Maisons de l'emploi
Nathalie DelattreRDSE
Sénatrice — Gironde
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 11/10/2017Il s'est passé beaucoup de choses depuis cette date ; je pense notamment à la création de Pôle emploi en 2008. À ce moment-là, la notion de guichet unique s'est déplacée. Les opérations de labellisation se sont arrêtées en 2009. Ensuite, tous les gouvernements, quelle que soit leur sensibilité, ont diminué peu à peu leur participation financière, considérant qu'il y avait des risques de doublons et qu'il fallait mobiliser toutes les forces ensemble.
Je rappelle que la dotation était de 86 millions d'euros en 2009 et qu'elle a décru progressivement jusqu'à atteindre 21 millions d'euros en 2017. (Murmures sur les travées du groupe socialiste et républicain.) J'entends beaucoup de murmures sur les travées d'élus qui ont soutenu ces gouvernements. (Exclamations sur les travées du groupe socialiste et républicain.)
Aujourd'hui, où en sommes-nous ? Les maisons de l'emploi – il y en a 116 – ont, pour la plupart, évolué d'une façon complémentaire, laquelle consiste plutôt à aller vers les sujets de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences des bassins d'emplois. D'ailleurs, à ce titre, elles peuvent tout à fait bénéficier des financements des GPTEC ou des financements européens.
Oui, nous continuons la tendance qui a été amorcée ! Mon ministère a rencontré il y a quelques jours le réseau Alliance Ville Emploi, qui coordonne ces maisons de l'emploi pour voir comment procéder à la transition.
Le plus important pour moi, c'est surtout de travailler avec les élus locaux, qui mobilisent le service public de l'emploi, les missions locales, Pôle emploi, sur l'ensemble du secteur de l'insertion. Je pense aux écoles de la deuxième chance, aux EPIDE, à l'insertion par l'économique. Compte tenu de la croissance qui repart, il y a des bassins d'emplois dans lesquels nous devons concentrer tous nos efforts pour permettre aux jeunes demandeurs d'emploi, aux jeunes décrocheurs, aux demandeurs d'emploi de longue durée de profiter de ces opportunités. C'est ce que nous ferons ensemble, et c'est mon souhait le plus cher ! (Applaudissements sur les travées du groupe La République en marche.)
M. le président. La parole est à Mme Nathalie Delattre, pour la réplique.
Mme Nathalie Delattre. Madame la ministre, vous prendrez vos responsabilités ! À un moment, nos collectivités ne pourront plus « coprendre » vos responsabilités, car elles seront à genoux ! La balle est donc dans votre camp. (Applaudissements sur les travées du RDSE, ainsi que sur des travées du groupe Union Centriste et du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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