Filière musicale et tarification dynamique
Posée le 16/04/2026 • Ministère interrogé : Premier ministre
Karine Daniel SER
Sénatrice — Loire-Atlantique
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 16/04/2026
M. le président. La parole est à Mme la ministre de la culture.
Mme Catherine Pégard, ministre de la culture. Madame la sénatrice, je vous remercie pour votre question : je connais votre engagement dans le domaine de la musique.
Vous avez évoqué Céline Dion. C'est d'abord un motif de fierté pour la France que cette artiste reprenne sa carrière à Paris et qu'elle suscite une telle passion.
Vous faites allusion au modèle économique du Centre national de la musique. Cette institution est en effet le bras armé du déploiement des politiques publiques de soutien à la filière musicale. Il est essentiel, bien sûr, d'en assurer la pérennité.
Vous le savez, un rééquilibrage aura lieu cette année entre les ressources budgétaires et fiscales du CNM. Celui-ci est financé par l'État et les organismes de gestion collective, ainsi que par deux taxes affectées : la taxe sur la billetterie et la taxe sur le streaming. Celles-ci devraient rapporter 79 millions d'euros de recettes à l'établissement en 2026, grâce à un relèvement de plafond de 8 millions d'euros inscrit dans la loi de finances pour 2026, auxquels s'ajoutent 22 millions d'euros de subventions.
Les moyens alloués à cet établissement au service des politiques publiques de la musique franchissent donc cette année un seuil de 100 millions d'euros. Ils suivent une trajectoire largement haussière depuis la création du CNM, en dehors de la crise sanitaire.
Compte tenu du dynamisme de ce secteur, dont nous nous réjouissons, le rendement prévisionnel des taxes inscrit en loi de finances pour 2026 pourrait en effet être dépassé. Dans la mesure où le modèle économique du CNM est fondé sur une redistribution automatique de 60 % des recettes de la taxe sur la billetterie aux acteurs redevables - ce sont les droits de tirage -, ce dépassement a également un impact sur les dépenses de l'établissement, tout en demeurant largement soutenable.
Néanmoins, nous devons travailler à un meilleur usage de ces deux recettes indispensables. Je m'y emploierai. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à Mme Karine Daniel, pour la réplique.
Mme Karine Daniel. Madame la ministre, j'entends surtout, dans votre réponse, le refrain « on ne change pas ». (Sourires.) Mais ce n'est pas ce titre qu'attendent les acteurs réunis aujourd'hui à l'ouverture du Printemps de Bourges, qui lance la saison des festivals, alors qu'un festival sur deux est déficitaire - même ceux qui font le plein - et que les salles de spectacle ferment.
Votre mobilisation est nécessaire. Il nous faut soutenir les artistes émergents. Disons plutôt aux acteurs : « rendez-vous dans un autre monde ». Tel est le défi que vous devez relever. Si vous souhaitez engager une réforme, nous nous tiendrons à vos côtés. (Applaudissements sur les travées du groupe SER. - Mme Cécile Cukierman applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Karine Daniel
Publication des décrets d"application de la loi portant création d'un statut de l'élu local
Question écrite • 04/06/2026
Situation du réseau Diwan en Loire-Atlantique
Question écrite • 28/05/2026
Situation du dispositif Asalée
Question écrite • 28/05/2026
Narcotrafic et fusillade à Nantes
Question au Gouvernement • 21/05/2026