Moyens prévus pour l'adaptation des communes au réchauffement climatique dans les prochaines années
Posée le 26/03/2026 • Ministère interrogé : Transition écologique, biodiversité et négociations internationales sur le climat et la nature
Thomas Dossus GEST
Sénateur — Rhône
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 26/03/2026
M. le président. La parole est à Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature.
Mme Monique Barbut, ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature. Monsieur le sénateur Dossus, je tiens d'abord à adresser toutes mes félicitations aux nouveaux élus et à saluer, bien évidemment, l'engagement des maires et des équipes municipales. Comme vous l'avez dit, ce sont eux qui, au plus près du terrain, portent chaque jour les politiques d'adaptation de nos communes face au réchauffement climatique.
Comme vous l'avez souligné, l'État déploie certains moyens financiers pour les accompagner, notamment au travers du fonds Barnier, dont vous regrettez le montant. Ce fonds est tout de même, avec 300 millions d'euros, à son plus haut niveau historique.
En outre, ma collègue Françoise Gatel et moi-même avons choisi de faire de l'adaptation l'une des priorités des dotations accordées aux collectivités, notamment en allouant la moitié du fonds vert au financement des projets d'adaptation et des plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET).
Par exemple, nous allouerons cette année 150 millions d'euros à la prévention des inondations, 150 millions à la rénovation énergétique des bâtiments publics locaux et 60 millions à la renaturation dans les villes.
Toutefois, les moyens d'action ne sont pas que financiers. Il faut surtout éviter tout risque de mal-adaptation. C'est pourquoi je porte le plan national d'adaptation au changement climatique, qui prévoit des outils d'aide à la décision pour permettre aux collectivités locales d'évaluer leurs vulnérabilités.
Un appui technique est aussi renforcé via le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema), l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et les services déconcentrés de l'État pour assurer l'intégration obligatoire de la trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique (Tracc) dans les documents de planification écologique.
M. le président. Il faut conclure !
Mme Monique Barbut, ministre. La sobriété foncière et la santé des sols sont les meilleurs outils face aux risques d'inondation, d'où mon attachement au zéro artificialisation nette (ZAN). (Applaudissements sur les travées du groupe GEST. - Huées sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Jean-François Husson. Voilà !
M. Yannick Jadot. Il faut venir plus souvent !
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Thomas Dossus
Conséquences de la quasi-disparition de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle pour les communes
Question écrite • 04/06/2026
Dépendance de l'État et de l'écosystème stratégique aux solutions proposées par la société Palantir
Question écrite • 07/05/2026
Délivrances abusives d'interdictions de circuler sur le territoire français à la frontière franco-italienne au poste de Montgenèvre
Question orale sans débat • 02/04/2026
Régulation des plateformes et souveraineté numérique
Question au Gouvernement • 05/02/2026