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Créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap

Proposition de loi Adopté en commission

Proposée par Nadège Abomangoli (LFI-NFP)

Les rapports parlementaires sur ce texte

Répartition des amendements

Par groupe Par statut
EN_TRAITEMENT 13

Amendements (13)

Art. TITRE 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

La scolarisation des enfants en situation de handicap mérite mieux qu’une opération politique. En faisant de cette cause un argument de campagne, les auteurs de ce texte prennent en otage des familles et des accompagnantes qui attendent des solutions concrètes, non des slogans. Cet amendement le rappelle.

Dispositif

Rédiger ainsi le titre : 

« visant à instrumentaliser la cause des enfants en situation de handicap à des fins partisanes ».

Art. TITRE 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Ce texte engage l’État pour des décennies, traitements, carrières et pensions compris, sans qu’aucune évaluation sérieuse de son coût ne soit présentée à la représentation nationale. Créer un corps entier de fonctionnaires d’un trait de plume, dans un pays dont la dette dépasse les 3 000 milliards d’euros est inenvisageable. Cet amendement donne au titre l’honnêteté budgétaire qui manque au dispositif.

Dispositif

Rédiger ainsi le titre :

« visant à créer plus de cent mille fonctionnaires supplémentaires sans en évaluer le coût ».

Art. TITRE 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Chaque fonctionnaire recruté est un engagement de l’État sur plus de soixante ans, retraite comprise. Ce texte ne dit pas comment il sera financé, si ce n’est par un gage de pure forme. Ce sont nos enfants, ceux-là mêmes qu’on prétend protéger, qui en paieront le prix comme toujours.

Dispositif

Rédiger ainsi le titre : 

« visant à transmettre la facture aux générations futures ».

Art. TITRE 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Ce que demandent les accompagnantes, c’est d’abord de pouvoir travailler à temps plein et vivre de leur métier. Des contrats à durée indéterminée mieux rémunérés, des temps complets construits avec le périscolaire et une gestion de proximité y répondraient plus vite et plus sûrement qu’un statut figé pour quarante ans.

Dispositif

Rédiger ainsi le titre : 

« visant à fonctionnariser à vie plutôt qu’à améliorer les conditions de travail ».

Art. APRÈS ART. PREMIER 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Les AESH réalisent un travail essentiel pour l'Ecole, puisqu'ils participent à l'intégration des élèves en situation de handicap. Néanmoins, leur situation est pour le moins précaire : revenus faibles du fait d'un temps partiel fréquent, formation encore insuffisante, contrats à durée déterminée, contraintes de mobilité entre plusieurs établissements.

Si nous rejetons la fausse solution de la création d'un corps de fonctionnaires, nous souhaitons qu'un état des lieux clair soit établi sur la situation qui est celle de ces femmes et de ces hommes qui, chaque jour, dans nos établissements scolaires, aident les élèves qui en ont besoin. Un tel rapport permettrait de mettre au jour des solutions concrètes et réalistes afin d'améliorer leur situation et, en conséquence, celle des élèves en situation de handicap.

Le présent amendement demande donc un rapport sur la situation des accompagnants d'élèves en situation de handicap : niveau de revenus, niveau de formation, situation contractuelle, contraintes de mobilité entre plusieurs établissements.

Dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la situation des accompagnants d’élèves en situation de handicap. Ce rapport analyse notamment leur niveau de revenus, leur niveau de formation, leur situation contractuelle, leurs contraintes de mobilité entre plusieurs établissements.

Art. APRÈS ART. PREMIER 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) jouent un rôle essentiel dans la mise en œuvre de l’école inclusive. Leur engagement quotidien auprès des élèves en situation de handicap contribue directement à garantir leur accès aux apprentissages, à leur autonomie et à leur pleine participation à la vie scolaire.

Pourtant, les rémunérations de ces professionnels demeurent insuffisantes au regard des responsabilités exercées et de l’importance de leurs missions. La faiblesse des rémunérations constitue un facteur de précarité et nuit à l’attractivité d’un métier indispensable au bon fonctionnement du service public de l’éducation.

Si la reconnaissance des AESH passe indéniablement par une amélioration de leur statut, comme le souhaite cette proposition de loi, elle nécessite également une revalorisation de leur rémunération.

