Agriculture
François BonhommeLes Républicains
Sénateur — Tarn-et-Garonne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 28/05/2020M. Didier Guillaume, ministre de l'agriculture et de l'alimentation. Monsieur le sénateur, vous avez évoqué la signature par le commissaire européen Phil Hogan d'un accord commercial entre l'Union européenne et le Mexique qui était en préparation depuis des années. Cette signature intervient à un mauvais moment, en pleine crise du Covid-19. De toute manière, le texte en autorisant la ratification devra être soumis au Parlement, qui sera, je n'en doute pas, très vigilant.
À l'occasion de cette crise, nous avons toutes et tous souligné que la souveraineté alimentaire est indispensable et qu'une certaine relocalisation est nécessaire. Le Président de la République l'a dit au mois de janvier : nous devons travailler sur une exception agricole et agroalimentaire dans le cadre des échanges internationaux.
Concernant la proposition de la Commission européenne de porter de 5 % à 10 % les surfaces d'intérêt écologique, elle n'a pas encore été validée par les États membres.
Je souhaite rappeler l'importance des surfaces d'intérêt écologique. Les haies, les murets, les lacs, les retenues d'eau font la richesse et la biodiversité de nos campagnes. Nous ne devons pas avoir peur du verdissement de la politique agricole commune, dans la mesure où la France est très en avance sur ce plan.
En tout état de cause, si augmentation des surfaces d'intérêt écologique il doit y avoir, la France défendra de toutes ses forces une idée sur laquelle vous avez beaucoup travaillé –je pense notamment au groupe socialiste et républicain et à M. Montaugé –, celle des paiements pour services environnementaux. Les agriculteurs doivent être rémunérés lorsqu'ils agissent pour la biodiversité et la transition agroécologique !
M. le président. La parole est à M. François Bonhomme, pour la réplique.
M. François Bonhomme. Monsieur le ministre, j'aurais souhaité une réaction plus rapide. La France a été très discrète sur un sujet qui concerne pourtant un secteur extrêmement important pour notre pays. Les agriculteurs n'ont malheureusement plus confiance. Ils se demandent même parfois si votre ministère n'est pas une succursale du ministère de l'environnement ou, pis encore, s'il n'est pas à la remorque de la vision technocratique de la Commission de Bruxelles !
M. Édouard Philippe, Premier ministre. Cela fait toujours plaisir !
Source : senat.fr ↗
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