État des forces de sécurité
H Henri LeroyLes Républicains Sénateur — Alpes-MaritimesLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 09/11/2018Nous sommes tous d'accord : il y a aujourd'hui un non-respect des institutions et, notamment, une mise en cause, presque systématique dans certains quartiers, de nos forces de sécurité. Or, chaque fois que l'on met en cause un policier ou un gendarme, c'est la République que l'on met en cause ! C'est pourquoi il faut leur apporter tout notre soutien. Chaque jour ou presque, je rencontre des policiers ou des gendarmes ; je rencontre nos forces de sécurité pour être à leurs côtés.
Mais il faut traduire cela dans les actes. En deux ans, le budget du ministère de l'intérieur aura augmenté de plus d'un milliard d'euros. Dans quelques jours, je viendrai vous présenter un budget en augmentation de 3,5 %. Cela suffit-il pour régler tous les problèmes ?
M. Henri Leroy. Non !
M. Christophe Castaner, ministre. La réponse est non, nous en sommes convaincus, mais c'est déjà une augmentation de 575 millions d'euros. Je sais que j'aurai votre soutien, non pas forcément sur toutes les politiques, mais sur notre volonté de procéder au nécessaire réarmement de nos forces de sécurité, ainsi que pour nos plans d'action majeurs dans l'immobilier, dans le recrutement et dans l'équipement de nos forces de l'ordre.
On recrutera 2 500 personnes l'année prochaine. Rien que pour la police, nous allons ouvrir près de 4 500 postes dans nos écoles de formation, parce qu'il faut bien évidemment aussi remplacer les départs à la retraite, ce que nous ferons. Nous avons poussé au maximum les capacités de notre système de formation tout en préservant son caractère sélectif. Nous aurons les moyens de le faire, ce qui nous permettra d'ouvrir 2 500 postes en plus des 2 000 postes déjà ouverts cette année.
Cet effort sera poursuivi l'année suivante. En effet, nous voulons recruter sur le quinquennat 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires. L'effort a très vite été porté, dès les premières années ; les dernières années, il n'y aura donc plus besoin que de recruter 1 500 personnes par an.
Cela dit, il nous faut aussi travailler sur la question de l'équipement des forces de sécurité intérieure et sur la défense. Je veux vous dire, mesdames, messieurs les sénateurs, que nous devons nous retrouver pour exiger que jamais aucun incident, aucune mise en cause, aucune violence contre nos forces de sécurité – gendarmes, policiers, pompiers – ne soit acceptable dans ce pays ! Je sais pouvoir compter sur vous ! (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche ; M. Jean-Marc Gabouty applaudit également.)
M. le président. La parole est à M. Henri Leroy, pour la réplique.
M. Henri Leroy. Monsieur le ministre, je vous ai écouté, mais n'oubliez pas d'entendre votre prédécesseur : selon lui, si les Français sont aujourd'hui côte à côte, demain ils seront face à face ! Ne semez pas la faiblesse : vous récolterez la violence ! (Applaudissements sur des travées du groupe Les Républicains et du groupe Union Centriste.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Henri Leroy
Dérive budgétaire préoccupante de l'aide juridictionnelle
Exclusion des représentants de l'Association des maires ruraux de France (AMRF) des principales instances de concertation sur les services aux familles
Absence de stratégie nationale cohérente pour lutter contre la vacance de logements dans les territoires ruraux
Inégalité persistante d'accès à la formation pour les élus locaux