À ce titre, la grille indiciaire actuelle nécessite une réflexion approfondie, tant sur le niveau des indices que sur la durée de progression entre les échelons, afin de permettre une évolution salariale plus juste et plus attractive tout au long de la carrière.

Le présent amendement demande au Gouvernement de remettre au Parlement un rapport évaluant les possibilités de revalorisation de la grille de rémunération des AESH, afin d’identifier les évolutions susceptibles d’améliorer durablement leur rémunération et leurs perspectives de carrière.

Dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les possibilités de revalorisation de la grille de rémunération des accompagnants des élèves en situation de handicap, portant notamment sur le niveau des indices de rémunération et sur la durée de passage entre les échelons.

Art. APRÈS ART. PREMIER 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

La présente proposition de loi crée un corps de fonctionnaires pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap de l’Éducation nationale. Elle laisse pourtant de côté les élèves scolarisés dans l’enseignement agricole (lycées agricoles publics et privés, maisons familiales rurales), qui relèvent du ministère de l’Agriculture.

L’exposé des motifs reconnaît lui-même que les personnels qui accompagnent ces élèves ont un statut dérogatoire « particulièrement précaire » et qu’il faudra leur étendre les nouveaux droits. Le texte ne prévoit pourtant rien pour eux. Il créerait ainsi deux catégories d’accompagnants pour un même métier, selon que l’élève est scolarisé dans un lycée général ou dans un lycée agricole.

Les territoires ruraux, où l’enseignement agricole accueille une part importante des élèves en situation de handicap, seraient les premiers pénalisés. Cet amendement demande au Gouvernement d’évaluer la situation de ces personnels et les conditions d’une égalité de traitement.

Dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la situation des personnels chargés de l’accompagnement des élèves en situation de handicap dans les établissements d’enseignement agricole publics et privés. Ce rapport évalue leurs conditions d’emploi et de rémunération ainsi que les conditions dans lesquelles ils pourraient bénéficier de garanties équivalentes à celles prévues par la présente loi.

Art. TITRE 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

À quelques mois de l’élection présidentielle, le groupe auteur de ce texte promet le statut de fonctionnaire à une profession entière. La ficelle est grosse. On ne réforme pas l’école pour elle-même, on se constitue une clientèle. Cet amendement nomme ce que ce texte est réellement.

Dispositif

Rédiger ainsi le titre : 

« de clientélisme électoral à l’approche de l’élection présidentielle ».

Art. ART. PREMIER 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Cet amendement vise à supprimer l’article 1er, qui crée un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et prévoit la titularisation immédiate des agents en poste au 1er septembre 2026.

Les AESH sont l’un des maillons essentiels de la promesse d’inclusion scolaire, puisqu’ils rendent possible la scolarisation en milieu ordinaire. Ils méritent à ce titre une reconnaissance accrue, une formation sérieuse et une meilleure rémunération. Or, la fonctionnarisation ne répond pas aux difficultés qu’ils rencontrent. Elle alourdirait et rigidifierait la gestion de ces personnels, alors que leur mission exige au contraire une grande capacité d’adaptation aux besoins particuliers des élèves et aux réalités des territoires.

En effet, le recrutement par concours prévu par cet article dégraderait la situation des agents. Les lauréats seraient affectés dans l’un des départements de l’académie, sans garantie de rester dans leur département de résidence. Il en résulterait des trajets plus longs, des contraintes familiales accrues et un risque d’affectation sur plusieurs établissements. La gestion départementale actuelle permet au contraire de rester au plus près des vœux et de la vie des agents. Le concours n’offrirait en outre aucune garantie de formation, enjeux primordiaux pour les AESH. 

Pour consolider la fonction d'AESH, il faut notamment renforcer la formation en comptabilisant celle-ci à sa juste place au sein des heures travaillées, ce qui apporterait également une réponse à l'incomplétude de leur temps de travail. 

Si la précarité de la situation des AESH et leur importance au sein de notre système scolaire sont incontestables, cet article apporte une réponse imprécise et mal calibrée. Il convient donc de le supprimer.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. ART. PREMIER 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Les AESH rendent à la collectivité nationale, à l’école et aux élèves porteurs de handicaps d’immenses services. Dans des conditions souvent difficiles, parfois ingrates, ils accompagnent des élèves de manière admirable. Ils méritent que leur engagement au service de l’école inclusive soit reconnu et valorisé.

