La question
Mme Frédérique Puissat appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la dégradation préoccupante de l'accès aux soins dermatologiques en France.
Sur l'ensemble du territoire, les constats des professionnels de santé convergent : la pénurie de dermatologues atteint aujourd'hui un niveau critique, avec des répercussions importantes sur la prévention, le dépistage, le diagnostic et la prise en charge des patients.
De nombreux patients ne parviennent pas à accéder à une consultation spécialisée faute de disponibilité. Les délais d'attente atteignent fréquemment plusieurs mois et dépassent parfois une année dans certaines zones.
Cela même alors que, chaque année, près de 200 000 nouveaux cancers de la peau sont diagnostiqués en France, tandis qu'environ 20 millions de personnes sont concernées par une maladie dermatologique.
Avec environ 2 848 dermatologues - en 2025 - pour une population de 68 millions d'habitants, l'offre apparaît comme largement insuffisante pour la population française.
Cette situation trouve notamment son origine dans un nombre insuffisant de praticiens formés chaque année. En 2025, seuls 102 internes ont été recrutés dans cette spécialité, alors que les besoins sont estimés à au moins 150 nouveaux dermatologues formés annuellement pendant une décennie afin d'amorcer le redressement démographique de la profession et de compenser les nombreux départs à la retraite.
Dans ce contexte, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en oeuvre afin d'améliorer durablement l'accès aux soins dermatologiques et de répondre à la pénurie de spécialistes. Elle l'interroge plus particulièrement sur les actions envisagées pour renforcer les effectifs formés en dermatologie et porter, à terme, le nombre de praticiens formés à 150 par an.