Revenu d'engagement des jeunes
Monique LubinSER
Sénatrice — Landes
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 14/10/2021Mme Élisabeth Borne, ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion. Madame la sénatrice Monique Lubin, je vous le confirme : notre volonté est bien de permettre à chaque jeune d'accéder à l'emploi. En effet, nous pensons que les jeunes peuvent attendre de nous mieux et plus qu'une allocation.
C'est là toute la philosophie du plan « 1 jeune, 1 solution », qui a pleinement atteint ses objectifs. Cet investissement, dont je rappelle qu'il est de plus de 9 milliards d'euros, porte ses fruits : le nombre d'embauches est resté au niveau d'avant-crise ; le taux de chômage des jeunes y est revenu. Je voudrais insister sur ce point : certes, il peut sembler banal d'être déjà revenu au niveau d'avant-crise, mais après la crise de 2008-2009 le chômage des jeunes avait augmenté de plus de 30 % !
Si la reprise économique offre de nombreuses occasions d'embauche, je suis néanmoins parfaitement consciente que certains jeunes ne pourront pas accéder à l'emploi sans un accompagnement renforcé. On constate en effet que près d'un jeune sur deux qui est sans emploi ni formation l'est depuis plus d'un an, alors qu'une majorité d'entre eux souhaite effectivement accéder à l'emploi.
Comme le Président de la République nous l'a demandé, nous devons faire plus pour ces jeunes. Cela suppose d'aller chercher ceux qui ne vont pas vers les missions locales, mais aussi d'améliorer les parcours d'accompagnement de ces jeunes, pour leur redonner confiance et leur permettre de choisir un métier, puis d'accéder à une formation et, in fine, à un emploi.
La logique que je défends s'inspire de la garantie jeunes : elle comprend un accompagnement personnalisé mobilisant toutes les solutions qui ont fait leurs preuves dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution » et assorti d'une allocation pour ceux qui en ont besoin.
Madame la sénatrice, je vous le confirme donc : les travaux sont en cours de finalisation et je ne doute pas que nous pourrons compter sur votre soutien pour les moyens supplémentaires qui vous seront présentés dans le cadre du projet de loi de finances pour 2022. Je le redis : comme nous le faisons depuis le début de la crise avec le plan « 1 jeune, 1 solution », nous voulons permettre à tous les jeunes, y compris à ceux qui ont le plus de difficultés, d'accéder à un emploi. (M. François Patriat applaudit.)
M. le président. La parole est à Mme Monique Lubin, pour la réplique.
Mme Monique Lubin. Madame la ministre, ce n'est pas à cet hémicycle que vous allez expliquer ce qu'est la garantie jeunes : nous la connaissons parfaitement ! De fait, nous ne parlons pas de la même chose : pour ma part, je vous invite à mettre en œuvre un revenu minimum de subsistance pour tous les jeunes, de manière à aider à entrer dans la vie active ceux d'entre eux dont les parents n'ont pas les moyens de les soutenir. (Applaudissements sur les travées du groupe SER, ainsi que sur des travées des groupes CRCE et GEST.)
Source : senat.fr ↗
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