le Sénat ne publie pas de données de sanctions individuelles dans notre base.
Il n'a encore déposé ni amendement en premier signataire ni question écrite. Il a cosigné deux amendements de sa collègue Jacqueline Eustache-Brinio sur le projet de loi relatif à la réparation des dommages commis dans l'espace public. Le premier, adopté en commission des lois, prévoit que les étrangers condamnés pour certaines violences ou dégradations graves soient interdits du territoire français pour dix ans au plus, sauf décision motivée du juge. Le second, rejeté, voulait rendre les élus qui ont appelé à ces violences responsables des dégâts, dans la limite de 10 000 euros.
Ses chantiers
Parcours express
Ses votes, amendements et questions apparaîtront sur la fiche de Dimitri Doussot à mesure que le Sénat les publiera. Retrouvez les résultats des sénatoriales en Haute-Saône, sa fiche de candidat, la composition du nouveau Sénat, la liste des 348 sénateurs par département, et comparez les sénateurs entre eux dans nos classements.