- Députée de la 11e circonscription de la Gironde (Blayais, Haute-Gironde) depuis juin 2022, réélue dès le premier tour en 2024. Née le 15 octobre 1987 à Marseille, 38 ans.
- Élue sénatrice de la Gironde le 27 septembre 2026, première élue du Rassemblement national dans le département.
- Vice-présidente du Rassemblement national depuis novembre 2022.
- Conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine depuis 2015, présidente du groupe FN puis RN au conseil régional depuis 2016.
- Membre du groupe Rassemblement national et de la commission des finances.
- Titulaire d'un master d'espagnol de l'université de Bordeaux, cadre administrative et commerciale avant son élection.
En 2020, la liste d'Edwige Diaz aux sénatoriales de la Gironde avait recueilli 79 voix de grands électeurs. Le 27 septembre 2026, elle en obtient 709, soit 19,63 % des suffrages exprimés. C'est assez pour prendre l'un des six sièges du département. Les trois autres listes élues sont celles de Nathalie Delattre (trois sièges) et du socialiste Hervé Gillé (deux sièges). « Mon élection ce soir comme sénatrice de la Gironde vient confirmer notre politique d'ancrage local », a réagi la vice-présidente du RN. Son siège de députée revient à sa suppléante, Christine Dumas, comme pour les sept autres députés élus sénateurs. Que laisse-t-elle à l'Assemblée ? Une présence parmi les plus fortes de l'hémicycle, une fidélité quasi totale à son groupe, et une exception : l'aide à mourir.
Le fait d'armes : une loi sur l'expulsion des délinquants étrangers
Edwige Diaz n'a déposé qu'une proposition de loi en premier nom sous cette législature. Elle porte sur le sujet qu'elle a le plus défendu à la tribune : assouplir les conditions d'expulsion des étrangers constituant une menace grave pour l'ordre public. Le texte prévoit l'expulsion systématique des étrangers condamnés à au moins trois ans de prison, la levée des protections dont bénéficient les ressortissants européens et l'expulsion possible dès 16 ans en cas de terrorisme. Il est inscrit dans la journée réservée du RN, le 31 octobre 2024, avec Edwige Diaz comme rapporteure. Ce jour-là, elle prend la parole 30 fois en séance. Sans succès : les amendements de suppression de l'article premier, déposés par La France insoumise, sont adoptés par 186 voix contre 144. Privé de sa mesure centrale, le texte n'a plus été examiné.
L'immigration reste son fil rouge jusqu'au bout du mandat. Elle interroge le gouvernement sur le coût de l'hébergement des migrants en Gironde, l'immigration clandestine à Bordeaux, puis, en question au gouvernement, le pacte européen sur la migration et l'asile et les visas délivrés aux ressortissants algériens. Douze de ses 80 questions portent sur l'immigration ou l'islamisme.
« Nous, au Rassemblement national, ne mettons pas un signe égal entre étrangers et délinquance. D'où le titre de notre proposition de loi : il s'agit d'expulser les délinquants étrangers, soit des personnes qui n'ont rien à faire sur notre sol parce qu'elles sont dangereuses. »
Séance publique du 31 octobre 2024, proposition de loi visant à assouplir les conditions d'expulsion des étrangers, dont elle était la rapporteure.
La Gironde rurale, ses écoles et ses vignes
Ses questions dessinent une carte du nord de la Gironde. Elle interroge sur la fermeture des services publics dans le Médoc et en Haute-Gironde, les fermetures de classes dans les écoles rurales, la saturation des urgences du CHU de Bordeaux, la crise viticole ou l'état des digues. Après la tempête Nils, en février 2026, elle interpelle la ministre de la Transition écologique sur les inondations en Gironde. Sa dernière question écrite, le 1er septembre 2026, porte sur l'indemnisation des entreprises de la filière bois après les incendies.
Classement par la rédaction. « Autres sujets » : environnement, social, énergie, fiscalité, sport… 23 des 80 titres nomment la Gironde ou l'un de ses territoires.
Ses 50 amendements en première signataire vont surtout aux budgets : 22 au projet de loi de finances pour 2026, 7 à celui pour 2025. Ses deux seuls amendements adoptés portent sur le même objet : annuler la hausse de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) votée en 2018. Elle y voit la cause de la fin du ramassage des ordures en porte-à-porte décidée par le Smicval, le syndicat des déchets du Libournais et de la Haute-Gironde. Le premier est adopté en séance le 8 novembre 2024, mais l'Assemblée rejette ensuite toute la première partie du budget 2025. Le second est adopté le 15 janvier 2026 en nouvelle lecture du budget 2026, que le gouvernement fait ensuite passer par le 49.3. Au total, 14 de ses amendements ont été rejetés, 12 sont tombés et 6 ont été déclarés irrecevables.
« Trop de fois, j'ai alerté cette assemblée sur la disparition de services publics essentiels dans mon département, la Gironde, notamment dans le nord de celui-ci, en ruralité, que ce soit en matière médicale, postale ou éducative. »
Séance publique du 7 janvier 2026, débat sur l'avenir des missions locales.
Discipline et présence : l'exception de l'aide à mourir
Sur la présence, Edwige Diaz est l'une des députées les plus assidues de l'Assemblée. Elle a pris part à 5 026 des 8 434 scrutins publics de la législature, soit 59,6 %. La médiane des 607 députés de notre base est de 23,4 %. Elle se classe 9e, en mettant à part la présidente de l'Assemblée, comptée d'office, et 7e du groupe RN. La campagne sénatoriale ne l'a pas éloignée de l'hémicycle : en juillet 2026, elle vote encore 283 fois sur 531 scrutins, soit 53 %. Le classement complet est dans nos classements. Dans nos données, elle n'a reçu aucun blâme ni rappel à l'ordre.
Sur la discipline, elle suit son groupe à 97,2 % : 4 887 votes alignés sur la position majoritaire du RN, 139 divergents. Mais ces écarts ne sont pas dispersés. 94 des 139 concernent la proposition de loi sur l'aide à mourir, un sujet de conscience sur lequel une partie du groupe RN a voté pour. Le 27 mai 2025, elle vote pour l'ensemble du texte en première lecture, avec 18 autres députés RN, quand 100 votent contre. Le 25 février 2026, en deuxième lecture, elle vote encore pour, contre 102 membres de son groupe. En nouvelle lecture, le 30 juin 2026, elle s'abstient. Elle ne prend pas part au vote définitif du 15 juillet. Elle a aussi voté pour la proposition de loi sur les soins palliatifs, en mai 2025 comme en février 2026.
Membre de la commission des finances, elle a surtout porté la ligne économique de son parti dans les débats budgétaires : suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), baisse des impôts de production. Pour retrouver le détail du vote final, lire notre article sur les 12 députés RN qui ont voté pour l'aide à mourir en lecture définitive.
« Devant la désindustrialisation du pays et les difficultés de recrutement et d'investissement, il est urgent de laisser respirer l'économie française, alors que 66 000 entreprises ont fait faillite l'année dernière. »
Séance publique du 27 octobre 2025, projet de loi de finances pour 2026, article sur la CVAE.
Ses chantiers législatifs
Parcours express
Votes, amendements, questions : retrouvez toute l'activité parlementaire d'Edwige Diaz sur sa fiche NosParlementaires, sa fiche de candidate aux sénatoriales, les résultats des sénatoriales en Gironde, et la comparaison avec les autres députés dans nos classements.