État des forces de sécurité
H Henri LeroyLes Républicains Sénateur — Alpes-MaritimesLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 15/11/2017Il est toujours difficile d'expliquer de tels gestes, dont les raisons sont multiples, dont les causes sont complexes. Si ce sont souvent des raisons intimes, liées à la maladie, à la vie personnelle, qui expliquent le passage à l'acte, il est incontestable, monsieur le sénateur, qu'on ne peut pas éluder la dureté des tâches de nos policiers et de nos gendarmes. Eux qui doivent maintenir l'ordre public, eux qui sont amenés à lutter contre le terrorisme, eux qui traquent les criminels et les délinquants sont en effet sans cesse confrontés à la violence, à la désespérance, ce qui peut mener à une tension et un stress extrêmes.
De nombreuses actions ont été mises en œuvre depuis plusieurs mois pour prévenir de tels actes.
Tout d'abord, une action a été engagée pour le soutien psychologique aux agents. Le service dédié est doté de quatre-vingts psychologues pour la police et de trente-huit agents pour la gendarmerie.
Ensuite, nous avons souhaité sensibiliser les élèves policiers et gendarmes dès la fin de leur scolarité avec une cellule de veille, des référents à l'accompagnement dans les commissariats et les brigades.
Pour réagir à cette situation plus directement, nous avons demandé, dès dimanche, au directeur général de la police nationale et au directeur général de la gendarmerie nationale de mener une évaluation très précise de ces mesures. Nous en tirerons toutes les conséquences.
Enfin, je voulais vous dire que le ministre de l'intérieur va recevoir très rapidement les syndicats de l'ensemble de la police sur le sujet. (Applaudissements sur des travées du groupe Union Centriste, du groupe La République En Marche et du groupe socialiste et républicain.)
M. le président. La parole est à M. Henri Leroy, pour la réplique.
M. Henri Leroy. Madame la ministre, votre réponse montre que votre logique est malheureusement de traiter les conséquences plutôt que les causes.
Les forces de l'ordre retrouveront le moral lorsque la loi pénale sera appliquée partout sur notre territoire, lorsque les voyous...
M. le président. Il faut conclure !
M. Henri Leroy. ... seront traités comme des délinquants et les policiers et les gendarmes respectés comme ils doivent l'être ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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