Rapport d'information Assemblée nationale

Le bilan des jeux olympiques et paralympiques dans le domaine de la sécurité

Déposé le 19/03/2025

Recommandations

  1. Recommandation n° 1 : Pérenniser l’Analyse nationale des risques en prévoyant son actualisation régulière, notamment dans la perspective de l’organisation des JOP d’hiver 2030 par la France.
  2. Recommandation n° 2 : Reconduire l’extension de la compétence du préfet de police de Paris à l’occasion de grands évènements nécessitant la coordination des forces de sécurité intérieure en Île-de-France.
  3. Recommandation n° 3 : Pérenniser les mesures améliorant les modalités d’instruction des dossiers afin d’accélérer la délivrance des accréditations (guichet unique, recours à la plateforme « démarches simplifiées », fluidification des demandes entre la branche et le CNAPS).
  4. Recommandation n° 4 : Pérenniser le certificat de qualification professionnelle « Participer aux activités privées de sécurité des grands évènements » (CQP PSGE).
  5. Recommandation n° 5 : Encourager le maintien des personnels formés pour les JOP dans les métiers de la sécurité privée, notamment par la formation des personnes déjà titulaires du CQP PSGE.
  6. Recommandation n° 6 : Créer une carte professionnelle sécurisée pour limiter le risque d’usurpation d’identité.
  7. Recommandation n° 7 : Interdire la sous-traitance au-delà du premier rang.
  8. Recommandation n° 8 : Intégrer la problématique du cyberharcèlement et de l’accompagnement des victimes dans le dispositif global mis en place à l’occasion des événements particulièrement exposés.
  9. Recommandation n° 9 : Pérenniser la possibilité de réaliser des enquêtes administratives concernant les personnels intérimaires des sociétés de transport.
  10. Recommandation n° 10 : Faciliter l’accès du SNEAS aux informations relatives aux procédures pénales dans le cadre de ses enquêtes en :
  11. – poursuivant la recherche des autorisations permanentes de transmission des documents par les parquets ;
  12. – formalisant avec les parquets des conventions prévoyant les modalités d’application des autorisations permanentes existantes.
  13. Recommandation n° 11 : Permettre à l’autorité administrative de prononcer une interdiction de paraître dans certains lieux ou évènements exposés à un risque d’actes de terrorisme, distincte des Micas.
  14. Recommandation n° 12 : Permettre à l’autorité administrative de prononcer une injonction de diagnostic à l’encontre d’individus radicalisés dont il existe des raisons sérieuses de penser qu’ils sont atteints de troubles du comportement.
  15. Recommandation n° 13 : Prolonger la durée de l’expérimentation de la vidéoprotection algorithmique avant d’envisager sa pérennisation ou son abandon.
  16. Recommandation n° 14 : Dans le cadre de la passation d’un futur accord-cadre, maintenir le processus d’examen préalable de conformité des offres aux dispositions législatives encadrant le recours à la vidéoprotection algorithmique afin que le choix des prestataires ne puisse se faire que parmi des offres présentant un haut niveau de garanties.
  17. Recommandation n° 15 : Prévoir la publication obligatoire de l’arrêté préfectoral d’autorisation au moins 48 heures avant le début de l’expérimentation pour permettre l’exercice d’un droit au recours effectif.
  18. Recommandation n° 16 : Améliorer l’information du public sur le recours à la vidéoprotection algorithmique, en particulier en diversifiant les vecteurs d’information utilisés.
  19. Recommandation n° 17 : Dans le cadre de la passation d’un futur accord-cadre, revoir la procédure d’allotissement pour conférer aux services utilisateurs davantage d’autonomie dans le choix des solutions technologiques parmi celles proposées par les différents attributaires de chaque lot.
  20. Recommandation n° 18 : Élargir la possibilité d’usage de la vidéoprotection algorithmique aux lieux exposés à un risque d’actes de terrorisme à raison de leur nature et de leur fréquentation, même en l’absence d’événements sportifs, récréatifs ou culturels majeurs, pour la détection de cas d’usage strictement définis et dans le seul but d’assurer la sécurité des personnes.
  21. Recommandation n° 19 : Organiser un débat public sur la vidéoprotection algorithmique et ses usages.
  22. Recommandation n° 20 : Ne pas élargir le champ des opérateurs habilités à utiliser la vidéoprotection algorithmique.
  23. Recommandation n° 21 : Envisager le développement d’une solution publique très encadrée de vidéoprotection algorithmique.
Sommaire
  • INTRODUCTION
  • Première partie : Un bilan sécuritaire positif
    • I. En dehors des actes de sabotage commis sur les réseaux de transports ferroviaires la veille de la céRémonie d’ouverture, aucun ÉvÈnement d’ampleur n’est À signaler
      • A. Malgré la présence de menaces persistantes…
