Vente de munitions de chasse chez les buralistes
Posée le 21/12/2023 • Ministère interrogé : Intérieur et outre-mer
Patrick Chaize Les Républicains
Sénateur — Ain
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/12/2023
Mme Dominique Faure, ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité. Monsieur le sénateur Patrick Chaize, nous entendons votre alerte. À partir du 1er janvier 2024, en effet, les buralistes pourront vendre des munitions pour des armes de catégorie C ou D.
La loi relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure du 24 janvier 2022 prévoyait également des mesures en matière de ventes d'armes, notamment pour mettre en application des dispositions de la directive européenne de 2021 relative au commerce des armes à feu. Un décret du 3 juillet 2023, pris en application de cette loi, a réformé la délivrance des certificats professionnels nécessaires pour la vente de munitions.
Deux points sont à souligner : d'une part, les buralistes devront suivre une formation ; d'autre part, ils devront signer une convention avec un armurier. Ce n'est qu'après ces deux étapes qu'ils seront autorisés à vendre des munitions à partir du 1er janvier 2024.
Je ne minimise pas votre alerte ; je vous présente simplement la réalité des choses. Pour nous, le lien formel avec un armurier référent garantit l'approvisionnement en munitions et la qualité de service de ce commerce de détail, particulièrement attendu dans les départements ruraux, où le nombre d'armuriers est très faible et où le nombre de chasseurs est important.
Nous restons à l'écoute. Le dispositif s'appliquant à partir du mois de janvier, nous pourrons en rediscuter au mois de mars.
M. le président. La parole est à M. Patrick Chaize, pour la réplique.
M. Patrick Chaize. Madame la ministre, je vous remercie de ces explications, qui - vous l'aurez compris - ne m'ont pas convaincu.
J'ai beaucoup de mal à comprendre le fondement d'une telle décision, qui a été prise sans concertation et qui me laisse très interrogatif quant à ses réelles motivations.
Une fois encore, madame la ministre, vous auriez été bien avisée de dialoguer avec le Parlement : nous avons ici des idées, et surtout la capacité de les travailler pour en tirer le meilleur ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains et sur des travées du groupe GEST.)
Source : senat.fr ↗
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