Rapport de la Cour des comptes
Posée le 14/03/2024 • Ministère interrogé : Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique
Thomas Dossus GEST
Sénateur — Rhône
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 14/03/2024
M. Olivier Paccaud. M. Déficit !
M. Bruno Le Maire, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Monsieur le sénateur, en 2024, nous mettons 40 milliards d'euros sur la transition écologique. Vous avouerez que cela fait cher, pour de l'austérité !
Nous continuons à augmenter les crédits de MaPrimeRénov', puisqu'à 3,5 milliards d'euros, ils sont en hausse de 800 millions d'euros. Vous avouerez que cela fait cher, pour de l'austérité !
Nous maintenons les bonus sur les véhicules électriques, quand notre voisin allemand a supprimé tous les bonus sur tous les véhicules électriques. Vous avouerez que cela fait cher, pour de l'austérité ! (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Mickaël Vallet. Il y a eu l'inflation...
M. Bruno Le Maire, ministre. Nous avons mis en place un leasing social pour l'achat des véhicules électriques. Nous continuons à financer la transition écologique. Nous continuons à financer le déploiement des énergies renouvelables. Vous pouvez appeler cela par tous les noms que vous voulez, ce n'est certainement pas de l'austérité.
Ma conviction est la suivante : l'enjeu français, ce n'est pas de dépenser plus, c'est de dépenser mieux. (Vives exclamations.)
M. Olivier Paccaud. Cela fait sept ans !
M. Bruno Le Maire, ministre. Voilà pourquoi nous avons pris la décision d'examiner chacune des dépenses qui vont être faites en matière environnementale et en matière de transition climatique. Je veux que les Français en aient pour leur argent. (Exclamations.)
M. Mickaël Vallet. Un festival de lieux communs !
M. Bruno Le Maire, ministre. Je veux savoir exactement, à l'euro près, ce que rapporte chaque politique en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et notamment de CO2 - et nous ferons le bilan à l'été prochain. Il est désormais indispensable d'évaluer nos politiques avec beaucoup plus de précision, à l'heure où il nous faut rétablir nos finances publiques, accélérer notre désendettement et réduire le déficit. Nous devons garantir l'efficacité de la dépense publique : toutes les politiques climatiques doivent conduire effectivement à la réduction massive des émissions de CO2.
J'espère, monsieur le sénateur, que vous accepterez de travailler avec nous sur ce sujet, pour garantir aux Français que leur argent est bien employé. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. Jean-François Husson. Quelle galéjade !
M. Yannick Jadot. C'est vous qui avez supprimé l'ISF !
M. le président. La parole est à M. Thomas Dossus, pour la réplique.
M. Thomas Dossus. Monsieur le ministre, nous remarquons que, dès que vous avez besoin de marges de manoeuvre, c'est sur l'écologie que vous reculez. Les 10 milliards d'euros d'économies que vous faites aujourd'hui, c'est un coup d'accélérateur vers le mur climatique. Et, en la matière, les économies faites aujourd'hui, c'est la faillite de demain. Réagissez ! (Applaudissements sur les travées du groupe GEST.)
Source : senat.fr ↗
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