Effectifs infirmiers prévisionnels (2050) et disparités territoriales
Christophe BentzRN
Député — Haute-Marne (1)
La question
M. Christophe Bentz interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l'accès aux soins, sur les projections relatives aux effectifs d'infirmiers en 2050, telles que révélées par la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) dans une publication du 16 janvier 2025. Si ces projections annoncent une augmentation significative du nombre d'infirmiers dans les années à venir, cette hausse apparaît néanmoins insuffisante au regard des besoins croissants d'une population vieillissante. La situation soulève des interrogations légitimes sur la capacité du système de santé à maintenir un niveau de soins optimal pour l'ensemble des concitoyens. Les données présentées par la DREES mettent de plus en lumière des disparités importantes selon le mode d'exercice : hôpital public, secteur privé, domaine social et médico-social, exercice libéral. Ces projections nationales ne permettent cependant pas d'appréhender les potentielles disparités territoriales dans la répartition des professionnels de santé, ni d'anticiper les besoins spécifiques de chaque territoire. M. le député demande donc à M. le ministre quels outils de mesure il compte adopter pour évaluer l'adéquation entre l'offre de soins infirmiers et les besoins de santé spécifiques à chaque territoire. Il souhaite également connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour adapter le nombre de places en formation aux besoins prévisionnels de la population et ajuster ainsi la répartition des effectifs infirmiers sur l'ensemble du territoire.
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 25/08/2026Le nombre et la répartition des infirmiers sur le territoire constituent un enjeu essentiel pour garantir l'accès aux soins. Afin d'accompagner l'augmentation des capacités de formation, le protocole État-régions signé en mars 2022 a permis d'allouer, via la loi de finances, une fraction de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques aux régions. Ce financement a contribué à consolider l'offre de formation des instituts paramédicaux, notamment en prolongeant l'effort engagé dans le cadre du plan de relance. Ce dispositif soutient l'adaptation des capacités de formation aux besoins exprimés localement, en tenant compte des évolutions démographiques, des dynamiques territoriales et des tensions en matière de ressources humaines en santé. Par ailleurs, des travaux sont en cours pour améliorer l'anticipation des besoins en ressources humaines dans le secteur de la santé, afin d'ajuster plus finement l'offre de formation, soutenir l'attractivité des métiers, et garantir une répartition cohérente des professionnels sur l'ensemble du territoire. La refonte du référentiel de formation infirmier, en lien avec le ministère de l'enseignement supérieur, doit permettre d'adapter la formation aux nouvelles compétences des infirmiers et de mieux accompagner les étudiants. Dans ce cadre, un travail d'analyse des causes d'abandon est conduit pour identifier les évolutions possibles. La gestion des formations infirmières relève néanmoins des compétences des régions avec lesquelles il convient de construire une projection à court, moyen et long terme.
Source : questions.assemblee-nationale.fr ↗
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