Conditions de mise en oeuvre du regroupement des services des visas français en Chine et conséquences pour les agents de droit local
Sophie Briante GuillemontRDSE
Sénatrice — Français établis hors de France (Série 2)
La question
✓ Réponse du gouvernement
Les agents de droit local (ADL) concernés par la restructuration des services des visas du réseau diplomatique et consulaire français en Chine font l'objet d'un suivi attentif et individualisé de la part de l'ambassade, des consulats généraux et de l'administration centrale.
Pour mémoire, les ADL chinois travaillant à l'ambassade et dans les consulats généraux sont employés par des organismes chinois relevant de chaque province dénommés « bureaux des services ». Pour procéder à la restructuration il a fallu passer par ces structures pour solliciter le licenciement des agents concernés à Wuhan, Chengdu et Shenyang puis leur recrutement à Shanghai, Pékin et Canton.
Tout au long de la procédure, l'administration ne s'est pas contentée de se conformer aux normes locales applicables. En plusieurs occasions, dans l'intérêt des agents, elle a en effet choisi d'aller au-delà de ce qu'imposait la législation locale. Il a ainsi été décidé de doubler l'indemnité prévue par la réglementation pour les agents qui ne souhaitaient ou ne pouvaient pas déménager et qu'il n'était pas possible de réembaucher dans les services des visas regroupés.
Les ADL chinois réembauchés ont perçu une indemnité d'un mois par année d'ancienneté et n'ont subi aucune perte de salaire dans leur nouveau contrat. La reprise directe en contrat à durée indéterminée pour les ADL de nationalité chinoise n'était pas autorisée, mais le réseau français en Chine entend prolonger les contrats à durée déterminée de ces agents par des contrats à durée indéterminée.
Le choix suivant a été présenté aux ADL de nationalité française (qui ne relèvent pas des bureaux des services chinois) : soit le transfert dans le cadre de leur contrat actuel avec maintien de toutes les dispositions de celui-ci (et de l'ancienneté) ainsi que la prise en charge du déménagement ; soit le licenciement avec versement d'une indemnité fondée sur l'ancienneté en raison du licenciement, puis la réembauche sur la base d'un nouveau contrat dans leur nouveau service, avec maintien du salaire actuel comme proposé aux ADL chinois.
L'ambassade a spécifiquement indiqué aux agents français que le choix d'être licencié avec indemnité puis réembauché impliquerait d'être soumis au régime de congés actuellement en vigueur, lequel s'applique à l'ensemble des ADL recrutés depuis 2021.
L'administration a, en outre, fait en sorte d'accompagner au mieux les agents qui ont souhaité répondre favorablement à la proposition de transfert. Elle a proposé à chaque agent de faire un déplacement dans leur nouveau consulat d'accueil pour préparer leur arrivée. Elle a financé ces missions ainsi que les frais de déménagement par un transporteur local pour les agents chinois et les agents français ayant fait le choix du transfert. De surcroît, quinze jours de congés ouvrés ont été octroyés aux agents pour qu'ils puissent déménager.
Les consulats généraux et l'ambassade ont répondu à chacune des interrogations formulées durant le processus de restructuration des services des visas de notre réseau diplomatique et consulaire en Chine. Ils restent à l'écoute des agents concernés afin de limiter les conséquences que ce regroupement peut avoir pour eux.
Source : senat.fr ↗
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