Fermeture d'une usine Michelin en Vendée
D Didier MandelliLes Républicains Sénateur — VendéeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 17/10/2019Le problème de Michelin à La Roche-sur-Yon, c'est l'émergence des concurrents chinois. Ceux-ci émergent dans le numérique, dans l'industrie, mais aussi dans des secteurs comme les pneus, où la France comptait pourtant des entreprises parmi les meilleures du monde. Il est donc nécessaire de mener des actions défensives, mais également des actions offensives pour pouvoir nous battre à la hauteur de la compétition mondiale.
S'agissant du site de La Roche-sur-Yon, le président de Michelin s'est engagé à accompagner l'ensemble des salariés. Je puis vous assurer que, avec Bruno Le Maire et Muriel Pénicaud, nous ferons en sorte de veiller à ce que chacun des 619 salariés du site Michelin soit accompagné jusqu'à ce qu'il trouve un emploi.
M. Philippe Bas. C'est la moindre des choses !
M. Bruno Retailleau. C'est la loi !
M. Cédric O, secrétaire d'État. Le site de La Roche-sur-Yon est un bassin d'emplois industriels dynamique. J'ai eu l'occasion, quand j'étais dans l'industrie, de travailler sur le sujet. Il faut donc que chaque salarié retrouve un emploi dans les semaines et les mois à venir. Le Gouvernement y sera très attentif.
Enfin, monsieur le sénateur, il est aberrant de constater que des pneus moins chers, mais aussi moins durables, se vendent mieux et évincent des technologies françaises plus durables et plus écologiques. C'est également un sujet sur lequel le Gouvernement souhaite se mobiliser. Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher ont demandé un contrôle express à la DGCCRF. Nous voulons porter ce débat au niveau européen pour faire respecter à la fois nos ambitions industrielles et nos objectifs écologiques. (Applaudissements sur des travées du groupe LaREM.)
M. le président. La parole est à M. Didier Mandelli, pour la réplique.
M. Didier Mandelli. Dans le projet de loi Économie circulaire, nous avons intégré l'obligation d'inclure dans la commande publique des pneus issus des filières qualitatives françaises.
Plus généralement, je n'ai pas à être convaincu ou pas par votre réponse, monsieur le secrétaire d'État. Ce sont les salariés qui doivent l'être. Nous le leur demanderons. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Mme Catherine Deroche. Très bien !
Source : senat.fr ↗
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