Qui est Nathalie Nieson ? Le portrait en 6 points
  • Sénatrice de la Drôme depuis le 1er octobre 2026, élue le 27 septembre à la tête d'une liste enregistrée « divers centre ».
  • Née le 26 mars 1969 à Lyon, elle a 57 ans. Sur 348 sénateurs, 224 sont plus âgés qu'elle.
  • Maire de Bourg-de-Péage de 2008 au 16 octobre 2026, réélue en mars dernier dès le premier tour avec 71,4 % des voix.
  • Ancienne députée socialiste de la 4e circonscription de la Drôme (2012-2017), passée depuis à Renaissance.
  • Membre du groupe RDPI, celui des sénateurs macronistes, où elle succède au sortant Bernard Buis.
  • Vice-présidente de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable.

Le 16 octobre, le conseil municipal de Bourg-de-Péage a élu Anna Place maire, par 26 voix sur 29. Elle succède à Nathalie Nieson, qui dirigeait la commune depuis dix-huit ans. Élue sénatrice le 27 septembre, celle-ci a dû renoncer à son écharpe : depuis 2014, un parlementaire ne peut plus être maire. Elle reste conseillère municipale. Deux jours plus tôt, elle prononçait au Sénat son premier discours, consacré aux finances des petites communes rurales. Portrait en données d'une ancienne députée socialiste qui siège désormais avec les macronistes.

349
voix pour sa liste sur 1 422 suffrages exprimés, soit 24,5 % et un des trois sièges de la Drôme
25 sur 25
votes conformes à la position du groupe RDPI depuis son arrivée
6 jours
de présence à l'agenda officiel du Sénat depuis son élection, autant que la médiane des 64 nouveaux sénateurs

Un premier discours pour les petites communes

Le 14 octobre, le Sénat examinait en deuxième lecture la proposition de loi créant une dérogation à la participation minimale pour la maîtrise d'ouvrage des communes rurales, déposée en 2023 par Dany Wattebled et Marie-Claude Lermytte. Aujourd'hui, une commune doit financer au moins 20 % d'un projet d'investissement. Le texte permet, sous conditions, d'abaisser ce reste à charge à 5 % pour les petites communes rurales. Nathalie Nieson y est intervenue au nom de son groupe, en « maire ».

« Une commune ne devrait jamais être trop petite pour pouvoir investir »

Nathalie Nieson au Sénat, le 14 octobre 2026, lors de la deuxième lecture de la proposition de loi sur la maîtrise d'ouvrage des communes rurales (compte rendu intégral).

Nathalie Nieson
Nathalie Nieson
RDPI (Renaissance)
Drôme, élue le 27 septembre

Elle a défendu un amendement de sa collègue Solanges Nadille, qu'elle avait cosigné : la commission réservait la dérogation environnementale aux travaux de protection contre les incendies, l'amendement l'étend à la prévention de tous les risques naturels majeurs, inondations et glissements de terrain compris. Il a été adopté. Le Sénat a ensuite voté le texte modifié, transmis le lendemain à l'Assemblée nationale pour une deuxième lecture.

« Dans mon département, 87 % des communes comptent moins de 2 000 habitants. Pour celles-ci, quelques milliers d'euros peuvent décider de la réalisation ou de l'abandon d'un projet essentiel »

Nathalie Nieson au Sénat, le 14 octobre 2026, lors de la deuxième lecture de la proposition de loi sur la maîtrise d'ouvrage des communes rurales (compte rendu intégral).

Nathalie Nieson
Nathalie Nieson
RDPI (Renaissance)
Drôme, élue le 27 septembre

De la mairie au Sénat, via le Parti socialiste et Renaissance

Nathalie Nieson entre au conseil régional de Rhône-Alpes en 2004 et devient maire de Bourg-de-Péage, commune d'environ 10 000 habitants voisine de Romans-sur-Isère, en 2008. En 2012, elle est élue députée de la 4e circonscription de la Drôme sous l'étiquette du Parti socialiste, avec 52,7 % des voix, et siège à la commission de la défense. Elle ne se représente pas en 2017, préférant se consacrer à sa commune. Elle quitte ensuite le PS et rejoint Renaissance, le parti d'Emmanuel Macron. Depuis 2020, elle préside aussi le syndicat départemental d'énergies, devenu Territoire Énergie Drôme.

En juin 2026, le sénateur macroniste sortant Bernard Buis renonce à se représenter et la désigne pour lui succéder, selon Le Dauphiné libéré. Sa liste, enregistrée en préfecture comme « divers centre », obtient 349 voix. La liste de droite de la sénatrice sortante Marie-Pierre Mouton en recueille 640 et prend deux sièges, dont celui de Florent Brunet.

Sénatoriales dans la Drôme, 27 septembre 2026 : voix par liste (trois sièges à la proportionnelle)
Marie-Pierre Mouton (divers droite, avec Florent Brunet)
640 (45,0 %, 2 sièges)
Nathalie Nieson (divers centre)
349 (24,5 %, 1 siège)
Pascale Rochas (union de la gauche)
253 (17,8 %)
Françoise Seignobos (RN)
102 (7,2 %)
Laura Marchelli (LFI)
57 (4,0 %)
Pascale Vincent (extrême droite)
21 (1,5 %)

1 444 grands électeurs inscrits, 1 422 suffrages exprimés. Pourcentages calculés sur les exprimés. Source : ministère de l'Intérieur, résultats de la Drôme.

