Possible abaissement de la limitation de vitesse sur les routes secondaires
J Jean-Claude LucheUC Sénateur — AveyronLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 15/12/2017M. Gilbert Bouchet. C'est reparti !
M. Benjamin Griveaux, secrétaire d'État. Depuis le début de l'année, sur les routes de l'Aveyron, vingt personnes sont mortes. Au-delà de celles qui ont perdu la vie, quelque 72 000 personnes ont été blessées, avec des séquelles physiques, parfois visibles, ou psychologiques importantes. Tous ceux qui, parmi vous, se sont rendus dans un service hospitalier de grands accidentés de la route savent la souffrance que connaissent tant les blessés que leurs proches.
Après douze années de baisse, nous connaissons, depuis 2014, une hausse de la mortalité routière.
M. Gilbert Bouchet. Mais sur quelles routes ?
M. Benjamin Griveaux, secrétaire d'État. Devons-nous nous y résigner ?
Dans le domaine de la sécurité routière, l'histoire nous a enseigné quelque chose : seules les mesures de rupture, c'est-à-dire des changements de comportement, produisent des effets.
M. Gilbert Bouchet. Ce n'est pas une mesure de rupture !
M. Benjamin Griveaux, secrétaire d'État. Quand je m'asseyais, enfant, à l'arrière de la voiture (Exclamations ironiques sur les travées du groupe Les Républicains.), mes parents ne se souciaient vraisemblablement pas du port de la ceinture de sécurité ; je suis certain que, aujourd'hui, pas une seule personne, sur vos travées, n'omet de se retourner, avant d'actionner le démarreur, pour s'assurer que ses enfants sont bien attachés. C'est donc bien une bataille culturelle qu'il faut mener.
Le Premier ministre réunira, au début du mois de janvier prochain, un comité interministériel à la sécurité routière. Il a indiqué être, à titre personnel, favorable à l'abaissement de 10 kilomètres par heures de la vitesse sur les routes bidirectionnelles sans séparateur de voies. Le secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner, indiquait que 300 à 400 vies pourraient être épargnées chaque année.
M. Gilbert Bouchet. Nous voulons des preuves !
Mme la présidente. Veuillez conclure, monsieur le secrétaire d'État.
M. Benjamin Griveaux, secrétaire d'État. D'autres éléments de comportement pourront également être discutés ; je suis certain que vous y serez sensibles. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche. – MM. Jean-Pierre Sueur et Bernard Lalande applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
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