Mobilisation des agriculteurs
Posée le 25/01/2024 • Ministère interrogé : Premier ministre
Jean-Claude Tissot SER
Sénateur — Loire
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 25/01/2024
M. Marc Fesneau, ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire. Monsieur le sénateur Tissot, ne voyant pas malice à toutes les questions qui me sont posées, y compris par vous, je m'efforcerai de vous répondre.
Vous dites que les problèmes sont divers. N'éludez pas les questions relatives à la simplification et aux normes pour autant, car elles comptent parmi les problèmes qui sont posés sur la table. Ne voir qu'un pan du sujet serait faire erreur, me semble-t-il.
Vous me demandez ce qu'a fait le Gouvernement. Pardonnez-moi, monsieur le sénateur, mais je n'ai pas entendu un seul agriculteur souhaiter que l'on revienne sur les lois Égalim. Les agriculteurs nous demandent au contraire d'aller plus loin et de vérifier que ces lois sont appliquées. Or je rappellerai que c'est ce gouvernement, et pas un autre, monsieur Tissot, qui a fait ces lois. Telle est la vérité !
Vous me demandez ensuite d'accompagner les agriculteurs dans les transitions. Mais qui, sinon ce gouvernement, a mis les moyens pour accompagner ces transitions, y compris pour ce qui concerne les produits phytosanitaires ? Vous avez pour votre part soutenu un gouvernement qui a interdit les néonicotinoïdes sans allouer un sou à la recherche de produits de remplacement. Le résultat est que l'on s'est trouvé dans une impasse. (Applaudissements sur des travées du groupe Les Républicains.)
Ma collègue ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et moi-même avons mis les moyens : 250 millions d'euros ont été consacrés à la recherche de produits alternatifs.
Les transitions se feront non pas à coups de déclamations et de déclarations, mais avec des moyens, monsieur le sénateur. Sans moyens, nous n'y arriverons pas ! Tel est l'objet de la création d'un fonds de souveraineté alimentaire et de transition écologique.
Nous devons enfin travailler à l'échelon européen, en nous efforçant de ne pas opposer les modèles, car nous sommes une puissance exportatrice qui doit également satisfaire ses besoins domestiques. Il nous faut donc mener ces travaux à l'échelon européen tout en continuant de travailler sur les transitions et sur la suite des lois Égalim.
S'il nous faut certes aller plus loin - je vous rejoins sur ce point, monsieur Tissot -, je ne peux pas laisser dire que nous n'aurions rien fait. Ce gouvernement a au contraire beaucoup avancé tant sur la rémunération que sur les transitions.
Je vous propose d'essayer d'aller plus loin et plus vite, monsieur le sénateur. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI, ainsi que sur des travées du groupe UC.)
M. le président. La parole est à M. Jean-Claude Tissot, pour la réplique.
M. Jean-Claude Tissot. Je vous prends au mot, monsieur le ministre : allons plus loin ! Telle est la raison pour laquelle le président de notre groupe a proposé aujourd'hui même au président du Sénat la création d'une commission d'enquête sur la construction du revenu agricole. (Applaudissements sur les travées des groupes SER et GEST.)
Source : senat.fr ↗
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