Occupations illicites de logements
Posée le 19/10/2023 • Ministère interrogé : Intérieur et outre-mer
Cyril Pellevat Les Indépendants
Sénateur — Haute-Savoie
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 19/10/2023
M. Patrice Vergriete, ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement. Monsieur le sénateur, la situation que vous évoquez à Annemasse mériterait un examen approfondi. Peut-être pourrons-nous échanger spécifiquement à son propos.
Le Gouvernement s'est largement mobilisé...
Mme Laurence Harribey. Encore ? Il n'arrête pas ! (Sourires sur les travées du groupe SER.)
M. Patrice Vergriete, ministre délégué. ... pour lutter et prévenir toutes les situations de squat.
Aux côtés des parlementaires, il s'est mobilisé pour simplifier et accélérer l'ensemble des mesures qui permettent de régler ces situations.
Les moyens existent aujourd'hui. Ils ne relèvent pas uniquement du droit pénal, même si, en juillet 2023, les peines maximales pour le délit de violation de domicile ont été triplées pour être portées à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
À cette occasion, un délit d'occupation frauduleuse des locaux à usages divers a élargi le spectre du squat aux autres types de locaux, en dehors du domicile. En la matière, les peines maximales ont été portées à deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. (M. Loïc Hervé s'exclame.)
En ce qui concerne la dimension pénale, l'objectif est donc d'éviter l'impunité.
Toutefois, vous avez raison, cela ne suffit pas : il faut aussi pouvoir libérer les lieux. Depuis 2020, des procédures ont été mises en place, qui permettent aux préfets d'accélérer les expulsions et d'intervenir dans les quarante-huit heures qui suivent la mise en demeure.
En 2021, quelque 170 propriétaires ont ainsi pu récupérer leur domicile dans les quelques jours qui ont suivi la mise en demeure.
Soyez assuré, monsieur le sénateur, que le Gouvernement s'attache à défendre ce droit constitutionnel qu'est la propriété. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. - M. Stéphane Demilly applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Cyril Pellevat
Retards de paiement des acheteurs publics et conséquences sur les petites et moyennes entreprises
Question écrite • 02/07/2026
Recrudescence des cyberattaques contre les administrations publiques et les collectivités territoriales françaises
Question écrite • 25/06/2026
Relâcher de la louve dans l'arc alpin
Question orale sans débat • 04/06/2026
Hantavirus
Question au Gouvernement • 14/05/2026