Manifestations du 1er mai
D David AssoulineSER Sénateur — ParisLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/05/2019La veille de la manifestation, j'ai échangé avec le responsable de la CGT et celui de FO, et j'ai pris un engagement : faire en sorte que la manifestation puisse partir à l'heure prévue et arriver à son point de destination. C'est un exercice difficile, parce que, vous le savez, près de 18 000 personnes s'étaient mobilisées en avant du cortège officiel déclaré, et celui-ci ne pouvait pas partir.
Mme Marie-Pierre de la Gontrie. Ce n'est pas la question !
M. Christophe Castaner, ministre. À quatorze heures, nous avons ouvert le chemin, et les 18 000 premières personnes n'ont pas bougé ; alors, nous avons mis en place une force intermédiaire entre la tête du cortège et le cortège de la CGT et des autres partenaires sociaux, pour les faire avancer.
Mme Marie-Pierre de la Gontrie. Ce n'est pas la question !
M. Christophe Castaner, ministre. Nous avons ensuite connu, pendant le parcours, de nombreuses exactions, notamment à proximité de l'hôpital de la Salpêtrière. J'ai entendu le maire du XIIIe arrondissement, M. Jérôme Coumet, évoquer, en utilisant d'ailleurs le mot qui m'est reproché, ce qui s'est passé dans une école, les violences à l'entrée de l'hôpital et le CRS blessé, qui, au moment où il était emmené par ses collègues vers l'hôpital, a pu entendre crier : « Achevez-le ! »
Monsieur le sénateur, vous me faites un reproche, celui d'avoir choisi un mot, « attaque », à partir des témoignages qui venaient de m'être livrés par le personnel hospitalier. Au vu des éléments apparus le lendemain, j'ai corrigé ce mot, et je l'ai fait sans aucun état d'âme, parce que, tout simplement, compte tenu de ces éléments, il n'était plus adapté. C'est cela, monsieur le sénateur, la réalité ! N'y voyez pas une quelconque menace pour l'ordre public,…
M. le président. Il faut conclure !
M. Christophe Castaner, ministre. … auquel nous sommes tous, ici, particulièrement attachés, quelle que soit notre histoire, y compris notre histoire commune, et quelle que soit la réalité de notre engagement. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche. – Mme Laure Darcos et M. François Grosdidier applaudissent également.)
M. le président. La parole est à M. David Assouline, pour la réplique.
M. David Assouline. La réalité des propos qui viennent d'être tenus sera jugée à l'aune des suites qui seront données à l'ensemble des saisines de l'IGPN, qui tardent à venir.
M. François Grosdidier. Et les agresseurs de policiers ?
M. le président. Il faut conclure !
M. David Assouline. On attend les verdicts ; il y a des centaines de cas, et il n'y a pour l'instant aucun aboutissement. (Applaudissements sur des travées du groupe socialiste et républicain.)
Source : senat.fr ↗
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