      • B. …aucun évènement majeur, en dehors des sabotages réalisés sur les lignes à grande vitesse la veille de la cérémonie d’ouverture, n’a perturbé le bon déroulement de l’évènement
    • II. la délinquance a été maîtrisée pendant la période olympique, dans les zones olympiques comme sur le reste du territoire national
      • A. Une diminution marquée de la délinquance dans l’agglomération parisienne
      • B. Sur le reste du territoire national, UNE délinquance globalement maÎtrisée pendant l’été
      • C. L’activité juridictionnelle en lien direct avec les JOP a été contenue
  • Deuxième partie : un succès sécuritaire qui s’explique, avant tout, par l’ampleur de la mobilisation humaine au cours de l’évènement
    • I. Une organisation minutieusement préparée
      • A. La répartition des compétences entre l’État et le COJOP
      • B. L’enjeu majeur de la connaissance et de l’anticipation des risques
      • C. La création de structures gouvernementales ad hoc
      • D. L’extension temporaire de la compétence du préfet de police de Paris
      • E. Un dialogue social préalable efficace
    • II. Une mobilisation exceptionnelle de l’ensemble du continuum de sécurité
      • A. Une importante présence des forces de police, de gendarmerie, des polices municipales et de l’armée sur le terrain
      • B. Une mobilisation réussie des entreprises privées de sécurité
      • C. Un renforcement des moyens affectés à la sécurité dans les transports
    • III. Une attention particulière portée à l’efficacité de la chaîne pénale et à l’accompagnement des victimes
      • A. Un renforcement des effectifs et des capacités juridictionnelles des tribunaux judiciaires dans le ressort desquels se trouvaient les principaux sites olympiques
      • B. Une prise en compte spécifique des victimes et des visiteurs non francophones
      • C. Le bilan : une part résiduelle d’affaires « JOP » non clôturées et un traitement plus serein du flux d’affaires ordinaires
    • IV. La cybersécurité et les autres menaces numériques
      • A. Une stratégie ambitieuse de cybersécurité qui a porté ses fruits
      • B. Le cyberharcèlement, angle mort de la sécurité ?
  • Troisième partie : Les mesures de police administrative
    • I. Les périmètres de sécurité et de protection
      • A. Le cadre juridique applicable issu de la loi « SILT » du 30 octobre
      • B. 88 périmètres de protection ont été institués dans le cadre des JOP
      • C. Un dispositif spécifique pour la cérémonie d’ouverture, qui combinait décret « grand évènement », périmètre de protection et de sécurité et création d’un fichier des résidents des zones de sécurité
      • D. Un dispositif validé par le juge administratif
    • II. Les enquêtes administratives
      • A. Des possibilités étendues par la loi « JOP » du 19 mai
      • B. Un criblage exceptionnel par son ampleur qui a nécessité une adaptation conséquente des moyens du SNEAS
      • C. Un criblage qui a conduit à écarter plus de 6 000 personnes
      • D. Les difficultés rencontrées par le SNEAS dans la réalisation des enquêtes administratives liées aux JOP
    • III. Les mesures administratives d’entrave : Visites domiciliaires, « micas » et mesures d’éloignement
      • A. Les visites domiciliaires et saisies
      • B. Les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (Micas)
      • C. Les autres mesures d’entrave
      • D. Des dispositifs qui pourraient être utilement complétés par d’autres outils d’entrave, plus ciblés
  • Quatrième partie : les moyens technologiques : un cadre juridique innovant mais des réponses encore incomplètes
    • I. La vidéoprotection algorithmique, un outil intéressant mais dont l’appréciation apparaît prématurée eu égard aux conditions de l’expérimentation, justifiant la prolongation de celle-ci
      • A. Un dispositif autorisé à titre expérimental par la loi « JOP » du 19 mai 2023 et encadré de nombreuses garanties
      • B. Du fait des délais, le choix de recourir à un prestataire extérieur et non développé par le ministère de l’intérieur
      • C. Un dispositif mis en œuvre en amont et pendant les JOP, sur un nombre limité de sites et de caméras et dans des conditions globalement conformes au cadre législatif et règlementaire prévu
      • D. Des conditions d’expérimentation insuffisantes
      • E. Des points de vigilance en cas d’usage de long terme de la vidéoprotection algorithmique
    • II. Les scanners corporels à ondes millimétriques n’ont pas été utilisés
      • A. Un dispositif jusque-là réservé aux aéroports mais autorisé plus largement par la loi « JOP » du 19 mai
      • B. Le dispositif n’a pas été mis en œuvre pendant les JOP
  • Travaux de la commission
  • Liste des recommandations des rapporteurs
  • Principaux acronymes et abréviations utilisés
  • Annexes
  • Personnes entendues
  • Contributions écrites

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