Aléas climatiques pour les viticulteurs
A Alain CazabonneUC Sénateur — GirondeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 30/05/2018Le ministre de l'agriculture et de l'alimentation est, comme vous le savez, retenu à l'Assemblée nationale, et il m'a chargé de vous répondre. (Nouvelles exclamations ironiques sur les mêmes travées.)
Au nom de l'ensemble du Gouvernement, je veux de nouveau rendre hommage à ces viticulteurs qui sont, une fois de plus, victimes des aléas climatiques. (Exclamations sur des travées du groupe Les Républicains.) Le ministère de l'agriculture et l'alimentation en a d'ailleurs discuté en détail avec le sénateur Daniel Laurent.
M. François Grosdidier. Quelle est la conclusion ?
Mme Brune Poirson, secrétaire d'État. L'année 2017 a été terrible pour nos territoires, pour nos viticulteurs. (Nouvelles exclamations sur les mêmes travées.) Dans ces conditions, nous devons proposer des mesures d'envergure qui peuvent atténuer concrètement au maximum les difficultés auxquelles doivent faire face nos agriculteurs. Sachez que des dispositifs sont d'ores et déjà mobilisables.
M. François Grosdidier. Lesquels ?
Mme Brune Poirson, secrétaire d'État. Il faut noter que, si les dommages impactent la récolte 2019, l'exploitation passera automatiquement sous le régime des calamités agricoles, et l'exploitant pourra donc être indemnisé. (Même mouvement.)
Pour les parcelles touchées par la grêle, le dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti est accessible.
L'importance du recours, pour les viticulteurs, à l'assurance récolte est essentielle.
M. Jean-François Husson. Comme toujours !
Mme Brune Poirson, secrétaire d'État. Nous savons que, malheureusement, le changement climatique intensifie encore les séquences de gel comme de grêle, et la répétition de ces aléas climatiques nous rappelle toute l'importance pour les viticulteurs d'avoir recours à l'assurance récolte.
Comme je le précisais précédemment, c'est un risque que l'État prend en compte, puisque je souligne de nouveau qu'il subventionne jusqu'à 65 % du montant de la cotisation d'assurance, via le FEADER. (MM. François Patriat et Claude Haut applaudissent.)
M. François Grosdidier. Et pour ceux qui n'ont pas d'assurance ? Il n'y a rien de plus !
M. le président. La parole est à M. Alain Cazabonne, pour la réplique, en huit secondes.
M. Alain Cazabonne. Je souhaite que l'on aborde des mesures pour le futur. Actuellement, à titre expérimental, on procède à des pulvérisations dans les nuages de gaz avec de l'iodure d'argent. Cela fonctionne assez bien, mais c'est fait artisanalement. Il y a peut-être une formule à trouver pour généraliser ce procédé avec des incitations fiscales.
Source : senat.fr ↗
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