Logement social
Pascal SavoldelliCRCE-K
Sénateur — Val-de-Marne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 18/10/2017J'entends et peux comprendre votre question. Je respecte les sensibilités diverses et l'expression de la rue. Je me suis d'ailleurs rendu au congrès de l'Union sociale pour l'habitat, l'USH, où – la vie démocratique est ainsi faite – j'ai passé un bon moment… (Sourires.)
Encore une fois, nous portons une responsabilité collective sur ces questions. Le Sénat apporte sa contribution depuis des années en menant de nombreux travaux sur le logement dont nous tiendrons le plus grand compte.
Je ne vais pas m'abriter derrière les rapports de la Cour des comptes, je sais ce que d'aucuns ici peuvent en penser, y compris au sein de votre groupe, monsieur Savoldelli, mais tout de même… J'ai souvent entendu parler ici des « dodus dormants ». Cela ne veut pas dire que toutes les structures HLM sont en difficulté, mais, très simplement, qu'il y a une grande diversité. C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de restructurer et de mutualiser ces organismes.
M. Pierre Ouzoulias. Plus de 4 milliards pour les riches !
M. Gilbert Roger. Où est la rente ?
M. Jacques Mézard, ministre. Ma porte, comme celle du secrétaire d'État, est toujours ouverte pour dialoguer avec les bailleurs sociaux et elle le restera ! M. le Premier ministre a fait des propositions de compensation qui ne sont pas neutres. Je vais poursuivre ce dialogue avec l'ensemble du Gouvernement. Je suis certain que nous trouverons, c'est le cas de le dire, des solutions constructives. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Pascal Savoldelli, pour la réplique.
M. Pascal Savoldelli. Mes chers collègues, vous apprécierez la réponse à ma question…
Je vous rappelle, monsieur le ministre, que la dette de l'État envers les organismes HLM s'élève à 2 milliards d'euros. (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)
Vous faites ces économies pour financer votre réforme de l'ISF : c'est une politique de classe.
Pour reprendre les mots de Jules Renard, « si on doit fêter votre politique du logement, la plus grande pièce sera la salle d'attente ! » (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et du groupe socialiste et républicain, ainsi que sur des travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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