Emploi des jeunes et valorisation de l'artisanat
É Évelyne PerrotUC Sénatrice — AubeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 18/06/2020Mme Muriel Pénicaud, ministre du travail. Madame la sénatrice Évelyne Perrot, nous partageons une conviction : l'apprentissage est une voie d'excellence et d'avenir, tant vers l'emploi salarié que vers l'entrepreneuriat. Ainsi, la moitié des artisans ont été un jour apprentis et un tiers des jeunes ayant suivi cette filière créent ou reprennent une entreprise.
C'est pourquoi nous avons engagé toutes nos forces dans la réforme de l'apprentissage. Avec près de 500 000 apprentis en février, soit une augmentation de 16 %, des chiffres historiques, que l'on n'avait jamais connus en France, on pouvait parler d'engouement, y compris du côté des jeunes.
M. Bruno Retailleau. Grâce aux régions, pas à l'État !
Mme Muriel Pénicaud, ministre. La bonne nouvelle dans les difficultés actuelles, c'est que le ministre de l'éducation nationale, la ministre de l'enseignement supérieur et moi-même avons inclus l'apprentissage dans Affelnet et Parcoursup. C'est une première, et l'on constate une demande très forte des jeunes.
Le ministre de l'éducation nationale a en outre changé les règles pour le collège en mettant sur le même plan toutes les filières, ce qui joue beaucoup sur le conseil aux parents et aux jeunes.
Il ne faut pas perdre la dynamique enclenchée grâce à la réforme, à un moment où toute une jeunesse craint pour son avenir. C'est dans cette optique que nous avons instauré la prime à l'embauche en apprentissage et maintenu le cocontrat pendant toute la crise pour les centres de formation d'apprentis, financé des développeurs de l'apprentissage, permis aux jeunes en situation de handicap d'entrer en apprentissage.
Depuis quelques jours, grâce à une plateforme commune, nous connaissons nominativement tous les jeunes qui veulent entrer en apprentissage et nous allons pouvoir, avec les recteurs, les préfets et les organisations professionnelles, vérifier tous les mois, à l'échelon départemental, que chaque jeune voulant entrer en apprentissage a une chance.
Parmi les mesures que nous avons prises de façon très rapide voilà quelques jours, nous avons aussi décidé qu'un centre de formation d'apprentis pourra accueillir jusqu'à six mois un jeune désirant entrer en apprentissage sans avoir encore tout à fait acquis les codes de l'entreprise ou trouvé de contrat d'apprentissage.
Dans notre démarche pour l'emploi des jeunes, qui fait l'objet d'une concertation avec les partenaires sociaux, l'une des grandes priorités sera l'apprentissage. Nous avions réussi, il faut continuer pour notre jeunesse. (M. François Patriat applaudit.)
Source : senat.fr ↗
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