Aides publiques à l'industrie
Posée le 28/11/2024 • Ministère interrogé : Économie, finances et industrie
Anne-Sophie Romagny UC
Sénatrice — Marne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 28/11/2024
M. Antoine Armand, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie. Madame la sénatrice Romagny, nous sommes à un moment clé pour l'économie de notre pays.
La France a des fondamentaux solides : son taux de croissance est supérieur à 1 % du PIB et, encore au semestre dernier, elle est créatrice nette d'emplois industriels, avec des postes qui apparaissent et d'autres qui sont supprimés. (Murmures sur les travées des groupes SER et CRCE-K.) Cela n'enlève rien à la situation et aux plans sociaux annoncés, mais, dans cette assemblée empreinte de sagesse, je pense qu'il est possible de s'en tenir aux faits.
Nous devons agir, et c'est pourquoi ce gouvernement, sous l'autorité du Premier ministre, agit.
Vous l'avez rappelé, madame la sénatrice, nous avons demandé des comptes à Michelin, Auchan et Sanofi sur les aides dont ces entreprises ont bénéficié, et qui leur ont permis, notamment, de financer des emplois de recherche et développement et d'innovation. Les contreparties à ces aides sont évidentes, et nous ferons preuve à cet égard de la plus grande vigilance.
La priorité du Gouvernement est de trouver des repreneurs chaque fois qu'une usine ferme, d'accompagner les salariés et de maintenir les compétences lorsque c'est nécessaire. Sur le plus long terme - c'est la question que vous avez soulevée, madame la sénatrice -, l'essentiel est de créer les conditions pour que les entreprises investissent dans notre pays. Oui, nous devons systématiquement veiller à l'emploi des aides publiques que nous versons et aux procédures qui sont engagées ; sous l'autorité du Premier ministre, nous y sommes attentifs.
Mais disons-nous franchement les choses : dans un pays qui interdirait les licenciements économiques et qui ne soutiendrait plus les entreprises, alors que son taux de prélèvements obligatoires est le plus élevé au monde, quelles sociétés investiraient ? Quelles entreprises y créeraient de l'emploi ?
M. Fabien Gay. Il y a un juste milieu !
M. Antoine Armand, ministre. Madame la sénatrice, vous avez cité l'exemple de la Marne ; vous êtes élue d'une commune qui s'engage pour le futur en développant une production locale d'énergie décarbonée. L'État et le Gouvernement seront à vos côtés, mais nous avons besoin - ce budget en sera l'occasion, malgré le contexte difficile - de soutenir l'emploi, la croissance, et, donc, les entreprises. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. - MM. Cédric Chevalier et Bernard Fialaire applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
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