Oraux de fin de sixième année de médecine
Posée le 04/04/2024 • Ministère interrogé : Enseignement supérieur et recherche
Anne-Sophie Romagny UC
Sénatrice — Marne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 04/04/2024
M. Frédéric Valletoux, ministre délégué auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, chargé de la santé et de la prévention. Madame la sénatrice Anne-Sophie Romagny, vous avez raison de rappeler que ces épreuves sont une innovation dans le parcours de formation des futurs médecins. Elles ont pour objet de se fonder plus sur les examens cliniques et moins sur les QCM et l'apport théorique, afin de mieux juger les élèves à ce moment de leur formation.
L'examen blanc que vous avez mentionné était un test grandeur nature. Il a permis de déceler un certain nombre de dysfonctionnements - appelons un chat un chat - et d'envisager un certain nombre d'ajustements pour les épreuves qui auront lieu les 28 et 29 mai prochain. Celles-ci sont effectivement importantes, car elles sont - vous l'avez souligné - classantes.
Les enseignements tirés de l'épreuve-test permettront, grâce au travail d'un jury, de procéder à des ajustements. En revanche, il n'est pas possible de modifier la nature de l'examen en cours de route. D'ailleurs, son caractère classant, auquel vous avez fait référence, est prévu dans la loi.
Peut-être envisagerons-nous avec Sylvie Retailleau - nous allons certainement y réfléchir - des améliorations pour l'année prochaine s'il y a des soucis à l'issue des épreuves du mois de mai. Mais si le test a été réalisé, c'est précisément pour permettre des adaptations et faire en sorte que les examens du mois de mai se passent le mieux possible.
Tout est mis en place pour qu'un jury national puisse tirer les enseignements de l'épreuve test, afin que les dysfonctionnements constatés - vous les avez rappelés - puissent être corrigés.
Je souhaite tout de même rappeler un chiffre. Selon les évaluations, pour 96 % des 8 041 étudiants qui ont pris part à ces Ecos, il n'y a eu aucune difficulté. Il y a effectivement des cas résiduels qui posent problème, et nous les prenons en compte ; nous le ferions même s'il n'y en avait qu'un seul.
Il sera procédé à des ajustements pour que les épreuves se passent le mieux possible à la fin du mois de mai. (M. François Patriat applaudit.)
M. le président. La parole est à Mme Anne-Sophie Romagny, pour la réplique.
Mme Anne-Sophie Romagny. Monsieur Valletoux, vous aimez les chiffres, et moi aussi. Aujourd'hui, une pétition circule, avec près de 8 300 signatures.
On ne peut pas ignorer le drame que vivent certains étudiants et sacrifier ceux de cette année en se disant que l'on procédera peut-être à des changements pour l'an prochain. Il s'agit tout de même du concours d'une vie ! (Applaudissements sur les travées du groupe UC.)
Source : senat.fr ↗
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