Situation de Michelin
Posée le 07/11/2024 • Ministère interrogé : Industrie
Emmanuel Capus Les Indépendants
Sénateur — Maine-et-Loire
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 07/11/2024
M. Marc Ferracci, ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie. Monsieur le sénateur Capus, je vous remercie de votre question. Elle illustre l'engagement qui est le vôtre, et celui de votre collègue Corinne Bourcier, en faveur de l'empreinte industrielle en Maine-et-Loire.
Je vous réponds aujourd'hui avec un peu d'émotion, car c'est la première fois que je m'exprime devant la Haute Assemblée, et je sais l'importance que revêt pour le Sénat l'empreinte industrielle dans les territoires.
Vous l'avez rappelé, la direction de Michelin a annoncé que près de 1 200 emplois seraient supprimés sur les sites de Cholet et de Vannes. Face à une telle décision, notre préoccupation première concerne les salariés, auxquels s'adresse en priorité notre soutien.
Le ministre Antoine Armand et moi-même nous sommes entretenus avec la direction de Michelin au cours des derniers jours, voire des dernières heures. Nous avons exprimé notre exigence, dans un contexte difficile pour la filière automobile, en particulier pour les activités de pneumatiques de Michelin, d'un accompagnement des salariés qui soit exemplaire.
Un accompagnement exemplaire, cela signifie apporter une réponse personnalisée, afin qu'aucun salarié ne reste sur le bord du chemin.
Cette première exigence se double d'une exigence à destination des territoires. Redynamiser et réindustrialiser le territoire, c'est l'engagement qu'a pris la direction de Michelin. Elle s'est également engagée à recréer plus d'emplois qu'il n'en sera supprimé. (Exclamations ironiques sur les travées des groupes SER et CRCE-K.)
M. Mickaël Vallet. Alors, tout va bien ; fermons plus d'usines !
M. Marc Ferracci, ministre délégué. C'est au respect de cet engagement que nous serons vigilants.
En termes de méthode, dès cette semaine, avec les préfectures concernées, nous réunirons autour de la table toutes les parties prenantes pour trouver des solutions et des repreneurs, afin d'assurer l'avenir des sites.
Nous gardons notre cap : la réindustrialisation. Au premier semestre, trente-six sites ont ouvert ou ont été étendus. Vous le voyez, en dépit de ces mauvaises nouvelles, il y a un cap, et il doit être tenu. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. - Marques d'ironie sur des travées des groupes SER et CRCE-K.)
Source : senat.fr ↗
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