Centres communaux d'action sociale
Posée le 12/06/2025 • Ministère interrogé : Premier ministre
Karine Daniel SER
Sénatrice — Loire-Atlantique
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 12/06/2025
M. François Rebsamen, ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation. Madame la sénatrice, je voudrais rétablir la vérité et vous dire les choses le plus clairement possible. L'article 72 de la Constitution dispose que les collectivités, notamment les communes, s'administrent librement.
Or nous nous inscrivons dans une démarche où, au travers de lois de simplification, nous entendons redonner du pouvoir aux communes en les laissant choisir elles-mêmes ce qu'elles veulent faire. C'est cela, la libre administration des communes.
M. François Patriat. Très bien !
M. François Rebsamen, ministre. Aujourd'hui, il y a environ 32 000 communes dans lesquelles la mise en place d'un CCAS est facultative. Doit-on penser que les communes ne s'occupent pas des affaires sociales ? Pour ma part, je ne le crois pas : il s'agit, au contraire, du coeur de leur action.
Contrairement à ce que vous affirmez, jamais nous n'avons déposé d'amendements aux fins de recentraliser le pouvoir dévolu aux collectivités locales. Nous avons plutôt envisagé, en lien avec les élus, dans le cadre de débats sur la simplification, de redonner aux communes la liberté de choisir leur mode de soutien social.
Face à la mauvaise interprétation de l'action du Gouvernement - à laquelle vous vous êtes d'ailleurs livrée, madame la sénatrice -, j'ai dit clairement les choses hier, devant l'Assemblée nationale.
Il est question non pas de supprimer les CCAS, mais de rendre leur liberté aux communes. De toute évidence, nous n'allons pas prendre de mesures pour interdire aux communes de mettre en place ces centres.
Il est assez curieux de voir que le besoin de simplification se heurte au principe de libre administration des communes.
Nous entendons libérer les communes au moyen de la simplification, contrairement à vous, qui souhaitez les contraindre.
M. David Ros. Mauvaise interprétation !
M. François Rebsamen, ministre. Telle est la voie que le Gouvernement s'est engagé à suivre. (M. François Patriat applaudit. - Exclamations sur les travées du groupe SER.)
M. le président. La parole est à Mme Karine Daniel, pour la réplique.
Mme Karine Daniel. Monsieur le ministre, quand autant de personnes comprennent mal simultanément un message, c'est qu'il a probablement été mal formulé.
Par ailleurs, la liberté laissée aux communes pose, à terme, un vrai problème d'équité dans l'accès des citoyennes et des citoyens aux services publics sur l'ensemble de notre territoire. (Bravo ! et applaudissements sur les travées du groupe SER.)
Source : senat.fr ↗
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