Aller au contenu
nosparlementaires.

Les votes. Les textes.
Les visages du pouvoir.

Soutenir
Question écrite ✓ Répondue le 20/06/2019 #23#

Dangerosité des prescriptions de psychostimulants chez les enfants considérés hyperactifs

Posée le 21/02/2019 · Ministère interrogé : Solidarités et santé

Annick Billon Annick BillonUCI Sénatrice — Vendée

La question

Mme Annick Billon interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l'augmentation inquiétante des prescriptions de psychostimulants aux enfants dits hyperactifs en France. Les médicaments à base de méthylphénidate prescrits contre les troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité (TDAH) chez l'enfant et l'adolescent sont la Ritaline (Novartis), le Quazym (Shire), le Concerta (Janssen-Cilag), le Medikinet (HAC Pharma). Selon la caisse primaire d'assurance-maladie, le nombre de boîtes de psychostimulants remboursées par la sécurité sociale est passé de 503 956 en 2012 à 813 413 en 2017, soit une augmentation de plus de 61 % en seulement cinq ans. Or, selon des sources indépendantes issues du milieu médical, l'efficacité de ces médicaments serait limitée et les risques établis. La revue Prescrire dénonce notamment le fait que les effets indésirables du méthylphénidate n'aient pas été étudiés dans des essais comparatifs, or des troubles cardiovasculaires et neuropsychiques ont été constatés. Ce médicament serait par ailleurs à l'origine d'hallucinations et d'autres symptômes psychotiques chez certains patients. Alors que les études évoquant la dangerosité de ces amphétamines ne cessent d'affluer, elle souhaiterait connaître les mesures qu'elle compte entreprendre afin de diminuer la consommation de psychostimulants chez les enfants.

✓ Réponse du gouvernement

Publiée le 20/06/2019
Le méthylphénidate est indiqué chez l'enfant dans le traitement des troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Ce traitement s'accompagne d'effets indésirables cardiaques, neuro-psychologiques et cardiovasculaires lors d'un usage à long terme pour une efficacité jugée parfois modeste sur les symptômes de l'hyperactivité, de la qualité de vie et du comportement scolaire. Le rapport « Méthylphénidate : données d'utilisation et de sécurité d'emploi en France », publié en 2017 par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), mentionne en pages 10 et 11 que l'utilisation du méthylphénidate en France restait faible au regard de la prévalence de la maladie et bien inférieure à celle observée dans d'autres pays européens dont le Royaume-Uni, La Norvège, la Suède et le Danemark. La consommation de méthylphénidate est très encadrée en France. Elle est néanmoins en croissance. Dans ces conditions et consciente des inquiétudes qui persistent sur la santé des enfants traités à long terme et du recours croissant à ce traitement, la ministre des solidarités et de la santé sollicite l'ANSM pour disposer d'un état des lieux actualisé et des actions mises en œuvre.

Source : senat.fr ↗

Autres questions de Annick Billon

Suites données au projet d'interdiction de la publicité auprès du grand public pour les dispositifs médicaux d'optique remboursés.

Question écrite · 01/10/2026

En attente

Vérification de l'identité des plaisanciers

Question écrite · 27/08/2026

En attente

Renouvellement annuel du certificat médical des surveillants de baignade

Question écrite · 27/08/2026

En attente

Sécurisation juridique du crédit d'impôt en faveur des métiers d'art

Question écrite · 16/07/2026

En attente
← Retour à la fiche de Annick Billon