Le calcul ne laissait guère de doute. La liste de droite obtient un premier siège au quotient. Le deuxième revient à Nathalie Nieson, dont la moyenne (349) dépasse celle de la droite (640 divisé par deux, soit 320). Le troisième se joue entre la droite (320) et la liste d'union de la gauche (253) : il a manqué 68 voix à la gauche, qui n'a plus aucun sénateur dans la Drôme.

Discipline et présence : un vote de groupe

Notre base compte 25 votes de Nathalie Nieson en scrutin public depuis son arrivée, du 13 au 21 octobre : sur les stocks de médicaments, l'accès aux soins des Ultramarins, l'abrogation du « code noir », les ingérences étrangères ou les rapports locatifs. Elle a voté pour 17 fois et contre 8 fois, toujours comme la majorité de son groupe. C'est la norme au Sénat, où les scrutins publics se votent le plus souvent par groupe : les 16 sénateurs du RDPI suivent en moyenne la position de leur groupe dans 97,7 % des cas, et 7 d'entre eux dans 100 % des cas.

25 votes exprimés
25 votes alignés (100 %)avec la position majoritaire du groupe RDPI, du 13 au 21 octobre 2026
0 vote divergenttrop tôt pour mesurer une indépendance : 25 scrutins seulement

Elle a cosigné quatre amendements, tous déposés par des collègues de son groupe : celui sur les risques naturels, adopté, et trois sur l'accès aux soins des Ultramarins, rejetés. Le premier de ces trois visait à rétablir l'article 1er dans la version votée par l'Assemblée nationale ; présenté en même temps que des amendements identiques de la gauche, il a été repoussé par 182 voix contre 144. Elle n'a encore déposé ni amendement en premier signataire ni question écrite.

Son agenda officiel compte six jours et vingt-deux heures depuis son élection : la séance d'ouverture du 1er octobre, trois réunions de sa commission (7, 13 et 14 octobre), les questions au gouvernement des 14 et 21 octobre et les séances des 14 et 20 octobre. C'est exactement la médiane des 64 sénateurs entrés en septembre ; 26 d'entre eux en comptent davantage, 22 moins. Ces chiffres mesurent une activité, pas un taux. Le Sénat ne publie pas de données de sanctions individuelles dans notre base.

« Prévenir coûtera toujours moins cher, humainement comme financièrement, que réparer »

Nathalie Nieson au Sénat, le 14 octobre 2026, en évoquant les incendies de l'été dans le Diois (compte rendu intégral).

Nathalie Nieson
Nathalie Nieson
RDPI (Renaissance)
Drôme, élue le 27 septembre

Ses chantiers

🏘️
Voté au Sénat en deuxième lecture le 14 octobre, avec l'amendement sur les risques naturels qu'elle a cosigné. Le texte repart à l'Assemblée nationale.
🔥
La prévention des risques naturels
Elle cite les incendies de l'été dans le Diois pour plaider l'investissement préventif des communes, dans une commission chargée de l'environnement et des risques.
🏝️
L'accès aux soins des Ultramarins
Trois amendements cosignés pour revenir au texte de l'Assemblée, rejetés. La proposition de loi a été adoptée au Sénat par 248 voix contre 0.
⚡
L'énergie dans les territoires
Présidente de Territoire Énergie Drôme depuis 2020, elle siège dans la commission chargée de l'aménagement du territoire et de l'environnement.
La nuance. Sur les bulletins, la liste de Nathalie Nieson était enregistrée « divers centre », et son numéro deux, Pierre-Jean Veyret, venait de Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann, dont il s'est mis en retrait, selon Le Dauphiné libéré. Au Sénat, elle a rejoint le groupe macroniste et en a suivi la position sur ses 25 premiers votes. Autre point : la fiche officielle du Sénat la présente encore, au 22 octobre, comme maire de Bourg-de-Péage et vice-présidente de Valence Romans Agglo. Cette vice-présidence d'intercommunalité est elle aussi incompatible avec un mandat de sénateur.

Parcours express

26 mars 1969
Naissance à Lyon.
2004
Élue conseillère régionale de Rhône-Alpes.
Mars 2008
Devient maire de Bourg-de-Péage.
Juin 2012
Élue députée socialiste de la 4e circonscription de la Drôme avec 52,7 % des voix. Elle quitte le conseil régional.
Juin 2017
Ne se représente pas aux législatives.
2020
Prend la présidence du syndicat départemental d'énergies de la Drôme.
15 mars 2026
Réélue maire dès le premier tour, avec 71,4 % des voix.
27 septembre 2026
Élue sénatrice de la Drôme avec 349 voix ; elle succède à Bernard Buis.
14 octobre 2026
Premier discours au Sénat, sur la participation minimale des communes rurales.
16 octobre 2026
Anna Place lui succède à la mairie de Bourg-de-Péage.

Ses votes, amendements et questions apparaîtront sur la fiche de Nathalie Nieson à mesure que le Sénat les publiera. Retrouvez les résultats des sénatoriales dans la Drôme, sa fiche de candidate, le portrait de l'autre nouvel élu du département, Florent Brunet, la composition du nouveau Sénat, la liste des 348 sénateurs par département, et comparez les sénateurs entre eux dans nos classements.