La présente PPL de fonctionnarisation prétend répondre à cet impératif mais n’est qu’un faux semblant qui non seulement ne règle rien, mais n’est pas financable et serait une source de dysfonctionnements du service d’inclusion scolaire.

La question du statut d’emploi des AESH mérite beaucoup mieux qu’une proposition démagogique.

Nous proposons quant à nous un véritable cadre d’emploi, un référentiel métier reconnu au RNCP, une CDIsation au bout d’une année d’exercice, un emploi rémunéré à temps plein, une formation initiale solide et une formation continue obligatoire, un cadre d’emploi impliquant des perspectives de carrière.

Nos propositions, contrairement au texte qui nous est proposé, sont opératoires, soutenables et répondent au souhait légitime de reconnaissance de ces agents contractuels de la fonction publique de l’Etat.

C’est pourquoi le groupe Rassemblement national propose de supprimer cet article.

Dispositif

Supprimer cet article.

Art. APRÈS ART. PREMIER 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) occupent une place essentielle dans la mise en œuvre de l’école inclusive. Par leur engagement quotidien, ils contribuent à l’accès aux apprentissages, à l’autonomie et à la participation des élèves en situation de handicap à la vie scolaire.

Pourtant, leur métier demeure marqué par une précarité persistante, notamment en raison de temps de travail souvent limités, impactant directement leur rémunération et leurs perspectives professionnelles.

La présente proposition de loi, en visant à créer un corps de fonctionnaires pour les AESH, entend apporter une réponse à la situation de ces professionnels et reconnaître pleinement leur rôle au sein du service public de l’éducation.

Cette reconnaissance doit également passer par une réflexion sur l’organisation de leur temps de travail et sur les missions réalisées qui devraient être prises en compte dans leur temps de travail.

En effet, le temps d’accompagnement directement effectué auprès des élèves ne résume pas l’ensemble des tâches effectuées par les AESH. La préparation des interventions, la concertation avec les équipes pédagogiques et la participation au suivi des élèves constituent des activités indispensables à la qualité de l’accompagnement proposé. Ces missions doivent donc pouvoir être prises en compte dans leur temps de travail.

Le présent amendement demande donc au Gouvernement de remettre au Parlement un rapport sur les possibilités d’évolution des missions et du temps de travail des AESH, afin de favoriser l’accès à des emplois à temps complet et de contribuer à une meilleure reconnaissance de ces professionnels.

Dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les possibilités d’élargissement des missions confiées aux accompagnants des élèves en situation de handicap, afin de leur permettre d’accéder à un emploi à temps complet, dans le respect de leurs compétences et des besoins des élèves accompagnés.

Art. APRÈS ART. PREMIER 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Le présent amendement vise à évaluer l'effectivité de l'égalité d'accès à l'école inclusive dans les territoires ruraux.
 
Le droit à l'éducation des enfants en situation de handicap doit être garanti indépendamment de leur lieu de résidence. Pourtant, l'existence d'un droit à la scolarisation ne signifie pas nécessairement que les familles disposent, sur l'ensemble du territoire national, des mêmes possibilités concrètes d'accompagnement et d'orientation.
 
La mise en œuvre de l'école inclusive repose en effet sur un ensemble de dispositifs, de personnels spécialisés et de ressources médico-sociales dont l'implantation territoriale peut être inégale.
 
Dans les territoires ruraux, l'éloignement des structures, les contraintes de transport, les difficultés de recrutement et la dispersion géographique des établissements scolaires sont susceptibles de limiter les possibilités effectives de scolarisation des élèves en situation de handicap.
 
Ces contraintes peuvent notamment conduire les familles à accepter une orientation éloignée du domicile, à supporter des temps de transport importants ou à ne pas pouvoir bénéficier d'une modalité d'accompagnement correspondant pleinement aux besoins de leur enfant.
 
Il apparaît donc indispensable de déterminer si les élèves vivant dans les territoires ruraux disposent réellement d'une diversité de solutions de scolarisation comparable à celle proposée dans les territoires urbains.
 
Cette évaluation ne saurait se limiter au nombre de dispositifs présents dans chaque département. Elle doit également mesurer leur accessibilité géographique, leurs capacités d'accueil, les délais d'accès, la disponibilité des professionnels et l'adéquation des réponses apportées aux besoins individuels des élèves.
 
