Radicalisation dans les universités
Posée le 19/02/2026 • Ministère interrogé : Enseignement supérieur, recherche et espace
Pierre-Antoine Levi UC
Sénateur — Tarn-et-Garonne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 19/02/2026
M. le président. La parole est à M. le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace.
M. Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace. Monsieur le sénateur Levi, je commencerai par dire, à mon tour, ma tristesse et ma colère devant ce drame. Quentin était étudiant à l'université Lyon-II en sciences des données, dans le domaine du numérique, et je veux aussi exprimer le deuil de l'ensemble de la communauté universitaire. Poursuivre et condamner les auteurs de cette ignominie est la première des priorités. C'est indispensable.
L'université ne doit pas devenir le lieu de la radicalité systématique. Elle doit rester un espace de savoir, de recherche et de transmission. Elle est aussi un lieu de débats contradictoires, vifs parfois, mais jamais violents. Elle doit rester fidèle à cette tradition. Telle est notre conviction, la mienne et celle du Gouvernement, et je sais que c'est aussi la vôtre, monsieur le sénateur.
Tous les élus de la République peuvent intervenir aujourd'hui lors de conférences et il n'est pas question de l'interdire par principe. En revanche, lorsque ces conférences présentent des risques sérieux de troubles à l'ordre public, elles ne doivent pas se tenir.
Le cadre légal actuel le permet et j'ai signé, lundi dernier, avec Laurent Nunez, comme vous l'avez souligné, une circulaire à destination des recteurs et des préfets qui accompagnent les présidents d'université dans leurs prérogatives. En effet, sur la base des informations qui sont remontées aux présidents d'université, ils peuvent décider d'interdire telle ou telle réunion.
Je rappelle par ailleurs que les faits que nous déplorons tous, et qui sont gravissimes, n'ont pas eu lieu au sein de l'établissement, et que Rima Hassan donne des conférences très régulièrement en dehors des établissements d'enseignement supérieur.
M. Christian Cambon. À quel titre ?
M. Philippe Baptiste, ministre. Le message que nous envoyons est simple : nous ne tolérerons dans les universités aucun comportement contraire aux principes et aux valeurs de la République. Je prendrai mes responsabilités chaque fois que cela sera nécessaire.
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Pierre-Antoine Levi
Soutien de l'éducation nationale au film consacré à Samuel Paty
Question au Gouvernement • 02/07/2026
Devenir du projet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse-Dax
Question au Gouvernement • 16/04/2026
Antisémitisme à l'université
Question au Gouvernement • 30/10/2025
Modernisation de la réglementation applicable aux gîtes de France
Question écrite • 02/10/2025