Marche pour le climat
Jean-François HussonLes Républicains
Sénateur — Meurthe-et-Moselle
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 22/03/2019Ces marches sont importantes, les débats le sont également. J'ai à l'esprit celui qui s'est tenu à Gréoux-les-Bains avec le Président de la République et de nombreux jeunes, qui l'ont interpellé à ce sujet.
Demain, avec Jean-Michel Blanquer, François de Rugy, Brune Poirson et Gabriel Attal, nous rencontrerons des lycéens qui ont également participé à des débats dans leurs établissements.
Il ne s'agit pas d'être opposé les uns aux autres, mais d'agir ensemble pour cette transformation écologique. Au ministère de la transition écologique, nous sommes à la tâche tous les jours, nous n'avons pas attendu ces mobilisations pour travailler. Nous sommes déterminés.
Nous avançons en matière énergétique : la programmation pluriannuelle de l'énergie a été présentée récemment. En 2020 fermeront les deux premiers réacteurs nucléaires en France, à Fessenheim ; nous avons signé le projet de territoire.
M. Gérard Longuet. Ce n'est pas intelligent !
Mme Emmanuelle Wargon, secrétaire d'État. D'ici à 2022 fermeront les quatre centrales à charbon qui fonctionnent encore en métropole. Cette transition est en cours, elle se fait avec les territoires, que nous accompagnons.
Nous créons l'Office français de la biodiversité, nous mettons en place le onzième parc naturel, nous partageons mieux la ressource en eau, au travers des Assises de l'eau, nous avons présenté une feuille de route de l'économie circulaire qui arrivera prochainement devant l'Assemblée nationale et le Sénat et qui va nous permettre d'être ambitieux sur ce sujet.
Comme l'a dit le Président de la République à Gréoux-les-Bains, il faut aller plus vite, plus loin, plus fort. L'enjeu de la sortie du grand débat sera aussi de proposer une feuille de route complémentaire pour être au rendez-vous de la transition écologique et solidaire. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Jean-François Husson, pour la réplique.
M. Jean-François Husson. Madame la secrétaire d'État, votre réponse était convenue. Je le dis très simplement, le Gouvernement reste « petit bras », alors que ce dossier est pour le moins préoccupant. Il ne faudrait pas geler les ambitions en plein réchauffement climatique !
Je vais vous donner quelques exemples : la PPE a été maintes fois repoussée et on peine à en voir la ligne directrice ; la trajectoire carbone est pour le moins indécise ; le développement des énergies alternatives est balbutiant ; la sortie du nucléaire est aussi peu sereine que le dossier de la fermeture des centrales à charbon ; la fiscalité verte est mise sous le tapis depuis la crise des « gilets jaunes » et risque de demeurer longtemps un maquis où se cachent mécontentements, injustices et colères.
L'inaction écologique, ce sont 100 milliards d'euros par an consacrés à traiter les conséquences de la pollution de l'air. Notre facture énergétique – 40 milliards d'euros – pèse pour plus des deux tiers du déficit de notre commerce extérieur.
Alors, faites confiance à vos partenaires, les collectivités territoriales, auxquelles je vous offre une belle occasion de proposer sans délai une nouvelle grande loi Pacte II, c'est-à-dire un plan d'action pour le climat et la transition écologique.
Il est temps d'agir ou Jupiter risque de devenir Éole, le dieu du vent ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains, ainsi que sur des travées du groupe Union Centriste.)
Source : senat.fr ↗
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