L'évaluation demandée permettra ainsi de mieux apprécier le lien entre les inégalités territoriales d'accès à l'école inclusive et les conditions d'exercice des personnels chargés de l'accompagnement.
 
Elle devra également examiner les écarts entre les orientations décidées en fonction des besoins des élèves et les solutions effectivement accessibles aux familles.
 
L'objectif du présent amendement est de vérifier que le principe d'égalité devant le service public de l'éducation se traduit par une égalité réelle d'accès aux dispositifs et aux accompagnements.
 
La réussite de l'école inclusive ne peut être appréciée uniquement au regard du nombre d'élèves scolarisés en milieu ordinaire. Elle suppose également que chaque élève puisse bénéficier, à une distance et dans des conditions raisonnables, d'un parcours adapté à ses besoins.
 

Dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’effectivité du principe d’égalité d’accès à la scolarisation des élèves en situation de handicap dans les territoires ruraux, au regard notamment de la diversité, de la disponibilité et de l’accessibilité des dispositifs d’inclusion scolaire et d’accompagnement existants.

Ce rapport établit une comparaison entre les territoires ruraux, périurbains et urbains, en tenant compte des caractéristiques géographiques, démographiques et socio-économiques de ces territoires.

Il évalue notamment :

1° Les différences territoriales d’implantation, de répartition et de capacité d’accueil des dispositifs contribuant à la scolarisation des élèves en situation de handicap.

2° Les différences de disponibilité des accompagnants des élèves en situation de handicap, les délais de mise en œuvre de l’accompagnement humain notifié, les taux de couverture des besoins et les difficultés de recrutement, de fidélisation et de remplacement des personnels selon les territoires ;

3° Les conséquences des contraintes géographiques sur les conditions de travail des accompagnants des élèves en situation de handicap, notamment la multiplication des lieux d’affectation, les déplacements professionnels, les temps de trajet, les amplitudes horaires et les difficultés d’accès à la formation continue ;

4° Les distances et temps de transport imposés aux élèves en situation de handicap pour accéder aux dispositifs correspondant à leurs besoins, ainsi que leurs conséquences sur l’assiduité, les apprentissages, le bien-être et la continuité des parcours scolaires ;

5° Les écarts territoriaux dans l’accès aux professionnels et services médico-sociaux, notamment aux services d’éducation spéciale et de soins à domicile, aux équipes mobiles d’appui médico-social à la scolarisation et aux professionnels de santé intervenant dans l’accompagnement des élèves ;

6° Les différences d’accès aux adaptations pédagogiques, aux équipements spécialisés, aux matériels pédagogiques adaptés et aux ressources humaines nécessaires à la mise en œuvre effective des projets personnalisés de scolarisation ;

7° Les situations dans lesquelles les familles sont conduites, en raison d’une offre insuffisante ou trop éloignée, à accepter une modalité de scolarisation ne correspondant pas pleinement aux besoins de leur enfant, à réduire son temps de scolarisation ou à renoncer à certaines possibilités d’accompagnement ;

8° Les effets de la répartition territoriale des moyens consacrés à l’école inclusive sur l’égalité des chances, la continuité des parcours et la qualité de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

Le rapport présente des données territorialisées, à l’échelle départementale et, lorsque les données disponibles le permettent, à celle des bassins de vie, en distinguant les différentes catégories de territoires ruraux.

Il identifie les éventuelles inégalités d’accès résultant de l’éloignement géographique, de l’insuffisance des capacités d’accueil, du manque de professionnels ou des modalités de répartition des moyens.

Il distingue les besoins effectivement satisfaits, les besoins partiellement satisfaits et les besoins demeurant sans réponse adaptée. 

Art. TITRE 25/10/2026 EN_TRAITEMENT

Exposé des motifs

Depuis quarante ans, chaque difficulté de l’action publique reçoit la même réponse : davantage d’agents, davantage de statuts, davantage de dépense. Les résultats ne suivent pas. Le problème des AESH tient à l’organisation de leur temps de travail et à la gestion de leurs affectations, non à l’absence d’un statut à vie. Cet amendement corrige le titre en conséquence.

Dispositif

Rédiger ainsi le titre : 

« visant à étendre encore la fonction publique au lieu de la réformer ».

Scrutins (0)

Aucun scrutin lié à ce texte.